Contemporain

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Hotel Hibiscus (Yuji Nakae – 2002)

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On ne peut pas être gagnant à tous les coups. Je veux parler des films que les lecteurs de temps à autre me conseillent de voir. L’autre fois, c’est I.D. qui m’avait parlé de Happy go Lucky. Plutôt un bon tuyau, cette petite chronique familiale sans prétention m’ayant fait passer un agréable moment. Plus récemment, c’est Olivier2046 qui, alors que l’on parlait d’Okinawa, me conseilla les films de Yuji Nakae, films où, selon lui, on retrouvait tout le charme et l’ambiance de l’île. D’une certaine manière, après avoir vu Hotel Hibiscus, je ne saurais lui donner tort. On est bien plongé dans la chaleur d’un Okinawa estival qui de surcroît échappe à tout effet de cartepostalisation. Mais diable ! là où je t’en veux un peu l’ami, c’est que tu t’es bien gardé de me dire que dans ce film on y trouvait cette gamine : (Lire la suite…)

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Beautiful Sunday (Tetsuya Nakashima – 1998)

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Un an après Happy go Lucky, Nakashima sort Beautiful Sunday. Que l’on ne s’y trompe pas : si les deux films ont pour points communs de faire la petite chronique du quotidien de plusieurs personnages et de posséder Ittoku Kishibe dans leur casting, là s’arrête la comparaison car l’on ne tarde pas à s’apercevoir pour le deuxième combien le titre est ironique. (Lire la suite…)

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Natsu jikan no otonatachi (Tetsuya Nakashima – 1997)

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Dans la filmographie de Nakashima, il y a deux extrêmes, l’une boursoufflée, épileptique, hideuse, irregardable (Kamikaze Girls), l’autre calme, épurée, contemplative, sans prétention. Natsu Jikan no Otonatachi représente cette dernière. Et, même si je reconnais avoir apprécié l’ultra-stylisé Confessions (mais bien moins flashy et hystérique que Kamikaze Girls, il est vrai), je regrette que Nakashima n’ait pas essayé de revenir à cette veine, un peu à la manière d’un Sono avec un Be Sure to Share qui, même s’il ne constituait pas le meilleur de sa filmo, pouvait apparaître comme une bulle d’oxygène salvatrice et pas inintéressante entre un Love Exposure survolté et une monstrueuse trilogie de la haine.

Bref, en attendant peut-être un retour de Nakashima dans ce style de film, évoquons en deux mots l’histoire. Se déroulant l’été, le film s’attarde sur Takashi, écolier dans une mauvais passe puisqu’il est incapable, lui et quatre autres de ses camarades, de faire une pirouette arrière à la barre fixe, au grand mécontentement de son instituteur. L’ultimatum est donné : afin de ne pas être un loser pour le restant de sa vie, il aura une semaine pour essayer de maîtriser l’art de la pirouette arrière. (Lire la suite…)

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Maître de demain ? #6 Sheep in the Night (Paul Young – 2010)

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Je reprends cette série sur les films universitaires de fin d’études avec aujourd’hui un petit film fantastique de Paul Young. Non, aucun rapport avec le comparse de Zucchero, ce Paul Young-là est un jeune cinéaste tout frais émoulu de la Graduate School of Film and New Media de Yokohama. A côté de ce film de 70 minutes, citons un autre court que l’on trouve dans le film à sketchs Hito no Sabaku, lui aussi produit par la Tokyo University. A part ça, silence radio, je n’ai même pas pu trouver une photo de gus – chose rare – pour voir à quoi il ressemblait. (Lire la suite…)

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A Day on the Planet (Isao Yukisada – 2003)

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Que cette semaine fut dure les amis ! Bloqué à la maison du fait de l’ire de l’Hiver qui a recouvert d’importance ma campagne de son blanc manteau (très Charles d’Orléans tout cela), votre serviteur a dû ronger son frein et résister de toutes ses forces à l’envie effrénée de prendre la voiture et risquer sa peau à jouer les Surya Bonaly sur les routes pour aller travailler.  Oui, ce fut bien dur de rester à la maison à profiter du chauffage, des livres et de différentes boissons chaudes, alcoolisées ou non, à écouter mélancoliquement le Winterreise. (Lire la suite…)

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Guilty of Romance (Sion Sono – 2011)

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On attend toujours un film de Sion Sono comme une friandise filmique un peu crapoteuse mais toujours intéressante. Guilty of Romance, ultime volet de sa trilogie de la haine, ne déroge pas à la règle avec son lot de scènes éprouvantes et de réflexions, de correspondances avec les précédents films. Quoique le plus court des trois (1), on en sort une nouvelle fois avec l’impression d’avoir mouillé le maillot, là où l’héroïne du film aura mouillé autre chose… (Lire la suite…)

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