Classique

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Yoshiwara (Max Ophüls – 1937)

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Le Japon.

Max Ophüls.

A priori, tout devrait bien se passer entre ces deux-là. Surtout lorsque l’on vient de s’enquiller, comme je viens de le faire cette semaine, la Ronde, le Plaisir, Madame de… et Lola Montès. Après s’être fait des délices de la contemplation des quatre ultimes chef-d’oeuvre d’Ophuls, on se dit que ce gars-là maîtrisait tellement son art qu’il y a finalement bien peu de chance d’être déçu. Et puis, on n’a pas pour fan absolu Kubrick pour rien quoi (1)! C’est ainsi que je me faisais un joie de visionner ce Yoshiwara mettant en scène une histoire d’amour dans le cadre du fameux quartier des plaisirs de Tokyo. On s’imagine tout de suite un savant mélange entre les grisettes de la Ronde et la liaison tragique de Madame de…, le tout servi avec moult kimonos, rickshaws et geishas. Le film absolu finalement, le dépouillement sophistiqué à la japonaise rencontrant la classe d’un réalisateur européen incarnant la grâce, l’élégance. Hélas, le résultat fut tout autre… (Lire la suite…)

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The Geisha Boy (Jerry Lewis et Frank Tashlin – 1958)

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Pas toujours évident d’être in ze mood pour regarder de nos jours un film de Jerry Lewis. Un peu comme avec les mauvais de Funès (ceux tablant sur les exagérations grimacières de l’acteur), l’outrance du comique peut tendre à avoir un effet inversement proportionnel sur les zygomatiques du spectateurs. Ça ne rate pas avec ce Geisha Boy qui sort dès les premières minutes l’artillerie lourde dans le style faciès en caoutchouc. Et pourtant, et pourtant, Geisha Boy, pour pas mal de raisons, se mue curieusement en une comédie pleine d’intérêt. (Lire la suite…)

RIFIFI A TOKYO2

Rififi à Tokyo (Jacques Deray – 1963)

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À l’opposé d’un Stopover Tokyo qui va jouer la carte de l’exotisme stéréotypé, il y a sûrement ce Rififi à Tokyo, excellent film noir d’un Jacque Deray encore au début de sa carrière (1), énième film arborant dans son titre le terme rififi (2) et de ce fait quelque peu englué dans une certaine confidentialité. Heureusement, il y a Bulles de Japon qui va réparer céans cette cruelle injustice car franchement, ce rififi-là, y’a bon ! (Lire la suite…)

STOPOVER TOKYO

Stopover Tokyo (Richard L. Breen – 1957)

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Ah ! les films d’espions ! l’exotisme ! les petites pépés ! les gadgets ! les savants fous mégalomanes ! les scènes d’action dantesques ! les Astons Martins ! Ça a quand même du bon. Surtout à partir de 1962, date de la sortie de James Bond contre Docteur No car, avant cela, il faut bien dire que les films du genre ne correspondent pas forcément au cocktail bourre-pifs et mousmés aguicheuses en milieu exotique. (Lire la suite…)

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Le Barbare et la Geisha (John Huston, 1958)

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Réfractaires à John Wayne, attendez avant de passer votre chemin sans prendre la peine de découvrir de quoi il s’agit ! Car après plusieurs films universitaires intéressants mais un peu prises de tête, j’ai décidé de m’aérer les neurones avec du bon vieux cinemascope made in Hollywood. Et mon dévolu ne s’est pas porté sur n’importe quel film puisqu’il s’agit du plus japonais des films hollywoodien, je veux parler de l’excellent Barbare et la Geisha de John Huston (1958). (Lire la suite…)

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Ken (le Sabre), de Kenji Misumi (1964)

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À première vue, Ken (le Sabre), l’ultime film de la trilogie du sabre de Kenji Misumi, c’est un peu « cherchez l’intrus » : noir et blanc, époque contemporaine (un « gendai-geki » donc), les kendoka remplacent les samouraïs : le premier mouvement du spectateur est de se dire que ce choix est tout de même bien regrettable puisqu’il rompt brutalement ce qui aurait pu donner une belle unité à la trilogie.

Et pourtant, on ne tarde pas à se dire que, finalement, ces choix font sens et vont peut-être conclure admirablement la trilogie, celle-ci apparaissant avec le recul comme un long glissement vers un avachissement des valeurs propre à l’époque contemporaine. (Lire la suite…)

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