Bijins de la semaine (59) : les jitensha bijins

Les beaux jours arrivent, et avec eux l’envie non pas de rejoindre les gilets jaunes le samedi (j’étais parti pour un article intitulé « More Gilètes jaunes » avec tout plein de documents pulmonés avant de finalement laisser tomber) mais de rechausser les chaussures de sports afin de perdre des kilos superfétatoires, après un hiver passé à me la couler douce en lisant du chef-d’œuvre tout en grignotant des machins sucrés. Objectif : courir chaque jour 45 minutes. Oui, je sais, le chiffre fera ricaner les lecteurs-coureurs les plus chevronnés mais mon corps est ainsi fait que si je cours disons, 1 heure et quart, je suis sûr de me niquer un genou ou une cheville et j’en suis alors quitte pour un repos forcé de plusieurs semaines le temps que la douleur s’estompe. Déjà, l’été dernier, je m’étais fait avoir en bourrinant juste avant d’aller au Japon, et j’avais dû faire une croix sur mes footings matinaux là-bas because une cheville droite branlante. Un vrai crève-cœur tant j’aime courir le matin dans mes endroits préférés.

Après, quand ça ne va pas fort, ou quand Olrik the 3rd exprime le désir de faire une promenade en vélo, il y a justement ce moyen pour se dépenser gentiment. Les vieux lecteurs de ce site l’ont compris depuis longtemps. Votre serviteur, sans être non plus un passionné de cyclisme, raffole depuis toujours de la pratique de ce moyen de locomotion en milieu japonisant. Il peut faire dehors une chaleur à crever, mettez-moi sur un bicloune, à pédaler gentiment quelle que soit la direction, que ce soit au milieu de rizières, dans des rues de centre ville truffées de pancartes en kanji annonçant ici un bar, là un resto ou tout simplement dans les ruelles du quartier où habite la belle-famille, c’est à chaque fois le même plaisir. Et quand en plus on a celui de croiser des bijins à bicyclette, alors là, on se sent pousser des ailes. Le jarret devient subitement plus ferme, on se sentirait capable de suivre Nanard le blaireau tout en haut du col du Tourniquet, dans les Pyrénées. Bon, j’exagère un peu, après avoir dépassé la quarantaine j’avoue que j’ai apprécié l’aide électrique du vélo Panasonic acheté par beau-papa. Mais c’est vrai que croiser une bijin à vélo est à chaque fois un instant très « Ô temps suspend ton vol ! » souvent vivifiant. Un beau visage fixant droit devant lui, une mèche au vent, une allure gracile, des gambettes courts vêtues qui essayent subitement de pédaler tout en empêchant maladroitement de voir ce qu’il y a au niveau de la selle, je reconnais qu’à chaque fois je retiens mon souffle et me repais de la vision.

Mieux qu’une gilète jaune, une gilète jaune à vélo.

Petite sélection donc aujourd’hui de ce qui se fait mieux en matière de bijins montées sur deux roues. Bon, il est plutôt rare d’en rencontrer en bikini, c’est vrai, mais je préfère tout de suite vous en donner des exemples, histoire de vous préparer si jamais cela arrivait alors que vous êtes en train de pédaler. Un accident cardio-vasculaire est si vite arrivé avec ces diables de machines…

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