Brando Taka

Sayonara (Joshua Logan – 1957)

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  Que j’aime ces vieilleries d’Hollywood technicolorisées ! Et que j’aime ces représentations d’un Japon de carte postale, très cliché mais en même temps avec un effort pour restituer un Japon un peu plus populaire et réaliste.  Et quand par-dessus le marché on a plus ce type en guise de personnage principal : (Lire la suite…)

shinjuka alta

Peasu serie (8/?) : Shinjuku Alta à 23 heures

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M’est avis que son verre de saké (ou d’autre chose) devait être bien tiédasse en cette fin juillet. Et m’est avis aussi que ses prunelles devaient avoir du mal à faire le focus dans ma direction. Moi-même je dois dire que je n’étais pas particulièrement frais après une soirée au restau mais du moins avais-je l’avantage d’avoir une demi-heure de marche dans les jambes pour faire fondre un peu un certain stock de houblon et de mauvaise graisse. Et une demi-heure de marche, au Japon, en juillet, à Shinjuku, et même à 23 heures, ça a tôt fait de malmener vos éventuelles poignées d’amour. J’en étais là à slalomer tout crasseux, au hasard entre les gens, à m’enfoncer du côté de Kabukichô pour revenir du côté de la place en face du studio Alta quand le gars en bas à droite, voyant que j’étais là pour prendre des photos, me héla et m’obligea amicalement à le prendre en photo avec ses compagnons de beuverie gaijins. Ça a duré dix secondes, dix secondes qu’il faut imaginer environnées de violentes lumières et de sons non moins agressifs. Une ivresse sensorielle qui peut, après réflexion, parfaitement s’accompagner d’un verre de saké, même tiédasse. (Lire la suite…)

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Rivalisons avec ces perfides Japonais !

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Oui, je sais, faire un article sur mon groupe préféré dans un site qui s’appelle « Bulles de Japon » tient un peu de la gageure perdue d’avance. Mais ce serait sans compter sur  mon incroyable capacité à débusquer d’improbables références sur le Japon. En y réfléchissant, l’article aurait dû être écrit depuis belle lurette mais voilà, l’album dont est extrait la chanson qui va nous occuper, The Final Cut, sorti en 1983, est de très loin l’album que j’écoute le moins et du coup j’avais un peu oublié Not Now John, pourtant la seule chanson valable de cet album atteint de sinistrose. Après un The Wall qui avait porté le genre de l’opera rock a des hauteurs jamais atteintes, il pouvait être un peu duraille de retrouver un second souffle suite un tel chef d’œuvre. Et The Final Cut n’y parvint pas. Trop morose, trop dépressif, en un mot trop chiant. Et trop individuel : Roger Waters, scandalisé par la guerre des Malouines et le patriotisme imbécile qui s’ensuivit au Royaume Uni, décida de reprendre de vieilles chansons qui auraient dû figurer dans The Wall et d’en ajouter d’autres pour une attaque en règle contre le thatchérisme. A côté de cela, l’album est aussi l’occasion pour lui d’honorer la mémoire de son père tué durant la Seconde Guerre Mondiale puisque l’album lui est dédié.
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(The DC Archives) : le professeur Harada et ses merveilleux fous volants (4ème partie)

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4ème et dernière partie du fabuleux feuilleton où de splendides bijins le disputent à des viennoiseries et des mandales dans la gueule. Dernière et pourtant il ne s’agit pas de la fin puisque, un peu comme le père Schubert et sa huitième, le professeur Harada et ses merveilleux fous volants restera un chef d’oeuvre à jamais inachevé ! C’est que, vu la direction que prenait l’histoire, il devenait un peu dangereux, aussi bien pour ma santé mentale que celle de mes lecteurs, de continuer à narrer les aventures de ces zozos. 

Pour les curieux qui se demanderaient d’où proviennent tous les screenshots du feuilleton, il s’agit d’un faux documentaire intitulé Ski Jumping Pair : Road to Torino 2006, de Riichiro Mashima. Il raconte vraiment le projet d’un éminent scientifique, le professeur Harada donc, d’inventer un nouveau sport, le saut à ski en tandem. Après, j’ai évidemment arrangé tout cela à ma sauce. A l’origine je voulais faire un article sur d’étranges vidéos sur lesquelles j’étais tombé dans un magasin de gadgets au Japon: des vidéos en images de synthèse, totalement délirantes, où l’on voyait des exemples de ces sauts à ski. Ça aurait pu être torché vite fait mais je ne sais plus quelle perversion de l’esprit m’a amené à évoquer cela en faisant un récit à rallonge. Juste le fait d’écrire pour Drink Cold j’imagine. (Lire la suite…)

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the Land of Hope (Sion Sono – 2012)

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Trois couples, trois générations, trois façons de gérer une crise à la Fukushima. C’est ce que propose le dernier film de Sion Sono après un Himizu adpaté d’un manga, qui avait déjà en germe l’idée d’une crise nucléaire. Mais c’était seulement en germe, l’évocation en arrière-plan de la catastrophe de Fukushima ayant été ajoutée au script après les événements. Cette fois-ci, Sono les saisit à bras le corps en mettant momentanément de côté l’esthétique gorgée d’énergie des précédents opus au profit d’un cinéma de facture plus classique. Après un premier visionnage, on pourrait penser que the Land of Hope, à l’instar de Be Sure to share, a tout du film intrus dans la filmographie de sono. Rien de commun a priori avec les Strange Circus, Love Exposure et consorts. Et pourtant, après ces deux heures un quart, difficile de ne pas se départir de l’idée que ce que l’on vient de voir est typiquement du Sion Sono. Un peu comme une photo et son négatif finalement : à la fois semblable et très différent. Le film baigne dans une atmosphère totalement à l’opposé de celle des précédents films (notamment en ce qui concerne les rapports parentaux), mais cette différence agit finalement comme un révélateur de ce qui jusqu’à présent constituait une sorte de ciment thématique de la filmographie de Sono.

Après, nul besoin de la connaître sur le bout des doigts pour bien apprécier the Land of Hope. Le film m’a paru pertinent dans sa volonté de ratisser large dans les différentes manières de se confronter à une telle catastrophe. C’est ce qui apparaît à travers les trois couples du film, couples qui vont chacun se réfugier dans une temporalité (passé, présent, futur) pour (essayer de) surmonter l’épreuve. Avant d’aller plus loin, disons en quelques mots en quoi elle consiste : les habitants d’une petite ville apprennent qu’une centrale nucléaire située non loin vient de subir de sérieuses avaries et qu’il leur faut quitter d’urgence les lieux. Ce qu’ils font tous, excepté deux vieillards… (Lire la suite…)

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