Bijins de la semaine (57) : les “gilètes jaunes”

Imaginez : vous êtes dans votre caisse et vous vous approchez d’un rond point. Ça avance péniblement. Très péniblement même, du genre un mètre par minute. Mais vous avancez malgré tout et vous commencez à apercevoir enfin le rond point. Vous voyez qu’il a l’air d’être encombré par des individus avec sur eux un vêtement d’un jaune hideux. Encore des lycéens à la con, pour sûr ! Quelle engeance ! Vous vous promettez bien de les engueuler un bon coup au passage, quand viendra votre tour de franchir le rond-point. D’ailleurs, ça ne va pas tarder, après les deux caisses devant vous, ce sera votre tour. Vous méditez mentalement le massage d’insultes que vous allez leur brailler quand tout à coup, une de leur congénère s’approche de votre voiture, s’appuie sur doucement sur votre capot pour vous demander :

Conducteur sama, accepteriez-vous de vêtir votre gilet jaune pour passer ? C’est un petit geste pour vous mais cela compte beaucoup pour nous. Je serais en tout cas totemo contente que vous le fassiez, onegai !

Bon, ça, c’est le rêve que j’ai fait la nuit dernière. Car pour ce qui est de la réalité, on peut effectivement toujours rêver. Mines patibulaires, haleines douteuses, grossiers tutoiements et, pour les moins chanceux, remarques racistes, vannes homophobes et violences physiques. A tel point que la couleur jaune n’est plus très loin de me donner la chiasse, à moi, moi qui ai passé une grande partie de ma vie à Nantes et pour qui c’est tout juste si j’ai envie maintenant de continuer à suivre les canaris du FCN. Ma vieille vignette panini dédicacée par Coco Suaudeau me fait limite horreur !

Epoque bénie où le FCN claquait régulièrement du 3-0 au PSG ! C’était le bon temps !

Je crois que cette nausée du jaune doit venir de ma répulsion pour toutes ces réactions de masse décérébrées (on dit « populaires » quand on est gentil) qui s’organise autour d’un symbole graphique (je parle de ce gilet jaune hein ! pas du glorieux maillot du FCN !). Mais bon, on dit cela et on se fait aussitôt limite traiter de vendu du macronisme. On va donc ne pas trop insister et se contenter de faire marcher les affaires. Soyons opportuniste que diable ! Profitons du fait que les mots « gilets jaunes » vont être les plus googlisés dans les heures qui viennent pour tenter de faire venir un max de nouveaux visiteurs ! Vous aimez ou détestez les gilets jaunes, peu m’importe, car vous allez maintenant leur version bijinisée. Elles ont l’épiderme soyeux, sentent bon, sont aimables et ne cherchent pas à tout casser, Mesdames et Messieurs, voici les…

Gilètes jaunes !

Elles constituent le 57ème opus de ma série des bijins de la semaine. Elles sont sans doute moins engagées politiquement, elles ont probablement moins de soucis de fins de mois (encore que) mais OSEF, très éloignées de l’inquiétant lisier idéologique de notre époque, elles vont vous permettre de guérir lentement mais sûrement de votre détestation subite de la couleur jaune.

Allongez-vous confortablement sur le lit, tout va bien se passer.

Et si par hasard vous vous êtes vous-mêmes un gilet jaune et que vous vous êtes pris plein de coups de matraque dans la gueule (au moment où je tape ces lignes, ça a déjà commencé) parce que vous avez trouvé bon de vandaliser quelques tableaux au Louvre (de toute façon, y’a que des richards de touristes qui peuvent y aller, c’est dégueulasse !), vous pourrez avoir un peu de baume consolatif en contemplant mes bijins. Qu’est-ce qu’on dit, hmm ?

Fuper ! Merfi Olrik !

Y’a pas de quoi mon garçon. Au passage je signale que la section Roman porno no Tengoku en est à son 276ème titre et est complète concernant l’année 1974. Allez y jeter un œil, il y a plein de posters avec du jaune dedans !

Kyaaa ! Je cours voir ça !

Bonus : Chika Yuuki en gilète jaune consciencieuse sur la plage :

Lien pour marque-pages : Permaliens.

2 Commentaires

  1. En tant que Nantais, je ne peux que souscrire entièrement à cet article

  2. Le Vieux Doulon, le lycée La Colinière, les virées en centre ville pour jouer à street Fighter II dans les salles d’arcade, c’était le bon temps. Allez, pour le plaisir :

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