Bijins de la semaine (60) : Les nonnes bijins prient pour Notre-Dame

Lundi soir, alors que je m’apprêtais à me mater avec les enfants La Poursuite infernale, un bon vieux John Ford avec Henry fonda, je tombe sur cette terrible nouvelle : un incendie est en train de ravager Notre-Dame ! Le cœur serré, je regarde les images, me remémorant ces heures délicieuses passées à explorer la marchandise des bouquinistes des quais de la scène, avec en arrière plan, présence rassurante et magnifique, la vieille dame qui me semblait à chaque fois me donner sa bénédiction pour dégoter de précieux achats.

Tout cela n’est plus. Du moins pour le moment. J’ai confiance, Notre-Dame reviendra, j’en ai la certitude, et je pourrai un jour chiner dans les étals des bouquinistes tout en l’admirant.

Après, une fois la stupeur passée, vient le moment de se poser les bonnes questions, notamment celle-ci :

Qui est le responsable ?

Aussitôt la grosse machine journalistique qu’est Bulles de Japon s’est mise en branle, tous les réseaux, – officiels, officieux et underground – ont été réactivés afin de répondre à cette épineuse question. D’emblée, mon flair rejeta les sous-entendus islamophobes d’un Ducon-Aignan. Même choses pour les délires frelatés au mauvais pastaga des gilets jaunes selon lesquels c’était Macron lui-même qui, avec un briquet Dupont, aurait foutu le feu afin de ne pas faire ses propositions au JT de 20 heures. Au passage, les mecs, selon les règles de la dramaturgie, le nombre d’actes maximum, c’est 5, pas 23 ! Il y a d’autres moyens pour vérifier que l’on sait compter, je dis ça, je dis rien.

Bon, sinon, je viens bien admettre la piste d’un objet électrique made in China mal connecté et qui aurait créé une fatale étincelle. Mais les probabilités semblent vraiment très minces. Bref, j’étais dans l’impasse. Je songeai à la fameuse phrase de Sherlock Holmes :

Une fois qu’on a éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela soit, doit être la vérité.

Mais si on éliminait toutes ces pistes, de quoi pouvait-il s’agir, bon sang de bois ?

C’est alors qu’arriva dans ma boite mail un message d’un de ces reporters amateurs amoureux du Japanisthan et souvent pourvoyeurs d’infos intéressantes pour la vie du site. A l’intérieur, un message laconique : « j’ai trouvé la cause Olrik ! » et une photo :

?

Puis un post scriptum : « j’ai eu le temps de pousser mon 400mm pour une photo plus lisible. Je te l’envoie. »

Deux minutes plus tard, arriva en effet un autre email avec cette stupéfiante photo :

?!

Bon dieu, mais c’était bien sûr ! Cet « improbable » ne pouvait être qu’une bijin ! Et une de ces gilètes jaunes encore ! Mais que diable… pardon, évitons de blasphémer pour cet article, je voulais dire Seigneur tout puissant ! que faisait-elle donc en haut de Notre-Dame ? Selon toute vraisemblance, la facétieuse jeune femme avait dû faire un pari avec des copines dont l’objet était de montrer aux usagers des bouquinistes de la Seine une certaine partie de son anatomie. D’accord, mais pourquoi un incendie quelques minutes après ?

Me ruant sur Photoshop, isolant numériquement son visage, je l’entrai dans ma base de données afin de connaître son identité : il s’agissait de l’AV idol Maria Takagi, née à Chiba en 1978, 88/60/87, 1m61, 48 kg, groupe sanguin A. Cinq prix récoltés au X City Grand Prix Awards de 2003 : meilleure nouvelle actrice, meilleure actrice, plus joli visage, meilleure vidéo et meilleure conversation (sic). Première expérience sexuelle à 18 ans (expérience à trois). Hobbys : le snowboard, l’encens et la natation. Aime le curry au poulet et le café Boss. Putain mais OSEF quoi ! Un coup d’œil sur sa filmographie : Mangues juteuses à Miyazaki, Prisonnière d’une forêt de gros bambous, OL perverse et régime de bananes, Le Con de l’infirmière Thai, L’Onsen du vice, Le Bullet train du chef de gare sifflera trois fois, etc. etc.

Une AV idol, c’était limpide. Une de ces jeunes femmes bien connues pour mettre le feu partout où elles vont, souvent dans un endroit du pantalon de ces messieurs, mais pas que. Un autre titre de sa filmographie attira mon attention : La stagiaire du combini a le feu au derrière.

Et là, en regardant attentivement son postérieur sur la photo,  je compris : galbées, apparemment bien fermes, du genre à pouvoir servir de casse-noix, ces deux fesses, en s’entrechoquant alors que la belle marchait au milieu de la charpente, avaient dû produire une étincelle, un peu à la manière de deux silex en fait. Et une étincelle dans « la forêt » de Notre-Dame, ça ne pardonnait pas.

Du coup je suis un peu gêné de cette révélation car j’imagine que Maria chan va bientôt avoir affaire à la maréchaussée. Mais on a beau apprécier ces rudes travailleuses que sont les AV idol, que voulez-vous, la vérité journalistique avant tout ! Mais nous ne t’abandonnerons pas Maria chan, et même chose pour Notre-Dame. Comment ? Manifestement pas en faisant un don pour la reconstruction, car ce serait mal connaître les finances de ce site au bord du seppuku financier. Notre moyen sera moins monétaire que spirituel. Au gros argent des grosses fortunes de France, nous préférons faire appel non pas à l’abbé Bethléem mais à…

Eh oui ! Elles sont belles, se parfument à l’eau bénite et seraient capable de faire bander un crucifix, ce sont les nonnes bijins. Les amateurs de nunsploitation les connaissent bien. Je me souviens encore avec émotion de ma découverte du Couvent de la Bête sacrée, film de Norifumi Suzuki qui m’a subitement redonné foi en Dieu. En joignant nos prières à celles de ces prêtresses de l’amour et du don de soi, nous pourrons faire en sorte que les astres s’alignent au plus vite afin de favoriser une reconstruction qui nous rendra Notre-Dame plus belle que jamais. Allez, avec moi…

♫ Ô Seigneur, je viens vers toi, je viens vers toi ♫
♫ Je te cherche mon Dieu. ♫
♫Ô Seigneur, écoute-moi, écoute-moi, ♫
♫ Je t’espère mon Dieu. ♫

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2 Commentaires

  1. J’avoue m’être bien marré à la vision de ta gilète jaune sur la cathédrale ; article drôle, sexy et décalé. Excellent !!

    • Merci bien l’ami. Tiens, comme c’est la saison des fraises, je t’offre cette image dune gilète jaune dégustant une fraise :
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