The Egoists (Ryuichi Hiroki – 2011)

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Keibetsu / The Egoists

Kazu, petite frappe travaillant pour un yakuza à Kabukicho, doit se rendre à un club de strip tease pour y faire une opération de représailles. Le souci est qu’y travaille Machiko comme danseuse, jeune fille laquelle il en pince depuis pas mal de temps. Il décide de s’enfuir avec elle et de rejoindre sa province natale pour y commencer une petite vie de couple tranquille et se marier…

the egoists 1Au milieu, la bru idéale.

Chez Hiroki, on a souvent de fortes chances de tomber sur une histoire de couple torturé. Ça ne rate pas avec ces Egoïstes même si le personnage le plus en manque de repères n’est pour une fois pas le personnage féminin. Il s’agit de Kazu, jeune homme qui pourrait avoir une vie tout ce qu’il y a de plus pépère avec son paternel qui loue des parkings et des appartements, et qui pourrait lui tracer une voie confortable. Mais voilà, Kazu préfère gagner sa vie sans l’aide de qui que ce soit et, si l’on y ajoute des amis glandeurs et un goût certain pour les jeux d’argent, on comprend assez vite que la vie de couple à la province va battre de l’aile.

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Les amis et le train-train quotidien : c’est pas gagné.

D’autant que Machiko n’y est guère à sa place. Ce qui serait possible à Tokyo (se marier avec une danseuse de Kabukicho) l’est beaucoup moins dans un trou de cul de province. Le père de Kazu refuse de l’aider à cause de cela et les sautes d’humeur de jeune homme, faisant de Machiko un morceau de viande baisable à merci…

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L’unique gif de l’article, il n’y en aura pas d’autres, non, non, inutile d’insister.

… ont tôt fait d’échauder la demoiselle et de la pousser à retrouver ses pénates tokyoïtes. Ce sera la fin de la première moitié, la seconde étant une lente mais inéluctable déchéance vers la catastrophe. N’oublions pas le titre, les Egoïstes. Il peut s’agir de ces petites gens terrés dans leur province et ne goûtant pas une idylle entre un des leurs et une danseuse douteuse, mais il s’agit surtout de ce couple qui, tout à la quête de leur bonheur, vont être la cause de certains… désagréments pour les autres.

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« Désagréments », qu’il dit ! C’te bonne blague !

Moins bavard que Vibrator (mais c’était aussi ce qui faisait le charme de ce film), The Egoists est aussi moins minimaliste : certes il y a Kazu et Michiko mauis aussi toute une gallerie de personnages secondaires qui vont interférer et se retrouver pris dans le micro-maelstrom des sentiments du jeune couple. En cela le film apparaît plus varié dans le déroulement de son intrigue et les 130 minutes passent sans souci. A conseiller donc pour celui qui n’aurait pas encore vu de film d’Hiroki.

Last but not least, le casting est de qualité et l’on jettera un sort particulier à Ann Suzuki. La capacité d’Hiroki à bien choisir ses actrices n’est plus à démontrer mais là, en plus des capacités d’actrice on ne peut qu’être admiratif devant les talents de pole dancer de Suzuki !

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Avec une grande souplesse et une parfaite maîtrise de la barre

Ah ! Et pour les inconditionnels d’une certaine actrice bien connue de nos services, petite surprise car on trouve lors d’une scène une jeune femme avec un chandail rose, bijin qui n’est autre que…

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Sora Aoi !

Et il ne faut pas plus de 60 secondes pour qu’on la trouve dans cette position :

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?!

Sur le coup j’ai cru que le film allait se transformer en « film de Sora Aoi » genre pour lequel j’ai une affection toute particulière, mais non, hélas ! Sora-chan se contentant de marquer les rétines lors de cette unique scène automobile. Pas grave, je gage qu’elle nous rendra visite plus longuement lors d’un prochain article…

7/10

+

Casting agréable

Numéros de pole dancing agréable

Les seins d’Ann Suzuki sont agréables

Des scènes de violence agréables

Sora Aoi en bonus.

Toujours désagréable de voir qu’une bijin peut s’amouracher d’un tocard.

Du même tonneau (ou presque) :

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2 Commentaires

  1. Allez, on va se mater cela, alors – merci du conseil.
    Gardé un vraiment bon souvenir de « Vibrator ».
    Et puis, ici, le petit jeune homme m’a tout l’air d’être Kengo Kora. Personnage pas inintéressant: (un peu) moins lisse que tant d’acteurs si fades de sa génération, et quelques choix de films plutôt pas mal (« Sad Vacation » ou « Snakes & Earrings »).

    • Oui, j’avais quelques réserves au début concernant Kora, le côté un peu tête à claques sans doute, mais finalement j’ai plutôt apprécié sa prestation. Jeune acteur à suivre, sans aucun doute.

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