Baby Assassins 3 : Nice Days
Yugo Sakamoto – 2024
Pas très malin de commencer une trilogie par son dernier volet, mais bon, comme l’histoire se passait à Miyazaki et dans ses environs, j’avais envie de me faire plaisir en essayent de reconnaître des lieux maintes fois arpentés. Sympathique mais un peu décevant (Aoshima, la mairie de Miyazaki, un bout de centre-ville, la Phoenix Seagaia Tower, et c’est tout). Ne restait plus qu’à se concentrer sur cette histoire de guilde de voleurs bien entendu très inspirée de John Wick et, franchement, j’ai trouvé le travail efficace et plaisant.
Efficace car les scènes d’actions, là aussi venues tout droit de John Wick (Gun fu, jiu-jitsu brésilien…), n’ont pas grand-chose à envier au modèle américain. Sans doute moins paroxystiques, moins blindées de fric en termes de scénographie, mais très bien chorégraphiées et montées. Bien dosées aussi car le film fait la part belle aux dialogues. Si dans John Wick on se trouvait à un perso quasi aphasique, rien de tel avec Chisato et Mahiro, les deux « baby assassins » (bon, dans ce dernier volet elle ont vingt ans), spécimens de la Gen-Z à la fois kawai et irritants. Associées à d’autres assassins pour une mission (dont on se fout complètement), elles doivent jouter verbalement avec Manami (sympa de voir Atsuko Maeda), cheftaine tueuse de sept ans leur aînée et qui n’hésite pas à les considérer comme un consternant menu fretin, suscitant la morgue courroucée de Mahiro.
Rien à voir donc avec l’esprit de sérieux de JW (même si on y trouve çà et là des choses cocasses), et c’est tout naturellement que le film se terminera dans un resto de sukiyaki, avec bonnes grosses chopes de bière et fines tranches de bœuf… le fameux bœuf de Miyazaki, of course.
Je regarderai probablement les deux premiers épisodes.
7/10














