Bijin de la semaine (67) : mieux vivre le confinement avec le yoga de Yuuri Morishita

Et le confinement dura…

Avec ses avantages et ses inconvénients. Perso, je m’adapte assez bien à la situation. Culturellement, c’est la joya, gros quota de pages lues par jour, Breaking Bad avec Olrik jr, des de Funès avec Olrik the 3rd, Mad Men terminé, je ne vois pas le temps passer. C’est peut-être au niveau de l’activité physique que ça pêche un peu. J’avoue ne pas trop avoir la motivation pour faire un footing se limitant à un parcours avec un kilomètre de diamètre. Et puis le footing, c’est souvent par période, là je suis peut-être entré dans un moment où je n’ai tout simplement pas l’envie.

Par contre, en écoutant récemment un disque de Ravi Shankar, je me suis rappelé d’un doux moment lors de mes études. J’étais alors en licence, à moins que ce ne soit en maîtrise, en fait peu importe, j’avais entrepris de suivre les cours d’une des nombreuses activités physiques proposées par la fac. Mon dévolu s’était posé sur le yoga dont les cours étaient situées juste à un kilomètre de chez moi. A cette époque je crois que j’écoutais justement un peu de musique indienne et j’ai eu envie de découvrir la fameuse discipline millénaire du pays.

J’ai écrit « doux moment », c’est à relativiser. Ici pas de cours de yoga à la sauce new age où il s’agissait de rester mollement dans la position du lotus entouré de bâtons d’encens. Le professeur, le trentaine, était adepte d’un yoga pur et dur. Il allait régulièrement en Inde pour parfaire sa pratique auprès de vrais maîtres yogis. Avec lui le programme était simple : des asanas (postures), des asanas et encore des asanas. Durant une heure j’avais l’impression de faire de mon corps une serpillière que j’allais essorer au maximum par ces postures qui me brûlaient, qui parfois me faisait un peu mal mais qui, lorsque je quittais le gymnase après une heure très physique, me donnaient l’impression de marcher en lévitation, parfaitement détendu, tant physiquement que psychologiquement. J’étais alors parfaitement apte à rejoindre les amis à tel pub pour déguster une bonne grosse pinte de bière !

Bref, le yoga, c’est le bien et c’est en écoutant Ravi que je me suis dit qu’il serait bon de reprendre cela à la maison le temps du confinement, à raison d’une demi heure par jour. J’étudie cela sur différents sites afin de retrouver les postures que je pratiquais lors de ces cours. J’essaye aussi de retrouver leur ordre car je me souviens qu’elle ne s’enchaînaient pas n’importe comment. Et histoire de donner un coup de pouce supplémentaire à la motivation, j’ai décidé de retranscrire ces recherches à travers un article. Vous êtes tentés mais vous hésitez à pratiquer le yoga ? Toutes ces semaines de confinement passées à regarder Netflix en bâfrant de la junk food commencent à vous faire sentir un peu minable ? Il n’y a pas à hésiter, surtout que pour l’occasion j’ai fait venir deux instructrices de choc ! La première se nomme Yuko Shoji :

Elle a autrefois fait partie fugitivement d’Ebisu Muscats. Mais plutôt que ce sombre passé on préférera évoquer ses activités de maîtresse yogi. DVD, livres, cours en ligne, la bijin de 36 ans, toujours dans l’éclat d’une beauté sans cesse entretenue par la parfaite maîtrise d’asanas, se donne bien et sait parfaitement attirer le client mâle avec un DVD parfaitement adapté à ses goûts :

Les consignes qu’elle donne sont toujours très claires, Yuko ayant un sens de la pédagogie qui sait parfaitement mettre en valeur ses ananas euh… je veux dire ses asanas :

Je ne saurais donc que trop vous conseiller de voir les multiples liens sur youtube pour vous faire une idée :

Sinon, afin de bien profiter de la lecture de ce qui va suivre, mettez-vous à l’aise. Un short, un t-shirt, plus besoin de chaussettes, vous allez maintenant avoir votre premier cours de yoga. Pour cela j’ai fait venir une bijin dont je me doutais bien qu’elle aurait droit un jour à un épisode de ma série des « bijins de la semaine », j’ai nommé la sublime…

Yuuri Morishita !

On a souvent des pratiquants de yoga l’image d’êtres secs comme des coups de trique et on pouvait se demander si notre bijin allait être désavantagée par son mirifique 90/55/90 dans la pratique des asanas mais en fait pas du tout, vous allez voir que composer des postures avec des gros seins n’empêche absolument pas la pratique du yoga. 

Sur ce, vous êtes prêts ? Brûlez quelque part un bâton de patchouli, mettez la bande son du jour…

… et écoutez attentivement mes consignes tout ne matant (ce ne sera pas trop difficile je pense) leur illustration physique par dame Yuuri qui vous propose pour commencer en douceur la posture du nénuphar avec les mains sur le ventre pour bien sentir la respiration ventrale :

Comme Don Draper lors de l’ultime épisode de Mad Men, vous pouvez dire doucement « aum » pour marquer l’entrée dans notre séance yogistique. Vous allez voir, ça va être de la balle !

Après cinq minutes, relevez-vous pour me faire le vrishasana (posture de l’arbre) :

Le talon doit véritablement être au ras des couilles. Trouvez votre centre d’équilibre et essayez de tenir la pose une minute. Ah ! J’en vois déjà qui rament comme c’est pas permis, ça promet pour la suite de la séance ! Bon, pas de panique les gars, regardez bien sous un autre angle et appliquez-vous que diable ! ce n’est quand même pas bien compliqué :

Regardez comme les mains sont bien tendues vers le plafond, regardez les mains j’ai dit !

Une fois que vous tenu la posture sur une jambe, refaites-la sur une autre. Passons maintenant au garudasana (posture de l’aigle) :

Ne me demandez pas le rapport avec l’aigle, j’avoue que c’est chaud, là. Vous enchevêtrez vos membres comme Yuuri et essayez là aussi de tenir la pause une minute. Le premier qui se rétame la gueule n’aura pas le droit à sa kirin en fin de séance.

Pour terminer avec les postures debout, faisons maintenant le parsvottanasana (posture de la pyramide) :

Tout en maintenant l’angle des jambes, vous posez doucement votre front sur votre genou. Tenez la pose deux minutes en fredonnant Kaze wo atsumete de Happy End.

Comme je pense que vous devez commencer à transpirer un peu, vous pouvez faire comme Yuuri, à savoir porter des vêtements plus légers. Mettez-vous à quatre pattes, c’est parti pour le bidalasana (posture du chat) :

?!

Vous commencez à comprendre le pouvoir du yoga ? N’hésitez pas à le pratiquer avec Madame, l’essayer c’est l’adopter. Une fois que vous en avez marre d’imiter la plus salace des gourgandines de kabukicho, redressez-vous, renversez-vous et choppez vos chevilles de cette manière :

Ushtrasana (posture du chameau)

 

Evidemment, si vous avez abusé des apéros durant le confinement, je ne vous cache pas que c’est un peu dur. Allez, je vais être gentil, tenez la pause juste 45 secondes. Evitez de vomir, merci.

Relaxons-nous un peu maintenant avec le Shashankasana (posture du lièvre) :

J’avais bien un autre gif présentant la posture sous un autre angle mais je crois que je vais m’abstenir pour préserver la concentration. Remarquez comme la posture n’est pas désagréable (je parle ici de votre propre posture et de ce que vous ressentez).

Allez ! c’est fini pour les postures assises, terminons trois minutes avec le lotus. Inspirez et expirez doucement :

Si vous suintez désagréablement sous les aisselles, vous avez le droit de vous mettre en slip. Yuuri a décidé de se mettre en bikini, vous n’êtes pas obligé de l’imiter. Allongez-vous deux minutes et respirez calmement :

Nous allons maintenant passer aux postures allongées. Ne croyez pas que ça va être facile, c’est tout le contraire ! Commençons par une variante de la posture de la charrue :

Les quatre membres (et même cinq dans votre cas) tendus vers la droite, et vous me ferez le plaisir de garder les jambes bien raides (juste elles). Après deux minutes de ce régime, on passe à l’ardhashivasana :

Alors évidemment, ceux qui ont une toilette intime douteuse vont ici le sentir passer. C’est un peu de votre faute aussi, le confinement ne signifie pas que vos bijoux de famille doivent être confinés jour après jour dans le même calbute. Tout le long des 10 minutes 40 que doit tenir la posture, bougez de temps à autre votre main droite pour que je sache que vous ne vous êtes pas brisé la nuque.

Quand vous sentez que vous allez finir par être aussi handicapé que Hank Schraeder dans la saison 3 de Breaking bad, faites passer par dessus vos jambes et remettez-vous à plat lentement, vertèbre après vertèbre, en contrôlant avec vos bras au sol ramenés au niveau de la taille :

Voilààà, c’est ça, comme ça !

Nous n’en avons pas encore terminé avec les postures qui donnent un mal de chien, courage ! Voici le kandharasana (posture du demi-pont) :

Normalement, au bout de trente secondes vous devez avoir l’impression d’n chier sévère. Pour vous récompenser, un peu de repos avec le matsyasana (posture du poisson) :

ne prenez pas cette posture à la légère, le but est d’imagine que votre buste touche aux cieux pour aller saluer Hindra, le dieu du ciel :

Voilà, exactement comme ça.

Après quoi vous pourrez (enfin !) vous reposer avec le supta balasana (posture de l’enfant) :

Là aussi, j’ai l’asana sous un autre angle mais on va rester concentrés jusqu’au bout. Après cela mettez-vous en chien de fusil pour le matsya kridasana (posture du poisson qui bat des ailes) :

Le rapport avec un poisson qui bat des ailes ? Franchement, OSEF non ? On se détend et on admire, c’est tout. Ou plutôt on fait le vide. Attention ! Je n’ai pas dit piquer une ronflette, fixez votre esprit tout en faisant le vide, c’est tout le paradoxe et la difficulté. Essayer de vous déconnecter de l’image de l’épiderme de Yuuri, imaginez que vous êtes allongé au bord d’un bassin d’un onsen situé à quelques lieues du mont Fuji. Une légère brise vous caresse l’échine et provoque un doux murmure parme les feuilles d’un érable qui décore la proximité du bassin. Vous êtes bien. Vous aimeriez que cela dure toujours. Mais vous savez aussi que Yuuri vous attend dans votre chambre de ryokan. Elles vous a promis d’approfondir ensemble certains asanas, notamment la posture de la visite au cyclope, celle du petit ramoneur et surtout celle du grand-duc à moustaches et celle de…

Et voilà, c’est fini. Les petites cymbales indiquent que le cours est fini. Vous pouvez retourner à votre confinement le cœur léger. Et si jamais Madame est plus à prendre avec des pincettes à cause d’une promiscuité de tous les instants, vous saurez que vous n’aurez qu’une seule chose à lui proposer pour l’apaiser : “Chérie, fais donc le bidasalana, ça t’apaisera et je veux bien t’aider à le faire”.

En ce moment la formule à la mode est “prenez soin de vous”. Pour moi, ce sera que Krishna et les chakras soient avec vous !

 

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