Nihon no oto #5 : le bonshō

Si vous promenez vos basques aux alentours de 17H à Gion, dans le petit réseau d’échoppes de souvenirs, vous l’entendrez. Quand vous montez l’escalier se trouvant ici :

Vous accédez en face de la grande statue de Kannon (la déesse, pas le chevalier d’Or des Gémeaux) et c’est à votre gauche que vous tombez sur le bonshō, cette cloche bouddhiste en bronze et parfois de taille imposante :

La première fois que je l’ai entendue sonner enfin, je veux dire emplir l’air de son gong ! métallique et grave, c’était il y a trois ans, en compagnie des enfants et après une rude après-midi de marche. Je n’y reviens pas, j’avais déjà détaillé le périple en deux parties (ici et ). Evoquons juste le moment de plénitude lorsque, après avoir gravi les escaliers, nous nous assîmes à quelques mètres du temple où officiait le sonneur de bonshō :

Juste le silence duquel jaillissait à intervals réguliers le gong de la cloche, bruit qui semble au début comme appeler vigoureusement l’âme mais qui, en mourant peu à peu avant de se fondre complètement dans le silence environnant, incite aussi cette dernière à se fondre dans le tout qui l’entoure. La cadre s’y prête, loin du piétinement touristique au bas des escaliers, je me souviens du calme, de la douceur et de la beauté qui se dégageait du lieu et de cet instant. 

On devrait à chaque fin de journée écouter le son du bonshō. A défaut d’en installer un dans mon jardin, je vais essayer de me dégoter un son hd pour le faire retentir à chaque fin de journée, vers 17H, au moment du retour du travail. Ça vaut bien le paracétamol, et ce sera plus économique.

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