Pour ceux que le charme des jambes tordues laisse de marbre : celui d’une obasan toute rabougrie, le visage parcheminé répondant aux crevasses de l’asphalte, comme si les nombreuses années passées à la ville lui avait tanné et buriné la couenne.

Elles sont là, parfois attendant un bus, souvent marchant dans la douleur. Je me suis souvent fait la réflexion qu’il y avait là un courage que je n’avais jamais remarqué chez leurs homologues françaises. Tantôt caméléons aux abords des arrêts de bus, tantôt crabes sur le bitume, la dernière métamorphose de ces anciennes reines aux jambes convexes est moins altière mais tout aussi fascinante.

Du même tonneau (ou presque) :