Back to the summer 2016

Ceux qui suivent ce site depuis un certain temps le savent, l’été, une fois sur deux, c’est soit la joya parce que je suis au Japon, soit la soupe à la grimace parce que je n’y suis pas. Mais ce type d’été n’est pas totalement amer puisque c’est à chaque fois l’occasion d’explorer la provision de photos et de vidéos faites durant l’été précédent.

L’été 2017 sera donc un été de tri photographique qui reprendra une recette éprouvée déjà deux fois : publier systématiquement une photo prise lors d’une journée passée au Japon un an plus tôt jour pour jour. On commence avec les journées du 16 au 18 juillet 2016.

16 juillet

Arrivé la veille, j’avais hâte de retrouver le centre ville de Miyazaki pour y reprendre mes marques. Madame n’était pas encore avec moi, elle devait nous rejoindre début août. Par contre, puisque je dis « nous », il faut bien comprendre que j’étais condamné à avoir collé à mes basques Olrik Jr et Olrik the 3rd. Prendre des photos tout en entendant gémir derrière moi parce que je suis un marcheur fou pas du genre à ménager l’endurance des troupes… le séjour promettait de commencer de manière crispante. Mais enfin, comme il ne faisait pas très beau, nous embarquâmes dans Fujiko chan et allâmes dans le centre. Direction le parking du bâtiment où se trouve l’Aceland pour une première baignade dans le sento qui s’y trouve :

Gloria Hallelujah ! 

Mais avant cela, marche forcée durant une heure dans le centre, histoire de bien transpirer sous les aisselles pour bien profiter par la suite des bains chauds. Quand on comprit à côté de moi que la baignade allait être la conclusion d’une promenade qui pouvait être potentiellement longue, on tira un peu la tronche mais enfin, comme l’accession au bienfaisant sento (avec une partie à l’extérieur reproduisant l’atmosphère des onsens) dépendait des précieux yens du chef de famille, il était inutile de faire des caprices. Et puis, j’avais hâte aussi de tester mon nouveau Panasonic DMC-GX80 fraîchement acquis. En conclusion, en avant, marche (et avec coups de pied au cul encore !) !

Le centre n’avait pas vraiment changé. Mêmes ruelles, mêmes parkings à vélos surchargés, à peu près les mêmes magasins, toujours des chats plus ou moins lamentables (mais sympathiques), gavés par des mémères aux petits soins pour eux, et pleins d’autres détails qu’il était bon de retrouver.

Après un misérable quart d’heure de marche, ça commençait déjà à claudiquer et à souffler pas mal à côté de moi. C’est alors que je tombai sur cette petite vieille :

Je crois qu’il n’y a pas un séjour à Miyazaki sans que je l’aperçoive. Voûtée, marchant avec beaucoup de peine, cette brave petite vieille annonçait le supplice qu’allaient connaître mes deux clampins quelques jours plus tard lors d’une journée passée à Kyoto mais chut ! ne déflorons pas trop le plaisir. Il était en tout cas plaisant de retrouver cette vieille, tout comme il le fut de se baigner de nouveau dans le sento de l’Aceland, tout comme ensuite d’être invités dans un resto pour s’empiffrer de bonnes choses afin de fêter dignement mon anniversaire. Allez ! si toutes les journées allaient être comme ça, se coltiner Olrik jr et Olrik the 3rd promettait de n’être pas trop douloureux.

 

17 juillet

Normalement, entre le 15 et le 20 juillet a lieu le matsuri sur une des avenues principales menant au centre de Miyazaki. Rien de bien exceptionnel : des stands de bouffe, des jeux pour les enfants, des démonstrations de danse, des concerts de taiko et un flux de personnes dense et stimulant pour l’appareil photo. Le temps était magnifique, j’avais chaud, mais je mesurais de nouveau combien les rédacteurs des guides de voyage qui conseillait d’éviter de se rendre au Japon l’été sont des imbéciles. Si tu ne termines pas ta journée avec un t-shirt maculé de taches de sel à cause de la transpiration, et après des heures passées à humer de violentes odeurs de bouffe et à admirer les filles dans des yutakas colorés, c’est que tu ne sais pas ce qu’est le vrai plaisir au Japon.

 

18 juillet

Le matsuri se déroule toujours sur deux jours. Il commence aux alentours de 17 heures et se termine vers 23. Pour cette deuxième session de plaisir synesthésique, je demandai au beau-père de rabouler en voiture les enfants à 17H30 puis de les récupérer deux heures plus tard. Habillés de leurs jolis jinbei, les kids comprirent vite que cette promenade allait être plus intéressante pour eux que la précédente. Ils profitèrent surtout du concert de taiko, totalement nouveau pour eux. Olrik jr en avait bien vu un mais c’était lorsqu’il très gros et très gras à la fin de la première année de son existence. Il avait assez kiffé les percussions mais neuf années plus tard n’en avait évidemment conservé aucun souvenir. Le compteur avait donc été remis à zéro et c’est intéressés et un brin fascinés qu’ils assistèrent à une demi-heure de furia sonore. Un quart d’heure plus tard, « jichan » récupérait ses petits-enfants pour dîner à la maison, me laissant seul comme un chien, mais aussi comme un bienheureux à l’idée de rester et transpirer pour encore deux bonnes heures de magie matsuriesque.

 

Du même tonneau (ou presque) :

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *