Pour une poignée de gambettes

Quelques minutes avant de tomber sur la silhouette rondouillarde de Jim O’ Rourke, j’ai croisé une chose qui n’avait rien, mais alors rien du tout à voir avec de quelconques bourrelets, des cheveux gras trempés de sueur ou encore de la pilosité plus ou moins entretenue. Pas de vêtements amples non plus. Ici, c’était plutôt le royaume de la jupe haut perchée et tellement serrée qu’il aurait été inconvenant de ne pas diriger vers elle mon reflex, d’autant que la jupe était fichée au sommet d’une paire de jambes bien plus profilées que les tours de la mairie de Tokyo. Pas aussi haut que les tours célébrées par Gainsbourg dans New York USA, mais on n’en a pas moins le vertige. Et le haut des deux tours n’est pas mal non plus. On appréciera le petit geste de la main gauche pour avoir l’air d’une gravure de mode au moment où la belle remarqua un certain Canon braqué sur elle. Bien plus que les petits thons qui se commettent sur le pont Yoyogi, c’est ça pour moi, l’esprit Harajuku, de la taille mannequin sur l’asphalt et qui tient la dragée haute aux peroxydées sur les murs.

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4 Commentaires

  1. Belle photo. En effet joli le contraste entre la fille et l’énorme représentation derrière elle, avec l’alignement de petits mannequins dans la vitrine, auxquels elle doit s’identifier sans peine vu sa silhouette un chouia anorexique quand même (I need more flesh ! Have a sandwich !). On se demande si le mec aussi à vu le photographe, et si il est en train de penser à lui en coller une.;)

  2. Pour ce qui est de la rembourrer, j’aurais dû faire l’intermédiaire entre elle et Jim O’Rourke. M’est avis que le gus n’a pas les même habitudes alimentaires.
    Je ne crois pas que le mec ait fait attention à moi. Par contre la fille, oui. J’ai trois clichés de la scène et son attitude, avec son geste de la main droite, montre clairement qu’elle est en train de vérifier si sa jupe n’est quand même pas trop remontée face au gros objectif du gaijin. Hey ! Faut savoir ce que tu veux chérie ! Tu veux montrer tes cannes ou tu les caches ?!

  3. Je trouve toujours excessivement charmant, sexy et assez drôle ce geste d’une fille en mini-jupe qui tire avec application sur un tissu manifestement peu stretch jusqu’à mi-cuisse grand-max, dans une manifestation de pudeur contradictoire et d’allumage semi-inconscient. Dans le répertoire de la gestuelle purement féminine, celui-ci me ravit à chaque fois.

  4. Geste encore plus drôle lorsqu’il s’agit d’une Japonaise, avec ce que cela suppose derrière de respect des convenances. Parfait exemple d’encanaillement contrôlé.

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