Ninjas, insectes et poissons

31 juillet :

Quelque peu tancé par Madame la veille lorsqu’elle vit comment je ramenais Olrik jr et Olrik the 3rd tout misérables et crottés du fait de leur longue marche dans Kyoto, il fallut bien faire le dos rond et admettre que j’avais un peu poussée le bouchon un peu loin, même si, même si… après une bonne douche et un bon repas, ils n’avaient pas l’air si misérables sur les tatamis et tâter de la Nintendo trois déhesse :

D’autant que le lendemain ils furent particulièrement fringants pour un programme matinale un peu physique. A la réflexion, je n’avais pas poussé le bouchon « un peu » loin : je ne l’avais pas poussé « assez » loin. Bref, ce dimanche 31 juillet était consacré à une sortie en famille, avec celle de la cousine de ma femme, accompagnée pour l’occasion de son mari et de leur fille. 1ère étape : carrément un camp d’entraînement ninja ! Je suis bien incapable de le retrouver sur Google map. Perdu dans la campagne à une trentaine de kilomètre à l’est de Kyoto, le site, assez rustique, proposait une maison supposée avoir été habitée par d’authentiques  ninja. On y trouve des cloisons secrètes, chose qui évidemment intéressa vivement les enfants. Dans une autre maison, on y découvrait sous verre toute l’armada des ninjas (habits, shurikens variés, katanas, etc.). mais le principal point d’intérêt concernait les épreuves que les enfants pouvaient affronter afin d’obtenir à la fin leur diplôme de ninjas. C’est là que je vis que la marche de la veille ne pesa guère lourd dans les jambes de mes clampins tant ils firent preuve d’un bel entrain pour :

– Escalader la paroi rocailleuse d’un mur de trois mètres.

– Traverser avec une corde et un radeau de fortune (en réalité deux grosses soucoupes sur lesquelles ont posait les pieds) une mare d’une dizaine de mètres).

– Traverser un mur en bois sur sa longueur avec juste ce qu’il faut pour poser les talons.

– Descendre une échelle donnant sur un passage secret.

– Enfin, s’exercer au lancer de shuriken.

Olrik the 3rd, toujours disposé à essayer de faire aussi bien voire mieux que le grand frère, fit belle figure, notamment aux shurikens où il se paya le luxe de battre Olrik jr, à la grande honte de ce dernier. Les voir effectuer toutes ces épreuves était plaisant, mais j’avoue qu’avec leur costume (que l’on pouvait louer dans un local) je ne les enviais pas. La chaleur était étouffante et c’est un peu groggy que je regagnai la voiture sur les coups de 13H pour la suite du programme. Prochaine destination :

Le musée du lac Biwa

Musée consacré à tout l’écosystème du lac (faune, flore, géologie). A priori pas très enthousiasmant mais l »endroit est assez riche et propose pas mal d’activités aux gamins pour les intéresser. On y trouve une palanquée d’insectes mais aussi un aquarium avec quelques beaux spécimens.

A noter aussi une section intéressante faisant un balayage chronologique des objets technologiques ayant accompagné le Japon après la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours, le tout accompagné d’objets pop emblématiques allant des mangas de Tezuka à des 45 tours de Momoe Yamaguchi en passant par des affiches de films. La visite fut finalement assez sympathique même si j’avoue que ce faux rythme où il faut aller à train de sénateur pendant deux heures m’avait un peu épuisé. Pour le coup c’est moi qui rentrai un peu misérable et fatigué. Après un bon repas, une petite promenade digestive dans le quartier en quête de maison inquiétante à photographier me remis d’aplomb. Il le fallait car le lendemain allait être consacré à Osaka.

 

 

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