Bijin de la semaine (50!) : Megumi Kagurazaka

L’heure est grave les amis. On le sait, la France affronte demain soir le Portugal pour la finale de l’Euro et bien que l’équipe de Ronaldo n’ait pas toujours été fringante tout le long de la compétition, il y a fort à parier que le match sera aussi tendu que le débardeur de cette auguste supportrice portugaise :

supportrice portugaise 2

Gasp !

On le voit, très loin du mythe de la conchita poilue, la Portugaise est en réalité une redoutable arme à encourager, à galvaniser, que dis-je ! à transcender la Selecção das quinas, déjà suffisamment dangereuse comme cela avec un Pepe intraitable en défense, un virevoltant Renato Sanches ou encore un Ronaldo tout en orgueil qui ne lâchera rien pour connaître enfin l’ivresse d’un sacre en équipe nationale. Bref, ça va être chaud et j’espère ne surtout pas connaître à nouveau la tragédie de France-Italie en 2006.

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Zizou ! A quoi donc t’a servi ce coup de boule ? L’équipe s’en fout de l’honneur de ta sœur ! Salopard, va !

Certes, le public nous est tout acquis mais comme on n’est jamais trop prudent, il faut profiter de cette veillée d’armes pour user de tous les grigris possibles et imaginables afin de favoriser le sort, de susciter la bienveillance des dieux du foot à notre égard. Certains y vont de leur petit cierge à l’église du coin, d’autres font des libations fortement houblonnées au troquet du coin, pour moi le geste porte-bonheur est tout trouvé : je dégaine ma…

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♥ 50ème BIJIN DE LA SEMAINE ! 

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Depuis quelque temps son image me trottait dans la tête, j’attendais juste le bon moment, tel un surfeur attendant un monstrueux rouleau, pour la sortir de ma manchette et consacrer cette mythique série qui permet à chaque fois de donner un vigoureux coup de fouet sur le derrière de mes stats lorsque ces dernières tendent à s’affaisser, mais aussi d’apporter un baume dulcifiant dans l’esprit de mes lecteurs qui savent qu’avec de telles créatures, le monde, en dépit de ses désormais quotidiennes horreurs, n’est finalement pas si mauvais.

Bref, la bijin est là, dans les coulisses, prête à entrer sur scène pour vous faire risette et porter chance à nos petits Bleus. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je vous prie de faire un triomphe à…

Megumi Kagurazaka

MEEEEEGUMI KAGURAZAKAAAAA !

Comment pouvait-il en être autrement ? j’ai pourtant un peu réfléchi au début sur l’identité de celle qui allait avoir l’insigne honneur d’incarner le 50ème opus de cette prestigieuse série. Fallait-il choisir Meiko Kaji ? ou une Miki Sugimoto peut-être ?  A moins qu’une Reiko Ike ne fasse l’affaire ? Non, ce qu’il fallait pour ce numéro 50, c’était une bijin actuelle, encore à l’acmé de sa beauté et susceptible de faire baver le lecteur dans les années à venir, une bijin connue à la beauté marquante, immédiatement reconnaissable, une super-bijin enfin ! une bijin avec des super pouvoirs quasi mystiques qui allaient permettre à nos Bleus de gagner dimanche soir fingers in ze nose. La belle victoire avant-hier contre les Teutons me conforta dans mon idée de départ : la 50ème bijin ne pouvait être que l’épouse de Sion Sono, celle que nous fûmes nombreux à découvrir dans Guilty of Romance, notamment lors de cette scène à jamais inscrite dans nos esprits  de cinéphiles déviants :

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Scène qui d’ailleurs failli me coûter la vie du fait de l’importante épistaxis qui me saisit et me fit répandre sur la moquette trois bons litres de raisiné :

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Votre serviteur en train de suivre les mouvements de poitrine de Megumi chan.

Mais je me remis et je fis bien car Guilty of Romance est l’un des meilleurs films de Sono et à ce jour le film qui a offert à Megumi le rôle de sa vie. Mais avant d’entrer dans les détails de ses talents d’actrices (qui ne se limitent pas à dandiner toute nue face à un miroir), revenons en arrière afin d’évoquer ce qui constituait alors l’essentiel de sa célébrité, c’est-à-dire sa carrière en tant que gravure idol. Alors âgée de 23 ans, elle commence à publier des photobooks en 2004 avec Infinity, recueil assez banal et sage :

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Puis avec Amrita, livre plus coloré et attractif dans ses compositions :

Evidemment, il n’aura à échapper à personne que sur les couvertures figure ces précieuses informations, arguments publicitaires imparables : 105cm de tour de poitrine et « I kappu », c’est-à-dire un mirifique bonnet I. Avec de tels atouts, Megumi rejoignait la catégorie des gravure idols de type « busty », catégorie qui – vous vous en doutez maintenant depuis le temps que vous errez dans ces pages – est totalement Olrik approved. A noter que le 105cm est quelque peu mensonger puisque les mensurations exactes de Meg (n’écoutant que ma déontologie journalistique je suis allé moi-même vérifier) sont 92-57-87. Mais bon, quand on aime, on ne compte pas.

En 2005 paraissent à nouveau deux photobooks, Motto et Come in :

« Come in », l’invitation est sympathique mais frustrante pour le lecteur qui doit se contenter d’admirer la marchandise mise en valeur par une multitude de tenues colorées, mais à jamais intouchable.

En 2007 sort Kagu ra Japon puis, l’année suivante, le joli Hadairo :

… suivi de Hadairo umi :

Comme les photos en couverture et les titres l’indiquent (hadairo = « couleur de peau »), Megumi va cette fois-ci s’adonner au nu intégral. Finito les petites tenues mettant en valeur les formes, ce que veut maintenant le lecteur, c’est la vision de ce corps dans la plénitude de ses 27 années. Autant dire qu’il s’agit là d’un must à posséder pour tout inconditionnel de la miss. A noter que lors de mon précédent séjour je suis tombé dessus (le photobook, pas Megumi) dans un Book off pour quelques yens. Je ne l’avais pas pris sur le coup pour je ne sais quelle obscure raison. Le lendemain j’y étais retourné mais comme de bien entendu l’objet avait trouvé acquéreur. Oui, je puis être assez sot mais tout cela n’est que partie remise pour mon prochain séjour. Bref, continuons…

Terminons avec les années 2010 et 2011, dernière étape des transformation de Megumi en tant que gravure idol. Après les photos de nu, il lui restait à s’extirper de l’univers érotique mais bien lisse de ce type d’imagerie. Ce sera chose faite avec sa contribution pour le magazine Shincho Mook, magazine ayant une démarche plus arty avec des modèles présentés de manière moins conventionnelle. L’intérêt de certains numéros m’a parfois laissé perplexe mais le n°137, celui où apparaît Megumi, à le mérite de nous montrer notre bijin à travers une photographie sortant des sentiers battus de l’industrie photographique des gravure idols, avec une exposition et une colorimétrie plus rugueuses :

Enfin, la dernière apparition de Megumi dans un photobook n’est pas la moins importante puisqu’il s’agit rien moins d’un numéro du mensuel Neo Mook, numéro cette fois-ci réalisé par un certain Nobuyoshi Araki. Au programme : douche, shibari et jambes écartées :

On le voit, on est très loin des images gentiment sexy des premiers photobooks. Alors âgée de 30 ans, notre bijin ne va plus vraiment chercher à jouer l’idol qui s’accroche, surtout lorsqu’en 2007 elle s’était fendue de ce petit livre :

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Dans Watashi, gurabia aidolu yametaien desu, la belle nous confie ses affres de gravure idol et ses raisons pour quitter le métier. Livre primordial que je m’étonne de ne point voir apparaître dans le catalogue des éditions Picquier. Autant dire qu’il aurait de la gueule entre un livre de Kitano et l’autobiographie de Lily Franky. Un jour, peut-être…

Voilà pour les photobooks, je vais en revanche passer rapidement sur les DVD de gravure idols, vous savez, ces DVD ou durant une heure on voit l’idole de nos rêves les plus humides se dandiner en bikini en face d’une caméra sur une musique d’ascenseur :

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Chefs d’oeuvre !

Megumi a largement pratiqué le genre :

… mais je vous avouerais que je n’ai pas poussé le zèle pour cet article jusqu’à me mater la vingtaine de DVD où elle apparaît. Je préfère vous conseiller à la place cette intéressante émission dans laquelle Megumi chan fait un « oppai check » (j’aurais dû le faire quand je suis allé prendre ses mensurations, quel con !) avec une copine à elle :

Pour revenir rapidement sur le photobook concocté par le sieur Araki, précisons que 2010 et 2011 constituent un tournant dans la carrière de Megumi puisque c’est dans cette période qu’elle tourne ses premiers film avec Sion Sono – avec lequel elle se mariera à la fin de l’année 2011. Avant ces deux films, elle était apparue dans d’autres métrages mais là, difficile de faire un tri tant il est difficile de mettre la main sur ces films. Citons tout de même Gakkou no kaidan, comédie délirante où elle semble jouer le rôle d’un professeur…

… ainsi que l’Ange gardien de Tokyo, New Spy Girls Battle (apparemment bien atroce), Honky Tonk by the window (sur une équipe de trois amis qui décident de tourner un film porno), Pride (attention, ça pique les yeux), Dotei Horoki (B-A intéressante), Momo iro no Jeanne d’Arc (WTF ?), enfin un petit rôle dans le remake de 13 Assassins par Miike. Rien de bien consistant donc, et c’est donc avec Guilty of Romance et Cold Fish en 2011 que notre 50ème bijin donne une autre dimension à sa carrière en se faisant du jour au lendemain connaître via une multitude de festivals internationaux. Je ne reviens pas sur ces films, j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de Guilty, aussi bien dans sa version courte que dans sa version longue, mais aussi de Cold Fish. Ce sont les deux films à voir en priorité, d’abord pour leur contenu à la fois barré et captivant de bout en bout, ensuite pour les prestations de Megumi qui ne se contente par d’y arborer un corps à se damner mais qui montre aussi qu’elle est capable de jouer de magnifiques personnages de femmes (surtout dans Guilty), passant avec facilité de la femme angélique à la dernière des gourgandines vénéneuses. Attention, pour ceux qui débarqueraient d’une autre planète et qui penseraient que les films de Sono sont aussi inoffensifs que Love & Peace, planquez les enfants, le spectacle n’est pas pour eux.

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Dans le genre « je veux casser mon image d’ancienne gravure idol », on est encore un cran au-dessus  par rapport à sa collaboration avec Araki.

Par la suite, elle joua sous la direction de son mari dans Himizu, ainsi que le personnage de l’épouse dans The land of Hope, là aussi une belle interprétation même si son personnage était à mon goût un poil trop habillé :

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?!

Par ailleurs un rôle anecdotique dans Why don’t you play in hell ? Et passons rapidement sur Virgin Psychics, film embarrassant pour Megumi puisqu’elle y joue une femme ayant le super pouvoir de prédire l’avenir d’une personne à condition que celle-ci lui mate les seins au moment où elle se concentre sur son esprit. Chacune de ses apparitions est prétexte à créer des gags à partir de son bonnet I. Petit florilège :

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Bon, j’ai l’air de snober mais en fait j’ai plutôt apprécié.

En dehors de sa participation à des films de son mari, pas grand chose à se mettre sous la dent. Une curiosité tout de même en 2013 :

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Il s’agit d’un thriller hongkongais qui, par son histoire et la qualité globale de l’interprétation aurait pu être réussi mais qui, par ses gros effets continuels pour faire sursauter le spectateur (jeu constant sur le hors champ qui fait irruption à l’écran et qui est accompagné de bruitages aussi stridents que stupides), devient assez pénible à la longue :

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Bouh !

A voir pour les amateurs de cinéma HK, tout n’est pas non plus à jeter dans ce film.

Enfin, côté drama, si on fait un tri drastique, on pourra peut-être avoir la curiosité de jeter un œil sur la saison 3 de Jyouou, le drama sur les hôtesses à forte poitrine, sur la version drama de Virgin Psychics (les gifs au-dessus ont d’ailleurs été concoctés par mes soins à partir de quelques épisodes) ou encore un intriguant Shiawase no jikan, sur une épouse qui découvre les sombres secrets de sa famille et dans lequel Megumi y joue l’amante du mari :

Shiawase no jikan

Gageons que la participation de Megumi à des drama de s’arrêtera pas là et que nous la verrons très bientôt apparaître dans de nouvelles séries. Pour l’heure, les amateurs de Sion Sono le savent, l’attente devient quasi insupportable avec l’imminente sortie de Whispering Star dans lequel elle incarne une androïde livreuse de colis dans un univers post-apocalyptique :

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Ne faisant pas partie des veinards qui ont pu le voir, je ronge mon frein tout en me disant que l’on tient là, peut-être, le meilleur Sono de l’année 2015. Ei si ce n’est pas le cas, ce film de S-F en sépia est la preuve, pour faire suite à une récente discussion, que le père Sono en a encore sous le pied et qu’il reste un réalisateur qu’il va être intéressant de suivre pour encore un bon paquet d’années.

Voilà en tout cas pour l’essentiel concernant Megumi chan. En se démenant bien pour la suite de sa carrière, qui sait ? elle aura peut-être droit à un nouvel opus de ma série sur les « bijins de la semaine ». Cela ne dépend que de toi Megumi, mais je pense que tu as encore les moyens de nous surprendre. En attendant, accepte cet article en gage de notre admiration et, s’il te plaît, envoie un peu de tes fluides de super-bijin du côté de la France afin d’aider nos onze gaillards qui vont devoir annihiler les offensives d’un abominable bellâtre gominé.

megumi bleu

Ganbare Griezmann kun ! Demain soir, mon cœur sera bleu rien que pour toi !

On peut dorénavant envisager la finale sans la moindre once de stress. Comment perdre avec un tel soutien ? C’est ça, le pouvoir des bijins.

Du même tonneau (ou presque) :

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6 Commentaires

  1. Sublime article 🙂 En finale de Roland-Garros, j’ai prisé l’élégance de Garbin Muguruza, qui n’était en fait qu’un augure de cette bijin, à quelques lettres près. Megumi Kagurazaka est pleine de grâces, et, je ne sais pourquoi – pourtant j’ai sondé la question -, elle est dotée d’un charme caméléonesque : quelque soient ses effets et l’environnement, elle s’y adapte, non : elle s’y moule, mieux : elle les éclipse. Quelque chose comme « the (double) pink side of the moon » 🙂

    • Domo arigato ! Suite à notre récente discussion dans laquelle j’avais évoqué la 50ème bijin tout en préservant son identité, je suis content de voir que Megumi a su faire ta conquête. Quand tu habiteras un peu plus dans les parages, n’aie crainte, je te filerai le best of de son oeuvre cinématographique. La découvrir dans des gif animés, c’est bien, l’apprécier dans des films de deux heures, c’est mieux.

  2. Que dire à part… MERCI.

    En espérant que Megumi revienne cette année à Kinotayo. Je bousculerai encore un ou deux vieillards libidineux pour avoir mon autographe.

    • Tu as bien fait de les bousculer, non contents de nous pourrir les supermarchés les vendredis soirs, il faut en plus qu’ils nous empêchent d’approcher nos idoles, ça suffit comme ça !
      Pour ma part je vais essayer de dégoter cet été un photobook de la belle, si possible signé.

  3. Une 50ème bijin joliment amenée. Malheureusement, elle n’a pas dû envoyer assez de son fluide de super-bijin. Sacré bout de femme en tout cas. Dur de ne pas rester insensible. S*laud de Sion Sono, jaloux, je suis.

    MEEEEEGUMI KAGURAZAKAAAAA ! A JAMAIS DANS NOS MEMOIRES !

    • Le fluide a été envoyé jusqu’à la sortie de Ronaldo après, elle a dû se dire que c’était bon, que ce n’était pas la peine de continuer. Grave erreur !
      Mais allez, je ne lui en veux pas et choperai quand même un de ses photobooks cet été.

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