Prendre des vidéos souvenirs, c’est sympa. Sur le coup en tout cas, car lorsqu’il s’agit par la suite à regarder des dizaines et des dizaines de petits fichiers très imparfaits, ça devient vite fastidieux. Ainsi l’Erekocha matsuri de Miyazaki que j’ai souvent évoqué en ces pages. Rappelons juste rapidement que c’est un festival assez récent (il fête cette année son dixième anniversaire) consacré aux danses de toutes provenances : hip hop, traditionnel, traditionnel/moderne, de type girls band, burlesque, etc. Programmée sur deux jours à la fin de juillet (ou début août), ce festival, qui draine plusieurs centaines de milliers de visiteurs et des centaines de participants, est un plaisir pour les sens, un véritable bol de vie. Les différentes scènes sont réparties sur différents points du centre ville et il est enivrant de passer d’une à une autre, les yeux flattés de ces couleurs chamarrées oprtés le temps de deux journées, de ces prestations scéniques imaginatives et parfois étonnantes pour de simples amateurs, et de ces jolies filles dont la beauté semble irradiée par la bonne humeur communicative qui règne lors de ce festival.

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Certes, on peut regretter que certains groupes de danseurs n’aient pas toujours beaucoup de goût lorsqu’il s’agit de choisir une musique pour les accompagner, les oreilles saignent parfois (surtout lors des prestations exécutées par des midinettes de danseuses). Mais ce n’est pas grave, il sont là pour danser et les spectateurs sont là pour dans le meilleur des cas les admirer, dans le pire se divertir et profiter de l’ambiance gentiment électrique.

Autant dire qu’avec mon Nikon dans la main droite et ma petite caméra dans la gauche, je n’en ai pas perdu une miette. Reste à faire quelque chose de tout ce fatras de vidéos plus ou moins boiteuses. J’aurais pu faire un montage didactique de plusieurs dizaines de minutes avec force sous-titres mais à quoi bon ? La scène se passe dans le centre de Miyazaki, avec plein de gens de tout âge qui se trémoussent, que faut-il dire de plus ? Du coup, j’ai sorti mon katana et n’ai pas hésité à trancher dans le lard. Le résultat, juste  6 minutes 40 qui, je l’espère, vous donneront une bonne idée de ce qu’est le festival.

Vous pardonnerez les petites maladresses, étant loin d’être un pro du montage, je suppose qu’il y en a, on a fait ce qu’on a pu hein ! Quant à la musique qui accompagne, oui, je n’ai pas choisi de chanson japonaise mais une du groupe Los Campesinos qui, malgré son nom, est un groupe tout ce qu’il y a de plus anglais. Le titre ? YOU ! ME ! DANCING ! Tout un programme…

(visionnage en 720p conseillé, les pixels y sont moins baveux)

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