The Rainbow Seeker 2 (Niji o tsukamu otoko: Nangoku funto-hen)
Yôji Yamada – 1997
Eh bien finalement, j’ai plutôt goûté le diptyque Rainbow Seeker, à tel point que je regrette même que Yamada n’ait pas poursuivi un peu plus l’aventure. Bien plus sympathique en tout cas que Tsuri baka, le cycle de films scénarisés par Yamada sur un dingue de pêche (incarné aussi par Toshiyuki Nishida). Pourtant, le film a été un échec commercial, scellant ainsi la destinée de Katsu-san, le personnage de Nishida obsédé à l’idée de partager le goût des classiques du septième art.
Du reste, Yamada avait-il envie de poursuivre l’aventure ? La Shochiku avait-elle eu dans l’idée de trouver une nouvelle recette magique d’un univers pouvant donner lieu, au moment des fêtes, à un nouvel épisode qui serait suivi d’une pléthore ? Là, il me manque des informations. Mais comme dans ce deuxième opus Katsu-san perdait sa salle de cinéma à Shikoku et entreprenait un voyage dans les îles de la préfecture de Kagoshima pour monter une affaire de cinéma itinérant, il y avait là une idée exploitable pour d’autres épisodes. La cinéphilie pouvant être protéiforme, il y avait aussi possibilité de créer nombre de situations drôlatiques (j’imagine un épisode avec un public de cinéphiles hardcore et imbuvables !)
Il faut en tout cas se contenter de ces deux films. Et si certains avis sur le deuxième m’incitaient à la méfiance, je dois dire que j’y ai vite trouvé mon compte. D’abord parce que voir Nishida en mode Carlos (grosse barbe + gros bide + chemise à fleurs) m’a fait marrer, ensuite parce que la Yamada’s touch et le casting irréprochable m’a sans peine permis d’avoir du plaisir, et même de rire franchement à certaines scènes (chose qui était devenu plus rare dans les derniers Tora-san). C’est tout bête, mais la moyenne d’âge des personnages étant subitement bien moins élevée, on a tout de suite une énergie, cruciale pour faire rire (Atsumi, à la fin de sa vie, ne disait pas autre chose).
Nishida m’a donc amusé, tout comme Hidetaka Yoshioka et Sho Aikawa, infecte dans son rôle de grand frère prossessif et qui va même jusqu’à coller un pain au pauvre Ryo-kun qui lorgne de trop près sa jolie sœur. Sœur par ailleurs interprétée par Kyoko Koizumi, resplendissante du haut de ses 31 ans. Ah ! Si Kiyoshi Atsumi avait pu vivre encore quelques années, elle aurait pu faire une magnifique madone ! En tout cas elle s’intègre parfaitement dans le monde mis en place par Yamada. Ajoutons à cela la présence une nouvelle fois de Chieko Baisho et de beaux paysages rappelant certains opus de Tora-san avec Lily, et l’on comprendra que, même s’il n’atteint pas les mêmes hauteurs, Rainbow Seeker 2 propose nouvelle fois un divertissement efficace.
6,5/10














