Xenos (2007)

Xenos (2)

Pas de chance pour Ishibashi Naoto : alors qu’il vient de se marier avec Saki, somptueuse créature apparemment bien sous tous rapports, voilà que celle-ci disparaît purement et simplement sans laisser de trace. Pire, alors que le jeune journaliste mène l’enquête, il s’aperçoit que l’identité de sa femme était fausse. A cela s’ajoutent rapidement des menaces de mort, une femme détective sexy mais guère rassurante, un politicien véreux et un étrange club, le Xenos, dans lequel des femmes sont mises aux enchères pour faire certaines choses…

On aura compris que l’intrigue de Xenos s’avère particulièrement abracadabrantesque et qu’il ne vaut mieux pas avoir l’esprit cartésien pour apprécier le visionnage de ces douze épisodes d’une demi-heure chacun. On est en plein roman feuilleton, avec des retournements de situations et des révélations savamment disséminées pour relancer l’intérêt d’une intrigue qui dans l’ensemble se tient agréablement. Assez vite le spectateur découvre (sans trop de surprise) qui est la méchante femme qui a kidnappé la belle Saki mais beaucoup de questions restent encore à élucider, notamment celle consistant à savoir qui est ce mystérieux monstre aux trois yeux, traumatisme d’enfance qui pollue l’esprit de Naoto. On songe ici à 20th Century Boys et sa bande de héros ayant un secret bien enfoui dans leur enfance. L’intrigue est ponctuée de plusieurs flashbacks qui permettront de découvrir quelle grosse bêtise Naoto et ses amis ont pu bien faire quand ils étaient gamins et surtout quels liens avec le présent le héros pourra tisser pour découvrir l’identité du coupable (l’enlèvement de Saki étant le moindre des crimes commis tout le long de la série).

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Après, là s’arrête le point commun avec 20th Century Boys car à la lecture du pitch vous aurez sans doute compris que Xenos, tout comme Mina Esper Dayo! de Sion Sono, fait partie des « drama 24 », ces dramas diffusés sur TV Tokyo le vendredi soir à minuit pour cause de violence et de nudité prononcés (enfin pas toujours). Et, il faut bien le reconnaître, ce sont bien ces deux ingrédients qui donnent tout son sel et son intérêt à cette série qui va gentiment contraster avec le tout-venant de la production drama de la TV japonaise. Pas non plus de quoi s’accrocher aux accoudoirs de son fauteuil mais enfin, l’intrigue baigne dans une ambiance dangereuse qui ponctue son développement d’assassinats aux moyens variés (arme blanche, asphyxie, strangulation, incendie, etc.).

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Mais surtout, il y a des boobs…

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… beaucoup de boobs :

Et éventuellement des auto-léchages de lèvres qui n’augurent jamais rien de bon pour le héros :

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Regarder Xenos, c’est un peu comme regarder Cocoricocoboy à l’époque le samedi soir, on savait qu’à un moment allait apparaître la « playmate du samedi soir ». C’est la même chose ici puisque à un moment ou à un autre, on sait que le réalisateur nous offrira une petite escapade au sein (c’est le cas de le dire) du club Xenos où l’on assistera aux éructations d’un public masqué et décérébré en train de hurler des enchères pour se procurer les services d’une donzelle sans doute recrutée dans les meilleurs clubs de Kabukicho ou dans le circuit de l’industrie AV (Sena Ayanami). Evidemment aucun intérêt pour l’intrigue mais comme cette dernière est bien souvent insoutenable, il faut bien reconnaître que la vue que d’une bijin arborant fièrement ses tétons à de quoi décompresser le spectateur mâle, tout comme d’ailleurs la belle densité de bijins à la minute carré. Nues, en sous-tifs, habillées, attachées, avec un fouet ou courant dans la rue uniquement vêtue d’une robe déchirée et tâchée de vin, des rôles principaux aux figurantes on ne trouve pas un seul laideron ! C’est ça la magie des “drama 24” qui fait que, conjugué à une mise en scène à la fois formaté mais soignée (avec des plans parfois pas dégueulasses, et pas uniquement ce genre-là !), Xenos apparaît somme toute comme un thriller érotique relativement intéressant et parvenant à conserver des révélations jusqu’au dernier épisode.

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2 Commentaires

  1. Ah quelque chose de moins débile que Minna Esper dayo alors quand même. Je vais essayer de regarder ça à l’occasion.

    • Aucun second degré ici, la série est sérieuse du début à la fin, ce qui ne t’empêchera pas de sourire devant des clichés ou des scènes grotesques. Mais bon, cela ne m’a pas empêché de regarder jusqu’au bout, et c’est quelqu’un qui se décourage très vite face aux Jdrama qui écrit cela. Bon, les boobs aident un peu, il est vrai.

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