Why don’t you play in Hell ? (Sion Sono – 2013)

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Hirata est un jeune homme dingue de cinéma qui n’a qu’un seul désir : réaliser ce qui sera un jour un incontestable chef d’œuvre du septième art. Après des années de galère durant lesquelles il réalise avec un bon petit contentement de soi des œuvrettes sans intérêt, il se voit proposer un jour un boulot qu’il accepte illico : faire un film qui mettra en valeur les capacités d’actrice de Michiko, fille d’un yakuza, Muto, qui souhaite par-dessus tout faire d’elle une star afin d’exaucer le rêve de sa mère.  Et l’offre tombe bien : comme Muto est en guerre contre Itegaki, autant faire dans le dantesque en filmant une vraie bataille de yakuzas avec de vrais yakuzas et de vrais morts…

Alors voilà : j’aimerais pouvoir vous dire que Why don’t you play in hell ? est un trésor de divertissement, une œuvre survitaminée qui confine au génie, un film hommage au cinéma réjouissant de bout en bout bref, un chef d’œuvre, mais je m’aperçois bien que cette tâche m’est complément impossible. C’était pourtant pas faute d’espérer que le film allait s’insinuer en moi après son visionnage, que sa richesse allait s’imposer avec la force de l’évidence, mais non. Quelques jours après, je dois bien avouer que cet opus constitue en ce qui me concerne la première déception concernant la filmo de Sono.

Et les lecteurs du blog le savent bien, ce n’est pourtant pas faute d’être très réceptif à l’esthétique de l’auteur de Love Exposure. A priori, quand on voit combien Why don’t aligne tous les thèmes et motifs propres à son style, je ne pouvais qu’aimer. Et pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Dès les premières minutes, bien que me sentant en terrain connu, j’ai tout de suite eu le sentiment d’une œuvre rance, portée à l’autocitation et à une explosivité « fun » faite pour dégoupiller tout esprit de sérieux, tout esprit de critique. Et ça, j’aime pas. Les choses s’arrangèrent par la suite et j’avoue que le morceau de bravoure à la fin ne manque pas de piquant mais, au générique j’eus la certitude inverse à celle ressentie au moment du générique de Love Exposure, celle que je n’avais aucune envie de revoir ce film.

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« Koooâ ? »

La première chose qui a coincé est en rapport avec l’exposition. Love Exposure mettait une bonne heure pour mettre en place ses trois personnages. Ici, Sono utilise quelques minutes pour présenter tous les personnages du film. Autant dire que l’on n’a pas intérêt à arriver en retard à la séance. Et autant dire aussi qu’on aura un peu de mal à ressentir quoi que ce soit pour Hirata et sa clique (les « Fuck Bombers »), ces yakuzas qui se poignardent ou cette minette qui envoie des patins ensanglantés. Encore une fois je ne doute pas que cet aspect frénétique plaira et à la rigueur je peux le comprendre. Mais, toujours en comparaison avec Love Exposure (ritournelle qui risque d’intervenir tout le long de l’article, vous êtes prévenus), là où ce dernier ménageait une montée en puissance qui, au bout d’une heure, capturait complètement l’attention du spectateur pour la mener au bout de trois heures supplémentaires, Why don’t  commence d’emblée pied au plancher et fait se demander au spectateur (à moi en tout cas) si ce film-caricature va s’arranger au bout d’un moment ou garder cette frénésie indigeste jusqu’au bout.

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« Mais il est complétement pas bien lui ! »

On sait bien qu’on ne va pas voir un Sono comme on irait voir un Rohmer. Voir un film de Sono, c’est par exemple accepter de voir des scènes de cruauté, du cul parfois choquant et des acteurs qui vont cabotiner à un moment ou un autre. Le cul excepté (étonnamment) on retrouve ces éléments mais puissance dix. Le plus frappant concerne le jeu des acteurs qui en font des caisses. Mention spéciale à Hiroki Hasegawa (Hirata) et Shinichi Tsutsumi que l’on préférera voir dans les films de Sabu. Si on est gentil, on parlera de film-anime, de film-manga. Ou encore, de film qui prend pour sujet l’esthétique de son auteur et qui s’amuse à y porter un regard distancié, un brin irrévérencieux (1). C’est un peu ce qui se passe quand retentit « Beautiful » de Yura Yura Teikoku, un des mémorables morceaux de Love Exposure :

Quand on l’entend, on se dit que décidément Sono cherche à faire du Sono. Mais comme on sait que c’est un malin, on se dit aussi que cela doit cacher quelque chose, qu’il y a forcément un sens derrière tout cela. Le sens, on l’a dit, renvoie à un Sono qui décide de livrer un film quintessencié de sa filmo et de rendre hommage à une certaine idée du cinéma. Moins un cinéma préparé, cérébral, qu’un cinéma instinctif, improvisé, fait pour le plaisir des sens. Avec aussi à la clé une mémorable métaphore du tournage comme véritable champ de bataille. C’est sans doute l’idée du film que je préfère : celle du réalisateur prêt à tout pour parvenir à ses fins, monstre d’égoïsme qui quittera le lieu de la bataille avec sous le bras ses précieuses bobines sans un regard pour les carcasses laminées de ses acteurs et de ses techniciens.

Reste que cela est bien joli mais aussi un tantinet sur le fil du rasoir. Impression que tout cela est finalement bien pratique pour faire avaler n’importe quoi au spectateur. Yura Yura Teikoku comme clin d’œil, soit. Mais aussi Yura Yura Teikoku comme du déjà entendu, du réchauffé qui pourrait dénoter une certaine paresse de la part du Sono, ou un jemenfoutisme, un certain cynisme envers un public international qui s’étend et fan de ses œuvres les plus coup de poing (« puisqu’ils aiment ça, on va leur en servir »). Et du coup le fait que Why don’t soit un film sur le cinéma peut, si on est mal luné ou décidé à ne pas être bêtement admiratif devant l’œuvre du sieur Sono, sonner comme une fausse bonne idée. Yakuza eiga, Kill Bill, Bruce Lee, films Z ou films personnels de jeunesse (on me dit dans l’oreillette que Why don’t fait penser à Bad Film, génial !) autant de références qui viennent remplir le film comme la plus belle bourriche de la foire Saint-Antoine. Un peu comme ces films d’animations en images de synthèse (Dreamworks surtout) truffés de références et de clins d’œil en tout genres, supposés susciter un plaisir de connivence avec le spectateur. Mais voilà, moi, j’en ai rien à foutre de la connivence. Aucune envie d’être payé avec de l’auto-référentiel sous créatine. Je veux juste une bonne histoire.

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C’est bon, te fatigue pas va.

Après avoir fait un petit tour sur le net, je m’aperçois que cet article propose une voix discordante. Après un Suicide Club qui avait contribué à le faire connaître un peu, Sono est depuis quelques années en pleine bourre et n’a de cesse d’élargir un public toujours très enthousiaste même si, il faut bien l’avouer, cet enthousiasme est plus acquis à la cause des films extrêmes que des films plus réservés, moins dans l’hystérie (Be sure to share, the Land of Hope et même Himizu). Après un drama très trivial, très amusant mais un peu vain à la longue (Minna Esper Dayo) et ce film, j’ai l’impression que Sono arrive à une période de transition, exactement comme Kitano (2). Soit ce délire cherche à camoufler un sérieux doute. Soit tout va bien, Sono fourmille toujours d’idées et a juste eu envie de se faire plaisir en attendant quelque chose de neuf. On verra bien. En attendant, je prends mon élan sur la piste ensanglantée et, comme Michiko…

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… glisse pour balancer un vigoureux 4/10 (7/10 pour ceux qui veulent juste un bon divertissement pour leur W-E).

(1) On peut ici penser à Kantoku Banzai ! ou Takeshis’s de Kitano, films qui démontaient sa conception du cinéma (et ses réserves par rapport à lui) sur un mode auto-parodique, volontiers outrancier.

(2) Ou pire, comme Miike. Why don’t m’a d’ailleurs évoqué son récent Lesson of the Evil, film lui aussi tourné vers une scène de carnage haute en couleurs. En ce qui me concerne l’impression a été tout aussi mitigée. Sentiment que seul comptait cette scène et que ce qui précédait n’avait pour autre but que d’y amener cahin-caha, tant pis si c’était foutraque et assez peu intéressant.

Du même tonneau (ou presque) :

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19 Commentaires

  1. Allez, pour te sentir moins seul : http://www.bandofmovies.fr/forum/mes-critiques-en-2014-t5604-105.html#p727837

    L’impression terrible de voir Sono en roue libre, un brin opportuniste et je m’en foutiste… Il ne fera jamais plus fort que « Love Exposure », il était en état de grâce à l’époque. A mon avis, parce qu’il ne se posait pas de questions et y allait à l’instinct. Mais là il doit se dire : qu’est-ce que les gens attendent de moi ? et dois-je ou non jouer avec ces attentes ?

    Kitano s’est repris avec ses « Outrage » qui s’inspirent de Fukasaku (qui déçoivent les fans de la poésie de ses oeuvres des années 1990 mais qui sont les seuls films du genre valables depuis dix ans). Là, Sono gâche un peu son talent… Dommage, il y avait moyen de pondre le « Last Action Hero » du yakuza eiga.

    • « Sion Sono en mode sale gosse »

      Hallucinant comme on se retrouve car j’ai failli utiliser mot pour mot cette expression. Bref tu dit tout et je te rejoins totalement.
      La ratage est flagrant pour les post-ados : aucune empathie pour eux, au contraire, je les ai même trouvés assez gonflants et antipathiques. Ode à la cinéphilie, aux amoureux du cinéma ? J’y ai juste vu une bande de branleurs geeks sans culture, sans profondeur. Toujours un truc qui m’a gonflé ça, le geekisme au ras des pâquerettes. Tiens, cela me fait penser que j’ai oublié d’évoquer dans cet article Who’s Camus Anyway ? de Yanagimachi sur une bande d’étudiants en cinéma qui essaye de faire un film. Pas le même but que Sono mais là, pour le coup, on a vraiment un film intelligent sur la frontière entre fiction et réalité.
      http://eigapedia.com/trailers/whos-camus-anyway

      J’ai l’impression que Sono a atteint un certain point dans l’admiration critique qui fait que maintenant le moindre film va être complaisamment encensé car témoignant d’une nouvelle facette forcément géniââle de l’auteur. En comparaison, tu as raison d’évoquer Kitano qui s’est fait descendre pour ses Outrage qui, avec le recul, m’apparaissent de plus en plus comme de très bons films. J’attends de voir un peu la suite pour Sono mais là, ça pue un peu l’opportunisme.

      Last Action Hero : film que j’ai vu pour la dernière fois seulement l’année dernière. Très bon. Tiens, ça me donne envie de réécouter AC/DC :

  2. Pas vu « Who’s Camus Anyway? » : je note le titre dans un coin.

    Concernant la critique, au Japon elle s’acharne un peu sur Sono et place, année après année, ses films dans des flops 10. J’ai surtout l’impression que ce sont ceux qui ont une idée un peu figée et caricaturale du cinéma japonais (entre « ils sont fous ces japonais » et « c’est long, c’est chiant, mais c’est beau et exotique ») qui se perdent en mode fan boy.

    Je suis sûr que les « Outrage » (l’annonce d’un troisième ne m’étonnerait pas) seront vus plus tard comme les dignes héritiers des « Yakuza Papers » de Fukasaku. Simplement, la sobriété imprime moins la rétine dans l’immédiat.

    Je ne sais pas si on en a déjà parlé, mais je te conseille quelques films de Yoshihiro Nakamura, les meilleurs étant édités chez les anglais. Cinéaste quasi inconnu mais bien plus fréquentable que Sono depuis quelques temps.

    • Pour la critique japonaise, c’est un peu l’inverse de ce qui se passe en Occident, et tout aussi discutable.

      Je crois que j’ai vu il y a longtemps The Foreign Duck, the Native Duck and God. Souvenir très flou, il faudrait que je creuse dans sa filmo plus récente. Un conseil ?

      Tiens, la vidéo comique du W-E, à voir avec des rires enregistrés façon Friends :

  3. « Fish Story » pour commencer : in-dis-pen-sa-ble.

    • Pas vu. J’essaierai de rattraper cela prochainement. Oh, et si jamais si tu as des critiques sur bandofmovies à propos de films chroniqués ici, n’hésite pas à balancer le lien comme tu l’as fait, c’est toujours intéressant.

  4. Hmm. Le pitch donnait à voir, surtout dans les mains de SS. Cela pouvait donner une œuvre franchement sympa, distrayante, fraiche, un côté nawak mais contrôle… Depuis, j’ai lu des avis comme le tien qui me refroidissement carrément. Me demande vraiment dans quel état d’esprit il a enfanté ce film-ci. D’ailleurs, c’est plutôt judicieux ce parallèle avec les carrières de Kitano et Miike (dont j’ai plutôt apprécié son « Lesson… »). Mais sachant qu’il est d’humeur versatile, on ne saura jamais vraiment.

    « Who’s Camus Anyway », vague souvenir d’un film vu en VO, Hinano Yoshikawa oblige.

    • Me demande vraiment dans quel état d’esprit il a enfanté ce film-ci

      C’est ça. Sincère ou cynique ? Je pense qu’on va être vite fixé dans ses prochains métrages.

      Lesson of the Devil m’a donné l’impression d’un film un peu forcé, une sorte de démonstration outrancière à ceux qui l’accusent de se mainstreamiser que non, grrr ! il est toujours méchant. Cette impatience à le montrer l’a mené à cette dernière demi heure qui intervient après deux tiers assez vides et inintéressants au niveau de la progression psychologique des personnages. En bref c’est pas Straw Dogs quoi (dans le genre du film de prof qui pète un câble) ! On me dira que c’est Miike après tout, pas besoin de finesse psychologique. Pas totalement vrai non plus, il y avait cette démarche dans Audition , Hara-Kiri et quelques autres. Je suis arrivé à la scène du massacre à moitié endormi.

  5. Ca m’étonne de voir Himizu cité avec d’autres films comme Be Sure to Share ou The Land of Hope, J’ai toujours trouvé que c’était justement une des ses oeuvres les plus hystériques, dans le bon sens du terme.

    • Oui, je reconnais que le terme est mal choisi, surtout lorsqu’on a en tête la scène finale. Au lieu d’hystérie, j’aurais plutôt dû utiliser « frénésie », avec ce que ça suppose d’énergie et de dynamisme dans les plans et l’enchaînement des scènes.
      Cela dit, après avoir revu la scène en question je crois comprendre pourquoi j’ai casé spontanément Himizu dans les oeuvres moins hystériques de Sono. Peut-être parce que ces cris sont le signe d’une tentative de se libérer d’un poids plutôt que la marque d’une névrose inguérissable. Avec en surplus le background lié à Fukushima qui donne une tonalité grave et méditative.
      Après, il est possible que je me goure totalement. En fait je m’aperçois qu’il faudrait que je le revoie (je ne l’ai maté qu’une fois).

  6. Sympa de revoir la scène finale de « Himizu » et du coup me rappeler la présence de Fumi Nikaido qu’on retrouve justement dans le Miike dont on parle. Et en parlant de Fumi Nikaido, je lui trouve un petit quelque chose de Aoi Miyazaki, dans le jeu et la prestance à l’écran. Bref.

    Donc, ce « Lesson of the Devil ». Je comprends tes arguments et le sentiment qu’on peut avoir devant cette longue exposition et boucherie immorale finale. Perso’, je ne me suis pas posé plus de question que ça, sur son côté mainstream ou non. J’ai vu un film poser son action, adopter une forme quasi-clinique et rendre l’ambiance relativement malsaine. J’ai pas mal accroché à son personnage principal, ce prof sociopathe, espèce de Jim Profit du corps enseignant nippon. A ses pointes d’humour noir aussi. Et surtout à l’atmosphère globale donc qui se dégage du film jusqu’à ce fameux point de rupture où tout part en live. Du Miike quoi. Un peu moins nawak et bordélique (style « IZO »). Plus maitrisé et réfléchit dans ce bain de sang, justement programmé (façon « Audition »). Maintenant, les deux tiers manque de consistance et s’attarde sur des choses dont on aurait pu se passer par moment. Du coup, la durée est quelque peu excessive.

    • Le problème est que le film vient aussi après pas mal d’oeuvres (films, mangas et autres) ayant plus ou moins excellé dans le genre du survival en milieu scolaire et dont Battle Royale est devenu l’archétype. J’ai eu l’impression que Miike avait voulu dépasser les limites de la violence, histoire de surpasser au moins sur ce point le glorieux modèle de Fukasaku. Le problème est que cela se fait au détriment de l’intérêt et de l’interprétation. A tout prendre je crois que je préfère IZO qui était un OVNI très original.

      • > « J’ai l’impression que Miike avait voulu dépasser les limites de la violence »
        Carrément ! Il a voulu atteindre une boucherie paroxystique qui tranche avec le ton posé jusqu’alors. C’est comme s’il s’était amusé à bercer les spectateurs tout du long, les voir presque s’endormir et bam ! Prends-toi ça dans la tronche ! Tu t’y attendais. Tu savais que les choses se passeraient ainsi mais jamais tu n’avais pensé que cela atteindrait un tel degré dans le jusqu’au-boutisme. Et rien que pour ça, je trouve qu’il reste fidèle à son cinéma qui le caractérise tant. Ce « Lesson of the Devil », c’est un peu son « Elephant » à lui, en fait…

        IZO, un grand moment de cinéma, au cinéma. Je n’ai jamais compris pourquoi tant de monde quittait la salle tandis qu’il se passait ce… « truc » incroyable sur l’écran.

        • Bon, j’essaierai tout de même de revoir Lesson. Tout comme IZO d’ailleurs. Notamment pour les scènes où Kazuki Tomokawa apparaît.

  7. Assez triste de voir que Sono tourne mal. Ta mention des acteurs qui surjouent m’a vraiment fait penser à Minna Esper Dayo!, sympathique mais tellement Drama (ou manga, je m’en suis tapé pas mal ces derniers temps et je vois bien la ressemblance). Avec le recul je pense que c’est ce genre de scène qui m’ont toujours le moins plu dans les films de Sono: Yu et Yoko se roulant dans le sable et se hurlant dessus, ou Izumi qui retrouve son mari vers la fin de Love Exposure.
    Je testerai comme divertissement de week-end.

    Ravi de voir un peu au dessus que ça dit du bien des Outrage de Kitano sinon, j’avais l’impression d’être un un idiot à les apprécier. Rien de très nouveau dans les thèmes, surtout le deuxième opus, mais vraiment bien foutus. Il me faudra mettre la main sur ces films de Fukasaku dont vous parlez.

    • Sono à suivre… Son prochain film est une adaptation d’un manga, Tokyo Tribe. Pas trop ma tasse de thé non plus, du coup j’ai un peu peur.

      Je n’ai pas vu tous les Yakuza Papers mais le peu que j’en ai vu (deux je crois) était vraiment excellent. Et oui, Kitano est vieux mais pas encore mort. J’attends encore un peu avant de me mater en une soirée ses deux Outrage et d’en faire un article.

      • Bon bah ma copine a ramené ce « Why don’t » de Tsutatya au pif. Je lui mettrai pas plus de 4 non plus. Déjà parce que franchement too much, et la construction (tout comme le fond d’ailleurs) de l’histoire est un foutraque pas possible. Vite fait rigolo mais faut se calmer sur la coke des fois.

  8. Je reviens de « My Man ». Damn cette tof, mon s*laud, tu m’as bluffé. Un coup sec dans le bas ventre. Formidable Fumi Nikaido dans ce « Why don’t » (ce baiser qui transperce) dont je partage ton avis. Même sentiments, même ressentit.

    > celle du réalisateur prêt à tout pour parvenir à ses fins, monstre d’égoïsme qui quittera le lieu de la bataille avec sous le bras ses précieuses bobines sans un regard pour les carcasses laminées de ses acteurs et de ses techniciens.

    Serait-ce ainsi que Sono se voit… ?

  9. Désolé pour le retard, j’étais à la plage en train de faire des pâtés avec mes kids…

    Aucune idée de l’attitude de Sono avec son personnel. J’aurais tendance à dire que le mec n’est pas un salopard genre Melville mais qui sait ?

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