Bijin de la semaine (28) : Maya Nakanishi

3 mois déjà, oui, cela faisait trois mois que la rubrique « bijin de la semaine » avait été laissée au fond des tiroirs. Ce qui ne signifiait évidemment pas que les pages de ce blog oubliaient les yeux en amandes, les seins rebondis, les hanches vertigineuses et les jambes fuselées. Et ce qui signifiait encore moins que je n’avais pas dans mes papiers quelques brouillons d’articles destinés à alimenter cette mythique série. Parmi eux, celui de cette Maya Nakanishi que j’avais prévu  d’évoquer juste avant les J.O. mais, comme un lecteur m’a envoyé un message évoquant la jeune femme et ses charmes, cela m’a redonné envie de remettre de suite la main à la pâte, à défaut de pouvoir la mettre sur le galbe de cette extraordinaire créature. Merci donc à ce sympathique lecteur pour son non moins sympathique message et que le pouvoir des bijins soit avec lui !

Vous ne le savez sans doute pas, mais les critères de sélection pour prétendre au droit de figurer dans l’incroyable rubrique « bijin de la semaine » sont démentiellement drastiques. Tout, je dis bien tout est pris en compte : la forme du visage, le velouté des yeux, la qualité de la dentition, la taille et l’élasticité des seins, le pouvoir érotogène de la croupe, le grain de la peau et la grâce des jambes. Mais par-dessus tout cela existe un critère qui prime sur tout : l’originalité du pouvoir bijinesque. Le modèle pourra être imparfait et prétendre malgré tout à être immortalisée dans ces pages du fait d’un petit truc, d’un grigri ou d’une particularité physique qui fera la différence.

Dans cette conception de la bijin, Maya Nakanishi se pose là. Et pourtant, à voir l’image d’ouverture, vous vous dites sûrement qu’il n’y a rien d’extraordinaire, que notre bijin du jour n’est somme toute qu’une femme au physique agréable mais sans rien de particulier. Mais voilà, un coup d’oeil jeté à son calendrier nous montre aussitôt que…

le modèle n’est pas complet

A 21 ans, notre belle se mange une poutre en acier à son travail. Le constat médical est impitoyable : il faut amputer sa jambe droite au niveau du genou. Coup de trafalgar physique mais pas moral puisque miss Nakanishi continue plus que jamais à pratiquer son sport, l’athlétisme. Mieux, sa détermination est telle qu’elle participe honorablement aux J.O. de Pékin et décroche même plusieurs records, notamment ceux d’Asie du 200 mètres et du saut en longeur.

Hum. Si ça ne tenait qu’à moi, je lui donnerai toutes les médailles d’or possibles et imaginables.

Avec de tels résultats et ce physique agréable, on pourrait penser que les sponsors se bousculent pour aider finiancèrement la bijin, un peu comme Oscar « the Blade Runner » Pistorius, son homologue australien :

Mais en fait non. Financer ses entraînements et ses frais de voyage pour participer à des compétitions est apparemment tellement fastidieux quand on n’est pas un athlète « normal », que notre athlète a dû faire une croix sur les championnats mondiaux de 2011.

Laisse béton Maya chan, tu n’auras pas un seul radis de cette bande de ladres.

Et de là à ce qu’il en aille de même pour les Jeux paralympiques de Londres, il n’y avait pas des kilomètres. C’est alors que Maya eut une idée pour financer sa participation :

Poser nue pour un calendrier.

l’idée n’est pas nouvelle mais exécutés par Takao Ochi, ces quelques clichés en N&B sont particulièrement réussis. On y voit Maya nue et cachant habilement ses seins et sa toison d’amour. Son handicap n’est quant à lui aucunement caché puisqu’il gicle littéralement de l’image en couleur. Du coup, le regard ne sait plus trop s’il doit s’attarder aux courbes voluptueuses de ce corps ou aux couleurs vives de cet appendice qui semble crier sa présence. On se trouve face à un exemple de sensualité faite de chair et de métal. Ce n’est pas aussi dérangeant que Crash de Ballard, mais indéniablement fascinant. Et il faut être une sacrée pomme décérébrée pour trouver détestable cette entreprise (un rapide tour sur la toile m’a malheureusement montré qu’il y a de tels crétins). J’ignore si Maya a récolté assez de fonds pour réaliser son rêve. Mais moi qui serai au Japon lors des prochains J.O., j’espère bien assister le soir lors du dîner aux exploits de la belle sur la télé belle-parentale, entre une canette de Kirin et un grand verre glacé de shochu. En un mot comme en cent :

GANBARE MAYA CHAN !!!!

Pour se procurer la calendrier, check le lien Amazon ci-dessous (s’il n’apparaît pas c’est que tu as un module antipub canaillou !). Une B.A. qui vous coûtera la modique somme de 1200 yens.

 

Du même tonneau (ou presque) :

Lien pour marque-pages : Permaliens.

8 Commentaires

  1. Des jambes à en faire pâlir un groupe de Kpop féminin.
    Ça plus le reste, très beau corps bien entretenu.
    Chapeau bas car il faut sûrement un peu de courage pour se décider à faire ce genre de photos quand on est amputé d’un membre (peut être même un peu plus encore au Japon).

    Ps : pour le coup c’est la bijin du trimestre.

  2. Peux pas trop dire si faire ce genre de photo demande plus ou moins de courage quand on est au Japon. J’aurais plutôt tendance à croire que ça engendrerait moins de réactions hostiles là-bas qu’ici. Mais j’ai peut-être tout faux.

  3. Une bijin ma foi fort tetsuoesque ! Une très bonne idée d’auto-financement en tout cas. J’espère que cela interpellera quelques sponsors au passage. Ce serait dommage de se passer d’une telle silhouette comme ambassadrice.

  4. J’avais vu un reportage sur elle, il y a quelques mois, j’avoue que c’est pas son handicap que j’ai remarqué le plus.
    Content de la voir figurer dans cette illustre rubrique.

  5. Ok, elle à une jolie « plastique » (aucun rapport avec sa prothèse), mais elle a pensé à voir un dermato pour son vilain problème de peau ?

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