(The DC Archives) Namio Harukawa ou l’art de l’avoir sur le bout de la langue

(article paru sur Drink Cold le… je ne me souviens plus. J’ai récupéré le fichier word de l’article, pas la sauvegarde de la page web. Du coup il n’y a pas les commentaires dans ce réupload – et c’est peut-être mieux ainsi)

Drink Cold va changer qu’ils disaient ! Une nouvelle ère arrive ! Z’allez voir, ça va être terrible ! Si, si, un nouveau tsunami va arriver !  Ça va être le grand chambardement, le nirvana ultime, un bukkake rédactionnel, le véritable point G de la culture japanisthanaise, aussi sûr que deux et deux font quatre, que Yuma Asami  fait 96 de tour de poitrine et qu’Olrik en fait 50 de balloches !

Ben justement, tonton Olrik, lui, n’a pas attendu la Saint Glinglin pour aller de l’avant. Fort de la masse non négligeable de flouze que je vous rapine quand, beurrés jusqu’aux yeux que vous êtes, vous ne vous apercevez même pas que je vous rends à peine 50% de votre monnaie sur les consos, j’ai pu aménager notre chambre des plaisirs en un lieu calme, apaisant et cossu afin de procurer à nos lecteurs les plus solitaires de nouvelles et bienfaisantes sexpériences. La conception du lieu n’a pas été facile mais, après des heures passées fiévreusement à faire des plans.

Votre serviteur faisant des plans.

… le lieu est maintenant fin prêt ! Finie la veuve clandestine pendant que vous reluquez en loucedé la culotte de Magalie, notre nouvelle serveuse stagiaire :

Que l’on voit ici en train de servir un p’tit noir.

Maintenant, grâce à moi (mais aussi une participation forfaitaire de 20€), vous allez enfin pouvoir connaître autre chose que la callosité poisseuse de votre paume. Bref, en d’autres termes, ami lecteur, ARRÊTE TOUT ! Oui, toi, le gros surtout, je m’adresse à toi !

Gné ?

Oui, toi, arrête donc de regarder en boucle dans ta chambrette le Maria Ozawa Fuck 1 Grand Prix  en te compressant les roustons au maximum avec ton fundoshi de fortune. Ce type de sensation ne vaut pas tripette et est bien trop éloigné de ce que le standinge d’un gars comme toi est en droit d’espérer. Tu te prends des râteaux dans la vraie vie ? Ne t’en fais pas, on va changer ça, tu vas bientôt t’en prendre dans le cul, il ne tient qu’à toi pour que désormais de célestes créatures te récurent les orteils avec leur langue en t’appelant Cochonnet sama .

Je m’adresse aussi à toi, là, au comptoir, oui toi, le binoclard  avec le dakimakura aux douteuses taches :

Plaît-il ?

Il va être grand temps de songer à abandonner cette pratique ridicule que l’on ne tolère qu’à grand peine à la buvette. Suis-moi et je te promets que tu vas tâter des rondeurs bien plus rebondies que celles de ton coussin. Et en odorama en plus, ce sera autre chose que les effluves d’un sinistre tissu synthétique, crois-moi.  Pour toi, ce sera un tarif d’ami, 40€ feront l’affaire – si tu refuses, je crame ton grotesque oreiller avec mon briquet pendant que Megane et Clacle te maintiennent. Inutile de me remercier, je suis comme ça moi… oui ? Qu’est-ce qu’il y a derrière, qui m’appelle ?

Euh… et moi Olrik, je peux venir ? J’en ai un peu marre de me palucher devant un miroir.

Pas de problème mon lapin, mes deux papillons des îles se feront un plaisir de s’occuper pour de vrai de ton mamelon gauche et de te cramer ton tatouage à la lampe à souder et te faire couler le foutre en des cataractes innommables. Steve Mc Queen et sa lance à incendie dans la Tour Infernale, en comparaison, i’ fera débile.

Bon, d’autres volontaires ?  Ah ! je vois des mains qui se lèvent au fond, très bien, venez, ça fait six, je crois que ça ira pour commencer.

Attendez-moi, j’arrive !

Désolé mon gros mais on est complet. Et puis dans ton cas, je crois que quelques séances d’exercice dans notre ring clandestin serait plus judicieux. Fonds ta graisse, mon cochon, avant de graisser le fion de cochonnes (je précise qu’au moment où je tape ce calembour certes un peu vulgaire, j’écoute les Vêpres de Monterverdi, si ça c’est pas la classe…)

Allez, parés ? Alors on y go ! Ah ! juste une derrière chose : avant de descendre dessapez-vous et enfilez ça, si, si, j’insiste ! pas de discussion possible.

Euh, t’es sûr Olrik ?

Ouaip ! Car c’est là aussi une nouveauté en rapport avec ce vent de changement. Trop souvent taxé de misogynie et de vulgarité, Drink Cold va dorénavant la jouer moins douchebags sous stéroïds amateurs de JAV où les femmes ont autant d’utilité qu’un bibelot sur la cheminée de tata Odette. Maintenant, ce n’est plus « tame the cunt » comme dirait l’autre mais « respect the meufs ». Finie l’époque Mandom, dorénavant ce sera l’ère du femdom. Rassurez-vous, nous n’abandonnerons pas pour autant les chouettes photos de chouettes filles avec de chouettes gros seins, c’est juste une histoire d’équilibre, d’harmonie, de part féminine dans la masculine (c’est trop souvent l’inverse ici), bref de yin et de yang, tout ça quoi !

Oui mais j’ai quand même un doute là.

Il ne faut pas mon petit, tu verras, ça va bien se passer. Et puis on vous connaît hein ! il ne faut quand même plus avoir beaucoup d’amour propre pour fréquenter pendant des années notre buvette.

C’est ma foi vrai.

Donc, l’affaire est entendue. Mettez-moi cette lingerie, ustensiles indispensables pour connaître les nouvelles sensations que je vous propose. Je vois encore quelques réticences ? Vous me forcez la main, là. Je voulais vous faire la surprise mais vous me forcez à révéler le poteau rose comme dirait Bérurier, allez, écoutez ceci galopins :

I’ll be a park, and thou shalt be my deer;
Feed where thou wilt, on mountain or in dale:
Graze on my lips; and if those hills be dry,
Stray lower, where the pleasant fountains lie.

Pas mal hein ? C’est un extrait de Venus et Adonis, de Shakespeare.  Vous avez pigé maintenant ?

Scrotch ! Gloup ! Miam !

Bon OK, voici donc la trad’ :

Je serai ton parc et tu seras mon cerf
Broute où tu veux : sur monts ou en vallée
Viens paître sur mes lèvres ; et si ces collines sont sèches
Egare-toi plus bas, là où gisent les agréables fontaines
.

Brouter, lèvres, fontaines… c’est bon où il faut que je vous fasse un dessin ? Vous n’êtes quand même pas insensibles au point de ne rien comprendre à la délicatesse du Poète, à l’originalité de sa métaphore filée, à la divine cadence de ses décasyllabes ?

Ouais, ça y est j’ai compris Olrik, le mec dit qu’on va donc brouter de la biatch. OK alors, laissez-moi passer les mecs, à moi l’honneur !

 

Voilà, euh, c’est à peu près ça. Bref vous voyez,  abandonnez toute peur mal fondée, prenez un verre de Kiki au passage, histoire de se fouetter les sens, et allons-y. C’est par là, oui, le petit escalier lugubre à gauche du comptoir, voilà, ouvre la porte Sylvain, c’est ça, descendez, descendez, je ferme la marche. Pourquoi je ferme à clé ? Oh ! parce que…  vieille habitude… et pour pas être importunés par des curieux. Vous voudriez tout de même pas que madame vous surprenne avec la menteuse collée au berlingot d’une autre, non ? Allez, descendez, on est bon pour encore une centaine de mètres en colimaçon. Et vos gueules putain ! on s’entend plus… Faites gaffe à pas marcher sur le rat crevé, là, ici. Attention, qu’est-ce qui brille donc là-bas dans le noir ? Un item magique ? Bon sang on se croirait dans un vieux RPG sur Mégadrive, je kiffe ! Faites voir… ah non ! J’ai pigé !

C’est une capote à Clacla. Avec ses goûts de luxe il aime à se munir de ce modèle incrusté de diams. Incorrigible celui-là ! On les trouve uniquement à Ginza je crois, sacré Clacla ! Par contre me demandez pas ce que ça fout là. Allez, in ze pocket, je la revendrai sur ebay, ça fera du matos en plus pour notre chambre des plaisirs. Continuons, on y est presque. Comment ? Qui c’est la dame qui va s’occuper de vous ? Enfin, je veux dire, qui va s’offrir à vous ? une bien adorable gueuse ma foi, imaginez Saori Hara dans un costume de dominatrix de pacotille, et vous ne serez pas loin du compte.

Screenshot de ce qu’imagine aussitôt un de mes victimes clients.

Allez, on continue, on y est presque. Oui ? Pourquoi j’ai apporté un manche à balai et une gégène ? Oh, pour rien, comme ça… en fait le vide ordure est juste à côté de la salle de torture des plaisirs et Megane m’a demandé de virer un peu de mon bordel en haut, c’est tout. Et pourquoi je descends avec ma Winch’ ?… pour… pour tuer les araignées, elles sont très grosses et très rapides ici. Parole ! y’a pas d’autre moyen pour en venir à bout. Ah ! mais chut ! nous y voilà ! Regardez, voilà la porte. Allez, à vous l’honneur, je vous laisse passer devant, toquez à la porte et entrez.

Pour toquer et entrer, clique sur l’image.

Et hop ! Et vas-y que je ferme la lourde, que je la verrouille à double tour et que mette la clé dans mon calcif. Mes amis, laissez-moi vous présenter Vaginella (la rousse) et Fista (la blonde), accompagnées de leurs braves toutous, j’ai nommé Footrique et Sodomayor. Il s’agit en fait de gloires bien connues de la blogosphère japanisthanaise mais, par respect, je tairai leur identité. N’ayez pas pitié d’eux, ils sont parfaitement heureux, tout comme vous allez l’être dans quelques instants. Matez-moi au fond cette belle collection d’objets qui vous attendent, c’est pas joli ça ? Hmm ? Quoi ? Comment cela vous voulez remontez ? Que non pas mes maîtres ! Là vous oubliez ma winch’ :

Du coup réfléchissez bien avant de vous approcher de la lourde, enculés !

Et puis n’oubliez pas non plus, séance de gougnotage en perspective, ça, ce n’était pas un mensonge. Seulement voilà, the name of the game is Namio Harukawa. Ou l’art de l’avoir sur le bout de la langue. Jetez donc un oeil sur les belles oeuvres punaises sur le mur à votre droite :

Enfin, de la glotte car les créations de ce maître illustrateur spécialisé dans le bondage tendance face sitting ont comme des réminiscences avec les fameux cunnilinguer dans Yapou de Shuzo Numa. Allez, après Shakespeare, je peux bien me fendre d’une nouvelle citation littéraire, au moment de l’apéro, ça ne fait pas de mal :

Ce vidage renversé toucha les cuisse de Clara et les écarta légèrement pour s’introduire entre ses jambes. A l’instant où elle perçut les mains qui se posaient sur sa peau, elle s’affaissa légèrement et comprit que ses fesses reposaient maintenant sur son visage ; la raie de ses fesses sur le menton, le nez sur le périnée, les joues frottant l’entrecuisse. Le contact était parfaitement hermétique. Elle comprit que la bouche ouverte sous elle était prête à aspirer son urine.

Bon, vous n’êtes pas obligés d’aller jusque là mais moi je dis qu’en cette journée internationale de la femme vous avez le droit et même le devoir de faire un effort. Allez, je vous laisse en cette bonne compagnie (attention tout de même à Sodomayor, il est du genre taquin), je dois remonter à la buvette, le happy hour approche.

“C’est bon Clacla ! les trolls puceaux qui nous faisaient chier dans les commentaires sont tombés dans le panneau, on n’est pas près de les revoir !”.

Oui, je sais ce que tu vas dire ami lecteur, le procédé est quelque peu vil et excessif. Mais c’est pour leur bien. Leur premier contact intime avec l’épiderme du beau sexe sera certes un peu violemment humide et poilu mais enfin, cela devrait tout de même leur offrir de nouvelles et salvatrices perspectives. Quant à toi, en cette journée de la femme, n’hésite pas à montrer ce soir ce bel article à ta dulcinée qui te supporte toute l’année. Je pense qu’elle a bien mérité que son compagnon lui serve pour une nuit de selle de vélo. Pense par contre à bien te laver les dents avant de revenir à la buvette. Parler avec plein de cheveux sur la langue, c’est pas ce qu’il y a de mieux.

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire