(posters) Les guns and boobs du v-cinéma

Il fut un temps où j’aurais fait mes choux gras de ce genre de production. Mais le temps passe, les goûts changent, et je dois bien avouer que passer une heure et quart à regarder  une zèderie tient du challenge, voire du supplice. Mais rien de définitif, peut-être qu’un jour je reprendrai de plaisir à mater ces pellicules délicieusement décérébrantes peuplées de bijins zombis, de donzelles en bikinis virtuoses du katana et autres sailorfuku armées de flingues sur lesquels un John Rambo n’aurait sûrement pas craché.

En attendant, je préfère contempler leurs belles affiches colorées peuplées de ces belles et dangereuses créatures. Avec ou sans gros flingues, les pin-up ont pour point commun d’arborer sans complexe une autre artillerie. Lourde elle aussi. Bien rembourrée. Et à chaque fois c’est pareil : quand je tombe devant ces charmants petits soldats du v-cinéma, il me prend tout de suite l’envie de rendre les armes et de me ruer sur le film, me disant que si le contenu est à la hauteur du contenant, ça va être un spectacle bien girond. Mais cette envie compulsive ne dure jamais : très vite d’obscurs souvenirs d’obscurs nanars à l’érotisme et à la photographies bien délavés me reviennent en tête et j’abandonne mon projet.

Reste donc cette esthétique de couleurs vives et de lignes agréablement arrondies qui répondent aux lignes droites des flingues, couteaux, katanas et autres tronçonneuses. J’ai ajouté à la collection des affiches où les armes ne sont que de simples costumes de maid ou des robes prêtes à exploser sous la pression des volumineux objets qu’elles essayent tant bien que mal de contenir. Je ne pense pas que vous vous en plaindrez…

Bref, cet « article » se veut être l’album Panini de cet art graphique régulièrement alimenté par des studios de troisième zone. A consulter régulièrement, je le compléterai au fur et à mesure des nouveautés et de mes découvertes.

 

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9 Commentaires

  1. Ah sympa, ça va me donner des idées de films à regarder quand je m’ennuierait dans mon mois de vacances à venir. A petite dose ça doit bien être divertissant

  2. @ Zoda :
    Je te conseille de t’en mater samedi soir, juste après France-Espagne. De quoi passer une soirée délicieusement Z (encore qu’avec ces Bleus toujours imprévisibles…)

    @ warren :
    Et hop ! Je l’ajoute à la galerie.
    Grazie mille.

    (et si des lecteurs ont d’autres titres comme ça, qu’ils n’hésitent pas à balancer)

  3. Encore un p’tit up : Zero Woman R (une vraie purge cette série) et Weather Woman (quelques petits trucs amusants dans celui-là).

  4. On ne me fera pas croire que Sex in the Pachinko n’est pas une de ces parodies porno…
    Moon Princess est formidablement cheap et moche, on dirait que ça a été composé sur Paint. Formidable la fille à poil dans le creux des mains.
    Mes préférées restent quand même l’équipe complète de natation, ça me rappelle mes bonnes résolutions d’aller à la piscine. Et puis Weather Woman, c’est clair net et précis, ils ont pas du trop se casser pour concevoir l’affiche, et la posture de la fille me donne une idée des prévisions à 5 jours. Plus sexe qu’Evelyne Dhéliat…

    • On ne me fera pas croire que Sex in the Pachinko n’est pas une de ces parodies porno…

      Et pourtant si, je pense qu’on est ici dans le soft plutôt que dans le hard. Il y a toute une sous-catégorie dans le v-cinema érotique qui s’attache à raconter les vies ponctuées de galipettes de de bijins au travail bien typé. Ici les hôtesses dans les pachinko, là une femme de ménage dans un hot spring, ou encore une maîtresse ès sushi (voir nouvelle affiche ajoutée).
      Je ne sais pas si l’employée de combini a déjà été fait. Si non, ça ne saurait tarder.

  5. Un pan du cinéma mondial trop peu connu à mon goût. La vie c’est parfois bizarre tout en étant vache mais on se réveillera dans quelques décennies pour allouer le bien fondé de ces pépites.

    Sinon, j’ai un amour immodéré pour les affiches de films des Missing. Les films se ressemblent comme ils s’assemblent mais le mec derrière le visuel est une pointure qui vous vendrait de la merde pour du parfum. Chapeau bas au sieur derrière ces affiches… elles sont belles comme une bijin avec son smartphone shooté par Olrik dans un coin de rue.

  6. Plût au ciel que je photographie prochainement des bijins aussi bien carrossées !
    Sinon, « vendre de la merde pour du parfum » résume bien cette histoire d’affiches. Hey ! Il y a finalement un peu du stade anal à mater ces films. Une régression délicieusement infantile pour grands garçons.

  7. Effectivement. Je plussoie à ta dernière phrase. Sachant que j’aime m’auto-citer, je disais notamment de RoboGeisha qu’il est une récréation qui nous diverti comme un collégien. En gros on se retrouve et c’est cela même l’essence de ces productions : c’est la cour d’école !

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