The DC Archives : plus fun que la poire à lavement : le kancho

J’étais tellement sous le coup de l’émotion avec cette histoire de site piraté qu’il m’a fallu quinze jours pour entraver que mes vieux articles pour DC étaient devenus invisibles sur le net. Comment ? Quoi ! l’humanité n’allait donc plus avoir accès à mes perles, à mes articles sur le kancho, à mes chroniques footballistiques, à mon magnifique roman feuilleton inachevé et à mes critiques de roman porno poisseux ? Il fallait réagir !

J’ignore ce que deviendra le futur de DC mais en attendant, je vais exhumer progressivement ces bibelots et les republier sur ce site avec quelques menues améliorations, ou pas, quitte à les republier plus tard sur DC, ou pas. Cerise sur les gâteau : les merveilleux commentaires de mes merveilleux lecteurs seront eux aussi rétablis.

A tout seigneur tout honneur, je commence avec l’article qui en son temps battit des records de stats. Preuve s’il en est que les lecteurs ont bon goût et savent priser comme il se doit un article où il est question de doigts dans le trou de balle….

Plus fun que la poire à lavement : le kancho !

(fabuleux article paru sur DC le 19 août 2010)

Vous vous promenez tranquillement dans une rue au Japon lorsque vous ressentez tout à coup une fulgurante douleur au niveau de l’anus ! Du calme ! Ne paniquez pas ! Inutile de vous rendre chez un proctologue, il y a de fortes chances pour qu’un galopin vous ait tout simplement fait le coup du kancho.

Nos petites têtes blondes poussent le crétinisme jusqu’au jeu du foulard. Au Japanisthan, on a su s’arrêter au stade anal. De quoi s’agit-il exactement ? C’est très simple : vous joignez vos index, vous croisez entre eux les autres doigts puis, armé de ce redoutable pistolet à dargifs, vous vous approchez en taminois près d’une victime de votre choix et, sans crier gare (ou alors en criant « kan-CHO ! ») vous donnez un vigoureux coup dans son fondement. Exactement comme ceci :

Intellectuel, non ?

Tel le poinçonneur de Shibuya, vous allez vite voir que « faire des trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous » est particulièrement farce. Tout comme le sens du mot kancho d’ailleurs puisqu’il signifie « lavement ». Cocasse, non ?

D’une manière générale, ce sont plutôt les écoliers qui pratiquent cette petite facétie. Les garçons  surtout, bien que les fillettes ne crachent pas nécessairement sur ce jeu :

Le petit Toshio kun, 7 ans, en gardera une misogynie prononcée toute sa vie

Mais la précédente vidéo nous montre que cela peut perdurer jusqu’à l’adolescence, voire même à l’âge adulte :

Le grand Yamada san, 42 ans, en gardera quant à lui des séquelles toute sa vie

Que ce soit entre potes de fac ou entre collègues, il semblerait que s’enfoncer des index dans l’anus entretienne un sentiment de camaraderie. Essayez donc demain à votre travail, vous me direz si c’est juste, moi, je ne peux pas, je suis en vacances.

Il est par ailleurs volontiers pratiqué dans les milieux sportifs, très efficace paraît-il pour donner un esprit de corps à une équipe :

♫ Nous sommes les Marseillais ! Et nous allons gagner ! ♫

Et là, je ne saurais que trop conseiller au nouveau sélectionneur de l’équipe de France d’instituer cette pratique dans les vestiaires avant chaque rencontre et à chaque mi-temps. Au point où en sont les Bleus, je ne vois guère que cette solution pour revenir du gouffre où ils sont tombés. D’ailleurs, ça n’aurait peut-être pas fait de mal à Anelka, un p’tit coup dans le fignedé.

Attention toutefois : certains sportifs à tendance bi ou homo, voire carrément exhibitionnistes, peuvent être tentés de se laisser aller :

Exemple de kancho que la morale et le bon goût réprouvent. Je déconseille.

Autre exemple sportif : souvenez-vous de machine, la Coréenne qui a remporté la médaille d’or avec son programme sur James Bond. Beaucoup ont cru qu’à la fin elle mimait 007 tenant un flingue.

Quelle naïveté !

Il s’agissait tout simplement d’un kancho à l’adresse de sa concurrente japonaise pour lui faire comprendre…  ben, qu’elle l’avait dans l’os. J’affabule ?

Et ça, c’est du boudin ?

D’un point de vue purement photographique, vous noterez au passage combien ce geste est photogénique en plus d’être rigolo. On se donne l’impression d’être une sorte de kancho assassin, d’agent secret façon goldfingers. Y’a pas, c’est la classe et l’on comprend mieux pourquoi les lycéennes aiment à montrer leurs doigts dans les purikuras :

Le kancho, c’est fun

Tellement fun d’ailleurs que certains n’hésitent pas à décorer leur caisse ainsi pour rendre hommage à une pratique qui, en leur ôtant leur virginité anale, a sûrement à jamais changé leur vie :

Vite Robin! Courons à la Kanchomobile!

Bien sûr, au royaume des pervers on peut craindre des dérives. Sous couvert de la plaisanterie potache, on se doute que les otakus puceaux pervers (mettez les mots dans l’ordre qui vous plaît) s’en donnent à cœur joie.

Tu l’as dit bouffi !

Et que cela donne des choses parfois un peu limite lorsque la victime est une personne inconnue du kanchotateur :

Le jeune femme a l’air de franchement souffrir. D’un autre côté, on ne peut pas savoir à l’avance si la victime a des hémorroïdes ou non. Et puis quoi! Si on ne peut plus déconner! Tenez, c’est comme cette émission de la NHK, Nanmon Keisatsu, qui en février 2006 est allée carrément jusqu’à dire que le kancho était une cause indirecte de l’existence des chikan, ces pauvres salary men qui dans le métro, aux heures d’affluence où l’on est forcément les uns sur les autres, ne peuvent faire autrement que d’effleurer l’anatomie de leurs voisines et d’aussitôt se faire accuser des pires saloperies. La société est impitoyable…

Moi, j’ai une autre théorie : en plus de lâcher les soupapes pour ne pas connaître une nervous breakdown, ce beau geste est une façon de rabattre l’orgueil de certains. Toujours ces fâcheux déjà évoqués dans mon article sur Golgo 13. Ça méprise mais ça ne sait pas. Dès lors, quoi de mieux qu’un vigoureux kanchô au cul pour dégonfler ces baudruches, hmm ? Finalement, de la tarte à la crème façon Noël Godin au kancho, il n’y a qu’un pas que l’on peut allégrement franchir.

Et maintenant, c’est l’heure de…

DC

7

JEUX!

 En effet, terminons cet article avec un jeu pour voir si vous avez bien compris et si vous êtes aptes à kanchotiser votre prochain. Regardez attentivement les images qui suivent puis, pour chacune d’elle, ditesKANCHO ! ou PAS KANCHO ! Vous êtes prêts ? c’est parti :

1

Ce pompier sort de son hélicoptère : kancho ou pas kancho ?

O

KANCHO !

Bonne réponse ! Une petite plaisanterie entre collègues ne fait jamais de mal. Cela prend deux secondes et ne tuera pas le brûlé au troisième degré qui se trouve à l’intérieur.

2

Cette jeune femme, avec son lourd et encombrant popotin (tellement encombrant que je ne suis pas parvenu à faire tenir la photo dans les marges de cet article), semble avoir du mal à monter l’escalier. Kancho ? Pas kancho ?

O

KANCHO !

Bingo ! Non seulement vous amuserez la dame mais en plus vous lui ferez faire un bond qui lui permettra d’achever facilement sa pénible ascension. Eh ! Qui sait si elle ne vous remerciera pas en vous permettant de faire l’ascension de son derrière dans un endroit plus calme ?

3

Dans sa hâte de se rendre à sa salle d’arcade préférée, ce gros hard gamer a oublié de mettre son pantalon! Ah ! Vous avez l’air d’hésiter ! Alors ?

X

PAS KANCHO !

Ouf ! Vous m’avez fait peur ! Il y avait effectivement un piège ! Dans ce genre de cas, ne jamais au grand jamais faire de kanchô, à moins que vous n’ayez envie d’avoir le doigt qui pue pour toute la journée.

4

Suzuka Miyashita, pimbêche fille à papa. Arrogante, sûre d’elle, elle est connue pour changer d’homme comme de culotte. Verdict ?

O
KANCHO !

Of course ! C’est l’exemple typique des fâcheux dont je vous parlais. Mais dites-moi, vous avez l’air d’avoir pigé le truc ! Je suis fier de vous. Mais voyons si vous allez briller avec le cas suivant.

5

Cette jeune femme apparemment inoffensive est en réalité une athlète bien connue pour sa maîtrise du coup de boule rotatif. D’un autre côté, elle a l’air bien occupée à sauter à la corde. Alors ?

KANCHO !

NOOON ! SURTOUT PAS !

X

PAS KANCHO !

Le risque ici est de vous empêtrer dans la corde et de perdre de plusieurs secondes, secondes durant laquelle notre championne de K-1 aura tout loisir de jouer au xylophone avec vos dents. Règle n°1 : veiller à ce qu’aucun obstacle n’entrave votre fuite.

6

Ici, pas de description superflue, la photo parle d’elle-même :

KANCHO !

NOOOOOOON!

X

PAS KANCHO!

Ben voui ! A priori, on croit que c’est la situation idéale : occupée à barboter sur sa bouée rose, la fille aura bien du mal à venir vous frotter les oreilles.  Le problème, c’est que vous n’avez pas été discret avec vos deux doigts en érection et que, surtout, vous n’avez pas fait attention au maître nageur (assez costaud) qui se trouvait juste derrière vous. Vous finissez la journée au poste avec le nez cassé, deux dents en moins et une plainte au cul pour harcèlement sexuel.

Terminons enfin :

7

Vous êtes dans un onsen et vous tombez sur ces trois personnes :

X

PAS KANCHO!

Banco! Effectivement, à moins que vous ne soyez las de votre chienne de vie, je vous déconseille absolument de fourrager avec vos doigts l’anus de messieurs arborant au dos ce type de tatouage

Deux erreurs, allez, c’est malgré tout pas si mal et je pense que vous êtes parés pour passer à la pratique. Qui sait si avec un peu d’entraînement vous ne serez pas capable de faire des kancho de cet acabit :

Ultimate kancho réalisé sans cheat code

Ah! J’allais oublier : si par hasard certains parmi vous ont perdu leur virginité culienne et qu’ils le vivent très mal, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter à:

S.O.S. KANCHO

0820 888 888

Nous ne sommes pas des bêtes que diable! et la rédaction se fera un plaisir de vous conseiller afin de retourner au Japanisthan sans serrer les fesses.

Du même tonneau (ou presque) :

Lien pour marque-pages : Permaliens.

3 Commentaires

  1. Ah, c’était un bien bel article (un de mes préférés de Drink Cold je crois), content que tu aies pu le retrouver).
    Tiens, je m’en vais le partager sur divers réseaux sociaux de ce pas, ça t’apprendra.

  2. Aaaaah toute une époque et qu’elle était belle cette époque. Tu fais bien de dépoussiérer tout ça. Ca donne du baume au coeur tout en se disant que ce n’est pas perdu. Vivement le reste des rediff’ ! Hisayasu Sato, es-tu là… ?

  3. @ David :
    « …content que tu aies pu le retrouver ».
    T’inquiète, c’est mal connaître bibi que d’imaginer qu’il ne surveille pas ses arrières pour parer à toute panne informatique (ça m’est arrivé une fois, ça m’a suffi). Toute article est dupliqué en dix exemplaires et envoyé au 4 coins du net, prêt à servir au cas où. Je les envoie même en recommandé avec accusé réception à ma mémé, la personne au monde en qui j’ai le plus confiance, c’est dire.

    @ ID :
    Hisayasu will be back, sois rassuré (je reconnais bien là l’amateur de cat III). Pas tout de suite, j’y vais d’abord en douceur, histoire de ne pas faire fuir les nouveaux lecteurs.

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