Bijin de la semaine (26) : Akiko Kojima

 Pour cette 1ère bijin de la semaine de l’année, vous n’aurez pas droit à des photos avec de vertigineux boobs dessus. Et non, vous n’aurez pas non plus de stupéfiants valseurs, ni de tétons dressés et encore moins de « yamete ! » humide made in Nikkatsu. Aujourd’hui, tenez-le vous pour dit, ce ne sera que jambes fuselées, silhouette racée et visage à tomber par terre.
Au moment de vous la présenter, je m’aperçois que mes mains tremblent d’émotion et que je risque de mal faire les choses. Exceptionnellement, je vais laisser la ici la parole à un autre invité de marque, Danny Ray :

Hi guys !

Oui, vous avez bien lu, Danny Ray ! le grand Danny Ray, le porteur de cape du Godfather of Soul, celui qui l’aidait à se relever après s’être donné à fond les ballons sur Please, Please Me, le chauffeur de salle le plus mythique de tous les temps, le seul, le grand, l’unique Danny Ray. Mais chut ! je me tais, il est temps de laisser la parole aux grands, vas-y Danny, chauffe mon public mon ami, mais interdiction de chauffer ma bijin salopard !

« Are you ready for star time ? Ladies and Gentlemen, please welcome the 8th Miss Universe, the beautiful, the marvelous, the uncomparable bijin, miss AKIIIIIIIKOOOO KOJIMA ! AKIKO KOJIMA ! AKIKO KOJIMA ! There she is… AKIKO KOJIMA ! »

Mes lecteurs sur leur 31 et chauds comme une baraque à frites.

Moi, habituellement, le concours miss Univers hein ! je m’en bats plutôt l’oeil, et pourtant Dieu sait si ce dernier est toujours aux aguets pour se le rincer, même quand la merchandise n’est pas forcément top-notch. Trop guindé, trop artificiel, trop parfait, en un mot aussi ennuyeux qu’une livre de gruyère rapé. Mais en explorant les archive d’antan de ce concours, on collecte tout de même d’intéressants specimens bijinesques, dont celui-ci, sans doute le plus précieux car outre le fait que la grande Akiko est indéniablement une très belle femme, elle possède le prestige d’avoir été la première Japonaise à avoir été sacrée et même, carrément, la toute première asiatique. Ici, faisons un court mais savoureux voyage dans le temps :

Sur cette vidéo, notre bijin n’en a pas l’air comme ça, mais sa taille (1m70) et ses mensurations (94/58/96) avaient laissé à l’époque tout le monde comme deux ronds de flan. Comment diable ! les mousmés sont donc maintenant capables d’avoir du monde au balcon ? Quelle surprise ! À tel point d’ailleurs qu’une petite polémique naquit au sujet de la belle poitrine d’Akiko, un horrible chirurgien japonais prétendant même que la belle avait eu recours quelques mois auparavant à de la chirurgie mammaire pour lui donner plus d’opulence. Akiko soutint évidemment que non, que ses seins était garantis 100% bijin élevée au thé vert de Kyoto et il s’avéra de toute façon que ce félon avait juste cherché à faire de la pub à un confrère. Sacrée anecdote, hein ?

« Olrik, arrête de remuer cette fange que tout le monde a oubliée et photographie moi, ça vaudra mieux. »

En tout cas, il en aurait fallu bien plus pour stopper l’irrésistible ascension de cette beauté en cette journée bénie du 24 juillet 1959 à Long Beach, devant 4200 spectateurs. Alors âgée de 22 ans, Akiko avait derrière elle quatre année de mannequinat à Tokyo où elle était habituée à porter pour les magasines de mode autant de délicats kimonos que les dernières créations venant de Paris. Et modeste avec ça, puisqu’elle confira dans une interview que parfaitement heureuse lors de ces années, elle n’avait d’autre ambition dans la vie que d’être une adorable épouse. En attendant son prince charmant, Akiko passera donc par la case miss univers et écrabouillera de sa classe les quatre autres finalistes, à savoir miss Norvège, USA, Angleterre et Brésil.  « J’ai dû me pincer pour m’assurer que ce n’était pas un rêve », avouera-t-elle juste après la proclamation de son élection au titre suprême. Mais les 10000£ de prime, le manteau de fourrure et la bague de diamant en cadeaux la convinrent rapidement que non, ce n’était pas un rêve. Notre Cendrillon connut alors la gloire de parader dans une rue survoltée :

De rencontrer d’autres princesses et de vieux vicelards :

« Euh… tu viens chez moi ? J’ai une super collection de figurines ecchi ! »

De figurer dans de belles réclames vintage :

De rencontrer des princes charmants apparaissant comme autant de maris potentiels :

« Non content de puer du beignet il bande comme un cerf ! Bon, je termine cette danse avec lui et je vais voir ailleurs ».

Voir ailleurs, justement. A son retour du Japon, Akiko ne tarde pas à combler les désirs de sa mère qui rêvait de voir fifille bien mariée puisqu’elle s’éprend d’Akira Takarada :

Le mec à gauche.

Ceux qui ont un peu de culture cinématographique nipponne (c’est-à-dire vous, chers lecteurs bien-aimés) auront à ce nom tout de suite bondi de leur fauteuil en beuglant : « QUOI ? LE Akira Takarada ?! ». Car oui, le sieur n’est pas n’importe qui, il est alors une des jeunes stars populaires de la Toho, jouant dans bon nombre de films de kaiju et de S-F, notamment, excusez du peu, dans le premier Godzilla et plus tard dans le cultissime Invasion of Astro-Monster, aux côtés de Kumi Mizuno :

Tout alla bien, le couple eut deux enfants malheureusement, le conte de fées n’alla pas jusqu’à « ils se marièrent et vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours ». Le couple divorça car Monsieur trompait Madame avec…

GODZILLA !

Eh oui, à force de peloter les seins du saurien sur les plateaux de tournage, l’acteur avait fini par délaisser les mensurations de rêve de sa femme au profit des voluptueux bourrelets de la bête. Pas totalement une faute de goût, j’avoue moi-même avoir vu des gros plans de la queue de l’animal dans mes rêves les plus humides mais enfin, totu de même Akira, lorsque l’on est marié avec la première bijin miss univers, il est des choses qui ne se font pas. Qu’on ne t’y reprenne plus, vilain bougre !

« Euh… et avec un otaku gaijin fan de Godzilla, je peux Olrik ? »

Quant à notre 26ème bijin de la semaine, que les Grâces du Tout Puissant veillent à jamais sur son auguste et naturelle poitrine. Un exemple à méditer pour toutes ses chaudasses sans cervelle qui sont allées achetées au Lidl du coin leur prothèse PIP. En vérité Akiko vous le dit les filles :

« Buvez du thé vert de Kyoto ! »

Quelques photos en extra :

Du même tonneau (ou presque) :

Lien pour marque-pages : Permaliens.

4 Commentaires

  1. Nan mais les vieilles coiffures et tenues ça la met moins en valeur qu’un bon bikini y’a pas à dire.

  2. Ah oui, on est dans le classieux là ! 😉 Sacré brin de bijin, de sympathique mensurations ma foi. Y a pas à dire, c’était une autre époque, d’autres canons de beauté.

    Une autre classe, un autre style, vivement qu’on cause de Riyo Mori… en attendant on se délecte de cette donzelle et c’est très bien comme ça. Bonne touche Olrik ! Puis ça fait toujours plaisir de revoir ce bon vieux Danny Ray.

  3. @ Zoda :
    Pas totalement d’accord avec toi :

    @ I.D. :
    il va sans dire qu’un article sur Riyo Mori viendra en son temps et son heure. Mais pas seulement, il existe un certain nombre de bijins qui ont tout de même accédé à la phase finale et qui méritent tout autant de figurer dans cette série. Le seul problème est de dégoter un minimum de photos de ces beautés oubliées.

  4. @ Olrik
    Non mais je pensais pouvoir argumenter face à une réponse du genre mais là tu exagères un peu…

    Sinon quand j’y repense, notre chère Akiko a aussi le mérite de ne pas s’être faite photoshoppée.

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