(Poster) Semi Document : Sukeban Yojimbo (1974)

A l’origine, la section « poster » devait uniquement présenter des affiches classieuses et colorées, loin de la facilité clinquante de celles des roman porno et autres pinkus. Ça a bien changé depuis puisque je constate qu’après une poignée d’articles, mes bonnes résolutions ont été oubliées plus vite qu’un film de Luc Besson. Mais comment faire autrement ? Oui, comment faire face à tant d’inventivité graphique où de gros kanjis jetés à la taloche le disputent à de somptueuses bijins dont le croupion rebondi et les roberts voluptueux vous donnent l’impression d’être face à un chef-d’oeuvre de l’érotisme… alors qu’il s’agit bien trop souvent d’un obscur étron irregardable.

Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas vu le film proposé.  Mais quand on aime les high kicks façon Peggy Matsuyama, difficile de rester insensible à une posture qui réinvente l’expression « partie de jambes en l’air ». Pas hyper élégant, mais diablement efficace, on a tout de suite envie de mettre la pogne au larfeuille pour aller voir au cinoche l’apparence de ce que cache ce troupeau imbécile de lycéennes loubardes.

 À noter que le réa est Tadashi Yoyogi, surnommé « le père de l’Adult Video ». Un monstre dans son genre : âgé de 74 ans, le vieux briscard en est encore à lécher le corps d’actrices en chaleur avec son gros objectif :

« Tu la vois ma grosse caméra ? Hein dis ! Tu la vois ? »

Plus de 500 films à son actif, et l’on peut penser que le vieil homme continuera héroïquement jusqu’à son dernier souffle. Moi aussi, j’aimerais faire ce beau métier jusqu’à 80 ans…

Pour en revenir à l’affiche, nous sommes en 1974, et Yoyogi n’en est pas encore à filmer des coïts sans trucages, engagé qu’il est par la Nikkatsu pour surfer sur la vague des roman porno avec des titres arborant le terme « documento » pour donner une touche réaliste. Bon, comme on ne voit pas non plus tous les jours de tels high kicks prodigués par une bijin à jupette, on peut penser que le père Yoyogi s’est senti obligé d’ajouter un « semi » eu titre.

Puisque l’on parle de documentaire, difficile de ne pas évoquer celui sorti l’année dernière sur Yoyogi himself : Yoyochu : Sex to Yoyoi Tadashi no sekai. Apparemment, cette incursion dans la carrière de Yoyogi et le monde de l’AV a suscité d’excellentes triques euh… critiques :

Du même tonneau (ou presque) :

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2 Commentaires

  1. Quand j’entends le mot Yojimbo, « je sors mon revolver »….euh, non, c’est pas ça, pour le coup…. Ça me fait systématiquement penser à Final Fantasy….

    Ouais, je sais, Kulture, quand tu nous tiens….

    Mais promis, maintenant, je songerai aussi à Peggy….en plus de Yuna….

    A.rnaud. Forbidden Fruit

  2. Marrant comme je suis totalement passé à côté de Final Fantasy. Pourtant je suis sûr que ce jeu avait lieu de me plaire. Là, j’ai l’impression que c’est à jamais râpé (ou alors à travers un dojinshi, ça doit exister hein ? Ne nie pas).

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