Umi Tokyo Sayonara (Misato Kinoshita, 2007)

Eh non ! Ce n’est pas la reprise en main de ma rubrique « bijin de la semaine » (qui devrait d’ailleurs revenir prochainement) mais juste un court article sur une musicienne que je viens de découvrir, Misato Kinoshita.

Comme quoi ça a du bon de se bousiller la rétine à mater des pellicules plus ou moins absconses d’étudiants aux Beaux-Arts de Tokyo, on y fait parfois d’intéressantes découvertes. Ainsi cette jeune femme, compositrice d’un film (que j’évoquerai là aussi prochainement) d’une certaine Natsuki Seta…

Qui n’a quant à elle rien d’une bijin mille sabords !

Quelques sonorités électroniques, des amorces de mélodies fragiles et éthérées, il ne m’en fallait pas plus pour me renseigner sur l’auteur de la musique. Bien m’en a pris, car il est toujours agréable de tomber sur ça :

… surtout lorsque le minois en question n’est pour une fois pas synonyme de soupe indigente. On se méfie toujours avec la pop japonaise hein ! On a souvent l’impression de se trouver face à des silènes inversés : l’apparence est aimable, mais pour ce qui est des mixtures salvatrices à l’intérieur, queud’ ! Heureusement, ce n’est pas le cas de ce

Umi Tokyo Sayonara

… premier et unique album (pour l’instant) de la belle. Entretemps, Kinoshita a donc composés des musiques de film, musique compilée dans un album…

… sobrement intitulé « soudtracks » et dans lequel figurent les morceaux utilisés dans le dernier film de Natsuki Seta, Usotsuki Mi-kun to Kowareta Ma-chan ( « a Liar and a Broken Girl » ), apparemment un peu drama sur les bords.

Concernant l’album qui nous intéresse, il propose dix ballades dans lesquelles l’auditeur se perd avec délice, vautré dans un univers cotonneux où la voix de Misato, dont le timbre suave et fragile m’a parfois évoqué Suzanne Véga, se fond dans une vaste palette sonore où les effets électroniques s’amalgament joliment avec des sonorités folks ou de fugitifs chœurs au loin (Boys meet Girls). Il en ressort une impression d’évanescence mélodieuse, bien plus fragile que celle d’un Shugo Tokumaru mais aux mêmes saveurs melliflues (1) et sucrées. Et puisque je viens d’évoquer la chanson Boys Meet Girls, autant finir par elle en guise d’exemple, d’autant que le clip n’est pas laid :

(1) Excusez cet adjectif, je lis pas mal de Huysmans en ce moment.

Du même tonneau (ou presque) :

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