Taiko no Tatsujin

    

Avant le jeu Guitar Hero, il y avait au Japon (et il y a toujours, heureusement) Taiko no Tatsujin. Il n’y a pas besoin d’être un amateur des salles d’arcade pour avoir aperçu au moins une fois, au cours d’une promenade au Japon, ce jeu. Si vous avez voyagé là-bas, vous avez en effet sûrement vu des joueurs cognant avec des bâtons colorés sur de gros tambours. Si c’est le cas, vous avez vu des personnaes jouant à Taiko no tatsujin, littéralement « le maître de Taiko », un des jeux video les plus populaires.

Petit moment de détente pour ces salary men et cette Office Lady qui sortent du bureau

Petit moment de détente pour ces salary men et cette Office Lady qui sortent du bureau

Le taiko est un des instruments traditionnels typiquement japonais (ou tout du moins asiatiques car je crois que le taiko vient de Chine). Lors des matsuris d’été, il n’est pas rare de voir des performances de musiciens, souvent des hommes, jouant de cet instrument. Je ferai un jour un article plus complet sur ces groupes, souvent impressionnants.

Photo prise lors d'un matsuri d'été à Miyazaki. Devinez qui sponsorisait ce concert ?

Photo prise lors d’un matsuri d’été à Miyazaki. Devinez qui sponsorisait ce concert ?

Pour revenir au jeu vidéo, le principe est très simple. Sur une sorte de tapis roulant défilent des cercles de couleurs. Lorsqu’un de ces cercles passe juste devant le cercle immobile qui se trouve à gauche du tapis, vous devez donner un coup sur la tambour. Cela a l’air enfantin, et ça peut l’être. Néanmoins, plusieurs paramètres peuvent compliquer la tâche. Tout d’abord, les cercles sont de couleurs différentes et cela implique différentes actions. Ainsi, la couleur rouge vous indique qu’il faut frapper au milieu du tambour, bleu sur les côtés. Quelquesois, le cercle laisse la place à une barre jaune : durant le passage de celle-ci devant le cercle d’impact, vous devez frapper le plus de fois possibles sur le tambour. Enfin, des cercles de grande taille demandent de frapper sur le taiko avec les deux bâtons en même temps. Il faut donc être attentif, car si vous vous emmêlez les pinceaux, cela évidemment vous pénalise et vous ne pourrez passer au niveau suivant.

     Autre difficulté : la fréquence et la vitesse à laquelle défilent les cercles. Donnez un coup sur le tambour toutes les deux secondes est gentillet. En revanche, en donner un tous les dixièmes de seconde est une autre affaire. Cela peut sembler impossible, et pourtant, j’ai assisté à des scènes assez délirantes dans lesquelles des joueurs, sans doute du type « hard gamers » réalisaient cette prouesse pour le plus grand plaisir des badauds qui s’agglutinaient illico autour d’eux pour admirer ou s’amuser de la prouesse. En voici quelques exemples :

Avec les deux taikos en même temps, c’est tellement plus fun !

Enfin, sur le générique d’Anpanman, la classe !

Peut-être est-ce là une des clés du succès de ce jeu. Par la difficulté très variée qu’il propose, il peut séduire autant la petite famille qui se promène que l’otaku amateur de jeu la plus extrême. Et il en va de même pour le choix des morceaux que le jeu propose : il y en a environ une quarantaine qui va de la Jpop aux génériques de dessins animés en passant par morceaux de musique classique. C’est un jeu très fédérateur qui touche tous les âges, tous les sexes et qui, par son interface graphique et sonore très chatoyante, est à même de procurer un de ces petits plaisirs simples qui peuvent accompagner, le temps d’un instant, une déambulation dans un centre ville au Japon.

Photo prise dans une salle de jeu à Miyazaki

Photo prise dans une salle de jeu à Miyazaki

Pour ceux qui aimerait jouer chez eux à Taiko no Tatsujin en France, il faut savoir que l’on peut acheter là-bas un taiko à brancher sur sa PS2. Après, c’est une question de compatibilité entre votre PS2 et les jeux japonais.

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