The Cats of Gokogu Shrine (Gokogu no neko)
Kazuhiro Soda – 2024
Pas exactement un film kawai, comme je pouvais le craindre durant les premières minutes où l’on voit plein de minous s’ébattre dans les ruelles d’une petite ville rurale. Dans un certain sketch, les Nuls l’avaient affirmé : « les chats, c’est vraiment des branleurs. » Dans ce docu de Kazuhiro Soda (celui qui avait réalisé l’excellent Campaign), ce serait plutôt : « Les chats, c’est vraiment des chieurs » (au sens propre). Car c’est bien sympathique d’avoir une communauté de félins autour d’un temple pour faire venir les touristes (qui ne sont pas non plus bien nombreux mais qui ont la fâcheuse habitude de nourrir les bestioles avec force croquettes), mais enfin, quid de leurs merdes ?!
C’est tout le dilemme des habitants alentours. Procéder à des opérations de stérilisation massive peut permettre d’envisager de voir leur nombre diminuer. Mais c’est sans compter sur certains fâcheux qui se disent qu’après tout, l’endroit est fait pour se débarrasser de leurs propres chats. Le cycle semble sans fin pour les habitants d’Ushimado. Utiliser les chats comme un atout touristique, OK. Mais comme l’affirme un touriste de passage (qui a d’ailleurs sur lui un sac rempli de croquettes à distribuer), peut-être mieux vaudrait faire en sorte que le temple ne soit pas trop connu.
Le documentaire est intéressant quoiqu’un peu longuet. S’ajoute aussi le fait que la retenue toute japonaise empêche certains de se livrer pleinement devant la caméra. M’est avis que sans les caméras, les oreilles de chats doivent méchamment siffler. Petite exception cependant lors d’un conseil municipal où l’un des participants met un peu plus les pieds dans le plat.
Du coup j’ai trouvé que ça manquait un peu de mordant. Peut-être que balancer un ou deux chiens aux abord du temple aurait permis de pimenter un peu la situation… ou sinon, on ne saurait trop conseiller aux habitants d’Ushimado de suivre le conseil du bon docteur Jacoby :









