Sept pour la quarantaine

avion jal

Etrange sensation que de se connecter pour voir les infos en France, alors que l’on se trouve à des milliers de kilomètres, et de tomber sur un macabre rodéo exécuté par un demeuré avec un quinze tonnes. Forcément, il y a de quoi interpeller l’esprit et d’être tenté de pousser un peu plus lon la pêche aux infos et puis, alors qu’il est ici, à Miyazaki, sept heures du matin et que j’entends les enfants descendre pour prendre leur bol de chocolat et se préparer à vivre une nouvelle journée au Japon faite de petits plaisirs simples (shopping, plage, glaces, sento, batting center du coin…), la lassitude me gagne et je crois que non, décidément je ne vais pas m’enliser dans cette horreur, et que je vais moi aussi me préparer à vivre cette journée avec l’esprit infusé dans le quotidien japonais et ses sollicitations sensorielles de tous les instants (un corbeau, qui vient à l’instant de passer à côté de ma fenêtre en croassant, vient de me les rappeler) plutôt que projeté sur ce qui se passe en France. Que les victimes reposent en paix, que leur meurtrier pourrisse dans quelque recoin du septième cercle de l’Enfer et voilà, on n’en dira pas plus. Exit le feu d’artifice sanglant de ma mémoire (je n’en ai que trop vu), place au perpétuel hana bi de ce voyage au Japon, septième du nom.

Pour cette fois, j’ai dû voyager flanqué de mes deux clampins sans madame, restée en France pour une douzaine de jours à cause de son travail. Du coup me voilà transformé en G.O. de tous les instants, devant mettre en veille mes velléités de promenades en solitaire pour prendre un max de photos. Mais comme Olrik jr et Olrik the 3rd sont de le même eau que leur créateur (c’est-à-dire plutôt cool), les journées à venir promettent de ne pas se transformer en corvée. Et quand bien même, je sais qu’un bon dîner m’attendre la soir à la maison des beaux-parents et que tous mes soucis s’envoleront après force rasades houblonnées. Bref, ça sent quand même pas mal la clim’ et ma carcasse de quasi quarantenaire (plus qu’une question d’heures) devrait assez bien supporter les six semaines à venir.

Pour le moment, il faut surtout essayer de dérouiller le clavier. Quand je suis au Japon, l’écriture d’articles passe au second plan mais comme je sens que les réveils vont être cette année très matinaux (réveil au champ du coq, littéralement, puisque des voisins possèdent un poulailler), il est possible que je me fende de quelques articles en complément avec les bidules postée sur la page Facebook du site. En tout cas il y a une envie de faire vivre un minimum ce site, habituellement laissé en veille lorsqu’il y a voyage au japon. N’attendez rien d’extraordinaire non plus, ce sera pas le dépays II, le retour, juste un journal informe de ce séjour où, vous vous en doutez, mon activité n’aura qu’un seul objectif : buller du Japon.

 

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4 Commentaires

  1. Bah la 40aine c’est rien, tant que Olrik senior reste jeune dans sa tete 🙂
    Bonnes vacances et bois une Asahi, une Kirin ou meme une sapporo en pensant a ceux qui sont restes sur le vieux continent!

    • Bah la 40aine c’est rien, tant que Olrik senior reste jeune dans sa tete ?
      Je pense que ce site le montre encore assez bien. Tant qu’il y aura encore des articles foutraques avec des bijins dedans, tout ira bien.

      Bonnes vacances et bois une Asahi, une Kirin ou meme une sapporo en pensant a ceux qui sont restes sur le vieux continent!
      Gros lobbying de la part du beau-pere pour me faire apprecier ceci (du reste il y parvient sans peine) :

      Promis, ma premiere gorgee de ce soir sera pour mes lecteurs !

  2. Bonnes bulles, Olrik, avec un peu de retard. Je trinque à ta santé et tenterai de le refaire par l’esprit quand tu seras dans la Golden Gai 🙂

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