Glace et mouchoir sexys sur le trottoir

Triste W-E pour moi puisque au même moment se tenait à des milliers de kilomètres l’Erekocha matsuri de Miyazaki. je n’explique pas à nouveau de quoi il s’agit, voyez ici ou matez cette vieille vidéo concoctée il y a quatre ans par mes soins (faites excuse pour la qualité de l’image, c’était avec une petite caméra de poing assez minable) :

A chaque fois que se tient le festival de danse, même si c’est toujours un peu la même chose, j’avoue être tout fébrile d’excitation lorsqu’on approche les dates se tenant fin juillet début août. D’ailleurs j’étais tellement excité la dernière fois que j’en suis tombé malade comme un  chien! Ça explique pourquoi on saute les dates du 24 et 25 juillet, bien mal qu’il était le père Olrik ! J’avais toutes les peines du monde à tenir une promenade de cinq minutes et encore plus un bon repas ou – l’horreur ! – une bière fraîche ! C’est dire si ça allait mal et j’ai bien cru quej’allais devoir faire une croix sur le matsuri.

Heureusement il n’en a rien été et c’est presque alerte (il y avait encore un peu de faiblesse) que j’ai pu enfoucher Tornado, mon fidèle destrier :

vélo

… pour rejoindre le matsuri. Au programme : numéros de danse, couleurs, costumes, chaleur lénifiante mais agréable, boissons fraîches toutes les demi heures et environ deux mille photos. Un léger tri a été effectué mais je suis encore loin du compte. Voici en tout cas six photos qui sont sorties de ce premier tri.

Journées du 26 et 27 juillet.

On commence avec une jeune fille rêveuse qui sirotait tranquillement son pot de glace pilée :

fille-arbre-velo

Qui dit matsuri, dit bien souvent taiko :

musiciens-taiko

Vingt minutes de bruit et de fureur à la fin desquelles les musiciens finissent souvent exténués.

Preuve que ça allait mieux en ce qui me concerne, cette photo où une seconde après le drame de cette glace qui s’échoue lamentablement sur le bitume, j’ai dégainé le réflex pour choper la belle tache mais aussi les belles gambettes paniquées de l’acheteuse.

glace-velo-jambes

Moi, d’ordinaire, je suis le chevalier servant de ces dames. Un mouchoir qui tombe et, tel Gauvain, je me rue pour ramasser le délicat tissu. Après, il y a des circonstances qui font que je peux m’abstenir de toute galanterie. Assis sur un banc à vérifier les dernières photos, une bijin fait tomber son mouchoir, le ramasse, moi je dis : photo ! (et le mec derrière semble s’être aussi offert la sienne mentalement).

matsuri-fille-mouchoir

Le soir, promenade dans l’arcade commerciale, évidemment bondée de monde :

arcade-homme-kimonos

Même si ce vendeur, posté en face de son magasin de vêtements, semblait parfois bien seul :

arcade-vendeur

Seul aussi devait se sentir ce sashimi de cheval au bout de mes baguettes, alors que j’avais été rejoint par la famille pour passer un moment dans un izakaya. Son supplice ne tarda pas. Généreux, j’abrégeai ses souffrances en lui octroyant le droit de rejoindre dans mon estomac d’autres de ses camarades baignant dans de larges rasades de bière. Ouais, ça allait définitivement mieux.

sashimi-cheval

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