(poster) Doshaburi (Noboru Nakamura – 1957)

Doshaburi c’est-à-dire « averse ». Ou plutôt « douche froide » puisque c’est ce que vont connaître les deux personnages de film, Matsuko et Kazuo, jeunes fiancés mais dont le mariage va être empêché par la mère du jeune homme du fait que la donzelle serait une enfant illégitime. Après une séparation qui les laissera – on s’en doute – un peu amers, ils se retrouveront par hasard un peu plus tard et et essayeront de vivre ensemble en cachant leur liaison à la société. C’est que nous sommes dans les années 50 et qu’effectivement, vivre en concubinage ne se fait pas.

Comme c’est souvent le cas avec les films de cette section « poster », je n’ai pas vu ce métrage de Nakamura pour la Shochiku. Difficile de dire si cette averse métaphorisant une société peu ouverte et empêchant les deux tourtereaux de s’aimer au grand jour laissera à la fin la place à une embellie. Une chose est sûre, au-delà du côté drame sentimentale larmoyant, difficile de résister aux couleurs chaudes conjuguées à la découverte du soutien-gorge noir sur la peau de Mariko Okada. Je me doute pourtant bien que les scènes olé olé seront très chastes mais je n’y peux rien, c’est typiquement le genre de racolage pictural qui aura toujours raison de mon portefeuille. Un ticket pour Doshaburi siouplaît.

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5 Commentaires

  1. Superbe cette affiche. La compo et les couleurs surtout.
    Je ne sais pas si je me précipiterai sur le film mais assurément ça donne envie de la dénicher dans une vieille boutique d’occasions pour l’accrocher chez soi.
    En attendant, hop, je la sauvegarde. Je suis sûr que ça me donnera des idées pour un dessin.

    • En espérant de voir alors quel beau dessin cette image va donner. Car en faisant une petite recherche (je n’ai pas trouvé sur ton site), je suis tombé sur ta galerie sur Devianart et franchement, tes aquarelles m’ont vraiment plu. Elles valent largement celles que l’on trouve en France (récemment j’ai vu un nouveau bouquin chez mon libraire sur le même sujet). Mention spéciale à celle sur Okinawa puisque j’ai eu l’occasion de m’y rendre et qu’évidemment elles m’interpellent un peu plus que les autres. Pas d’autres inédits en stock sur des coins de Naha ?

      • C’est gentil d’être allé faire un tour du côté de mes dessins du Japon. Pas d’inédits de Naha, pour l’instant. Mais le rêve, ce serait de retourner à Okinawa et voyager d’île en île, en dessinant. Puis, de retour en France, publier un carnet de voyage.
        C’est un chouette endroit, Okinawa, n’est-ce pas ? Il y a une ambiance particulière. J’avais adoré les petites îles surtout. Le paradis !
        Tu as vu les films de Yuji Nakae (« Nabbie no Koi », « Hotel Hibiscus » et « Manatsu no yo no yume »), le cinéaste local ? On y retrouve vraiment l’ambiance d’Okinawa.

  2. « C’est un chouette endroit, Okinawa, n’est-ce pas ? »

    Je n’y ai séjourné que trois jours mais effectivement, c’est l’impression que l’endroit m’a donnée. Nous étions surtout sur Naha mais lors d’une après-midi, nous avons poussé jusqu’au cap Maeda et Emerald Beach. J’aurais aimé à la pointe nord où il paraît que c’est vraiment sauvage mais il nous a manqué un peu de temps.
    Pour Yuji Nakae non, je ne connaissais pas. Mais après avoir fait une recherche et vu quelques screens, cela m’intéresse. Pour ce qui est de la représentation d’Okinawa, j’en suis resté à Guerre des gangs à Okinawa, il est temps que je me mette à la page.

    • Je me souviens de cet article. C’est grâce à lui, je crois, que j’ai découvert Bulles de Japon, en faisant des recherches sur Okinawa. Comme toi, j’avais été surpris par la différence entre la description fantasmée du Lonely Planet et la réalité très policée…

      Je suis allé à la pointe nord. C’est sauvage en effet. On a l’impression d’être au bout du monde. Pas un seul village a des kilomètres, une végétation très particulière et des vagues énormes qui se fracassent sans répit sur les rochers déchiquetés. Impressionnant !

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