Et une nouvelle série, une ! Un peu dans la même veine que Out of Focus, les photos qui y figureront auront pour particularité de montrer des bijins… que l’on ne verra pas. En tout cas pas bien : floutée, mutilée, décapitée, sur ou sous-exposée, ces créatures seront autant de Mathilde de la Mole d’un instant d’autant plus précieux qu’il n’y aura pas eu pour mézigue, au contraire d’un Frédéric Moreau, de seconde chance pour mieux voir le petit oiseau. « Ce fut comme une apparition », c’est le cas de la dire, mais une apparition à jamais perdue et totalement bouffée par un concours de circonstance qui a empêché la captation du visage sur la carte mémoire. Mauvais réglages, bousculade ou problème de perception du photographe. Ici, quelque part dans la station d’Ebisu, c’est sans doute un mix des trois qui fut la cause du ratage, de la perte de cette bijin (supposée) qui regarde un bijin qui ne peut la regarder – et pour cause !

Bon, il faudra bien que je me décide un jour à raconter ce qui m’est arrivé  en cette fin d’août 2009, autrement que par des allusions mystérieuses. Ça prendra le temps qu’il faudra, juste une histoire d’envie, mais quand ça arrivera, dites-vous bien ceci : moi qui suis de toutes les expériences au Japon, j’ai alors été servi, oh que oui ! sauf que là, je n’en redemande pas, oh que non ! L’ultimate trip qu’il a eu Olrik, un Enter the Void perso, les amphéts en moins, la certitude que tout finira avant de retrouver la douce France en plus. Oui, y’a pas, je puis me targuer d’avoir éprouvé une expérience que vous n’êtes pas prêts de lire ailleurs sur la blogoshpère japonisante. Loin du récit de la visite d’un temple de seconde zone ou de la découverte des dangos, Bulles de Japon vous plongera dans les méandres morbides, dépressifs et kafkaïens de… mais chut ! une bijin approche, s’agit de ne pas la rater !

clic !

Ratée ! Encore ! Bon sang, je sens que cette série va être douloureuse…

Demain ou après-demain, histoire de me consoler, je sors des tiroirs un article de ma rubrique sur les « Japonais chez les Belges ».

Du même tonneau (ou presque) :