Ce qu’il y a de bien avec cette série sur les bijins c’est qu’au-delà du ravissement qu’un nouveau joli minois peut apporter, cela permet de découvrir des pépites dans tous les domaines de la culture populaire japonaise. Et pas besoin de forcer : on tombe par hasard sur un fil qui dépasse, on tire dessus et on tombe illico sur des curiosités aussi bien dans le domaine de la musique que du ciné, du drama, de la publicité ou du manga, le star system nippon étant ainsi fait que dès qu’une idole rencontre un tant soit peu de succès, on est assuré de la rencontrer un peu partout.

Midori Kinouchi n’échappe pas à la règle. Le « fil » de départ était l’image qui ouvre cet article. Évidemment, elle m’a aussitôt tapé dans l’œil : la posture de la joueuse baignant dans un ciel sans nuages, le look 70’s, le médaillon en bas indiquant que l’origine manga de la chose et, en tout petit en bas à droite, ce K indiquant que l’on a affaire à une production Nikkatsu. Il n’en fallait pas plus pour fouiner afin de découvrir qui était cette « Midori ».

Je ne tardai pas à découvrir qu’il s’agissait donc de Midori Kinouchi. Née en 1957 à Hokkaido, elle participa durant son adolescence à un concours télévisé, le Miss Teen Contest, duquel elle termina en deuxième position. Sa carrière d’idole partait donc sur des bases saines. Et ce n’était pas fini puisque dans la foulée (nous sommes en 1974) elle enregistra sa première chanson Mezame, assez irrésistible je trouve :

Son charmant minois et sa voix mignonne comme tout charmèrent le public et le disque se tailla un petit succès. Seulement voilà : réussir une chanson est une chose, les enchaîner comme des perles en est une autre. Essayant de trouver une autre corde à son arc, Midori se voit proposée en 1976 le rôle principal dans Yakyūkyō no uta, d’après un manga de baseball.

Elle y incarne une jeune femme essayant de faire son trou (cherchez pas, y’a aucune allusion malsaine) comme lanceuse dans le milieu du baseball pro.  Le manga commença en 1972 chez Kodansha et se développa sur tout de même 13 volume. C’est en 1977 que sortirent coup sur coup anime et ce film qui apparemment a la réputation d’être très fidèle, notamment dans les poses de l’héroïne au moment du lancer ainsi que dans sa prise de balle.

Midori, déesse de la knuckleball (prise particulière de la balle avec les doigts)

Puisqu’on parle manga, évoquons au passage une obscure histoire dont l’héroïne n’est autre que Midori herself :

Suivit l’inévitable drama que toute idole digne de ce nom se doit d’avoir tourné au moins une fois dans sa carrière. Il s’agit ici de Karl, chien policier (1977-1978), sorte de resucée de Rintintin version drama policier.

Petite caresse derrière la tête, langue pendante : perso j’aurais fait de même.

Si le clebs est sûrement doué pour renfler les sachets de coco ou les types malententionnés, les habitués de trucs un peu Z que vous êtes reniflent sûrement à douze lieues le feuilleton cucul quasiment irregardable. Vous n’avez sûrement pas tort. Cela dit, quand je vois un tel générique, je me dis que je ne cracherais pas totalement au visionnage d’un p’tit épisode :

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Côté pub pour la télé, citons en 1976 l’indispensabkle réclame pour les cheveux de mesdames. Plus intéressant, les apparitions sur papier glacé. De plus en plus populaire, elle fit six fois la couverture du magazine GORO (chez Shogakukan) :

Autant dire la classe quoi!

Puis, cela va presque de soi dans cette rubrique, vinrent les photos en bikini :

Soit dit en passant, ceux qui s’imaginent qu’il n’y aura que des gros seins dans cette série sur les bijins en sont ici pour leurs frais. Après un article sur Agnès Lum, évidemment, on descend d’un, voire carrément de cinq crans niveau amplitude mammaire. Mais qu’importe ! Midori sais être totalement craquante avec un bikini aux couleurs de l’Italie et un ballon de foot américain en plastique :

« Tu veux bien essayer de me marquer un essai ?

- Même deux si tu veux ».

En revanche, pas de photos de nus. Éventuellement des mini shorts au ras des fesses ce qui ma foi est toujours bon à prendre :

La panoplie de tenniswoman avec évidemment la culotte bien en vue :

On a l’impression qu’elle a mis une demi-douzaine de serviettes hygiéniques!

Et une allure en vélo qui peut vous faire passer illico du petit au grand braquet :

Ça me fait penser qu’il faut que je lise « Monte-la en danseuse » de San-Antonio.

Mais à part ça, y’a pas, Midori fut une idole assez sage, sans histoires. Elle fit bien un premier mariage foireux en 1983, mariage qui déboucha sur un divorce en 1987.

Mais elle se rattrapa en 1990 en se mariant avec un histrion bien connu de nos services : j’ai nommé Naoko Takenaka.

J’ai beau être un bouffon, elle n’a pas su me résister.

Il est des mystères insondables. Comment Midori a-t-elle pu épouser ce chevelu grimaçant ? Comment se fait-il qu’elle ne lui ait pas plutôt balancé des knucklballs? T’as de la chance Naoko, les bijins présentées sur ce blog ont toutes un bon fond.

Du même tonneau (ou presque) :