Une fille du soleil couchant
Alors que je remontais la Takachihô dori vers le centre de Miyazaki, un bon gros soleil dans la figure, je parvins à distinguer un keitai rouge, une robe à fleurs et un panier façon petit Chaperon Rouge. Je voulus demander à la demoiselle s’il y avait une galette et un petit pot de beurre mais je me ravisai. En revanche je lui demandai son numéro de keitai : elle ne me répondit pas, un brin dédaigneuse. Cette fille du soleil couchant avait dû lire Perrault.




Prendre une photo de rue, c’est un peu comme demander le numéro de keitai à une fille. C’est culotté, on a une petite montée d’adrénaline et on s’expose à un refus.