Une fois n’est pas coutume, inauguration aujourd’hui d’une nouvelle rubrique. Sobrement intitulée ‘Nihon Eiga Posuta », elle se contentera de vous faire découvrir des films uniquement à travers leurs magnifiques affiches, et croyez-moi, de belles affiches, ce n’est pas ce qui manque dès qu’on s’intéresse au cinéma japonais.

L’idée m’est venue il y a quelque temps, alors que le webmaster de Sangre Yakuza m’avait envoyé un mail dans lequel le monsieur, fort colère, me reprochait de lui avoir pris quelques images sans le « linker », comme on dit.

« Vas-y, sale voleur, t’as volé des zimages de mon site! ». Vous voyez le genre…

Cette histoire m’amusait d’autant plus que ce type semble incapable d’accompagner ses articles, enfin je veux dire ses posts, de quelques phrases explicatives susceptibles d’éveiller l’envie d’en découvrir plus. Du coup, histoire de montrer à ce faquin que moi aussi, je peux sans problème faire vivre ce site à coups d’images, j’inaugure donc cette rubrique, à la différence près que j’accompagnerai chaque affiche du minimum minimorum, à savoir de l’année de production, du nom du réalisateur (et encore! il sera parfois chaud de le donner), éventuellement de ceux des acteurs et de quelques informations sur ce qui fait l’intérêt du film. Guère plus car il ne s’agira pas ici de faire une critique, pour la bonne et simple raison que, pour l’écrasante majorité de ces films, je ne les ai pas vus. Ce sont certes des classiques, mais des classiques introuvables en France et plus ou moins matables au Japon. Il faudra donc se contenter des belles promesses colorées qu’offrent ces affiches.

Pour le moment, pas de posters avec des pin up aux seins nus, juste du classieux, avec des films de la Toei datant des années 50.

Le 1er film est Kike wadatsumi no koe: Nippon senbotsu gakusei shuki (日本戦歿学生の手記 きけ、わだつみの声), film de 1950 réalisé par Hideo Sekigawa et adapté d’un recueil de lettres, de poèmes et d’extraits de journaux intimes de soldats japonais. Ce recueil, paru en 1949, eut un énorme succès, 250000 copies furent écoulées en un rien de temps et le film réalisé l’année suivant fut un succès commercial. À noter qu’un remake  a été fait en 1995.

Voilà, à partir de demain Bulles de Japon se met en stand-by pour la semaine puisque je pars en Bretagne pour aller danser l’espagnolette sous l’influence du chouchen, un de mes loisirs favoris et que je ne saurais que trop vous recommander.

Cependant, j’ai planifié sept mises à jour pour la semaine. Pas grand chose, pas de grosses critiques ciné ou d’articles explorant l’équivalent jap de Trifouillis-les-oies, juste quelques amuse-gueules…

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