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Alors nous y voilà. Je veux dire en France, après un nouveau périple de quarante jours au Japon. Pas de coup de Trafalgar cette fois-ci, ce cinquième séjour n’a été que plaisir, bonheur et jouissance. Et le retour en France se passe sans amertume de ne plus y être. « Heureux qui comme Ulysse… » comme disait l’autre, à la différence que moi, j’aime autant mes pénates françaises que mon hâvre miyazakesque. Ouais, je suis bien content d’y avoir été, mais je le suis tout autant d’être sous mon toit. Le corps et les sens s’y sont fait plaisir, mais je peux maintenant compter sur l’imagination pour prendre le relais et faire vivre mon goût pour ce pays sans regret de ne plus pouvoir y traîner mes galoches pendant, au mieux, deux années.
L’imagination et des photos. Et des vidéos. Pour ainsi dire une chiée. Y’en a d’ailleurs tellement que la simple perspective d’y mettre le nez pour y faire le ménage pire que chez Augias m’écoeure passablement. Et puis j’éprouve le besoin de souffler dans ce sas de décompression que constituent les quelques journées qui suivent pareil voyage. Besoin de penser tranquillement, en sirotant un petit blanc dans mon jardin, à ces promenades en vélo dans les rues de Miyazaki, à ces baignades dans l’eau chaude du Pacifique, à ces bijins aux jambes affutées qui volent plus qu’elles ne marchent sur le bitume, à ce bon vieux Jim O’Rourke croisé par hasard à Harajuku et à la générosité presque gênante de ma belle-famille.

En attendant de recharger mes accus, je livre donc cet article qui n’en est pas vraiment un pour conclure la quatrième saison de Bulles de Japon. La cinquième commencera dès septembre. Au programme : que du bon, et plus encore ! Bref, Stay tuned.

Pour marque-pages : Permaliens.

2 Commentaires

  1. « お帰り » comme ils disent là-bas !
    Content de savoir que tout va bien et qu’on va avoir de l’article à bouffer.

    Zoda, un client en manque.

  2. ただいま!
    On essaiera de garder un rythme de croisière, à savoir un ou deux articles par semaines. Peut-être pas la grosse ripaille que tu attends mais de quoi largement te sustenter. Par contre, de la bijin, avec tous les beaux photobooks peuplés de somptueuses créatures que j’ai ramenés dans mes valises, ça oui, tu vas en bouffer !

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