BULLESDEJAPON.FR
En attendant de dominer l’univers, Bulles de Japon passe en mode 2.0 avec un hébergement adapté pour étancher ma soif de contrôle du site. Il y a un an, la question ne se posait pas, WordPress suffisait amplement à mon envie de partager mes goûts sur la toile avec la petite centaine de lecteurs quotidiens. Et puis voilà, la masse d’articles prenant de l’ampleur, la masse de visiteurs augmentant, on finit par avoir des goûts de luxe et l’on se dit que ce serait mieux de passer de locataire à propriétaire. On s’embourgeoise quoi ! Ou plutôt, on a envie de donner un espace idoine pour ce qui s’apparente de plus en plus à une passion.
Serais-je capable un jour d’envoyer balader ce blog et de revenir à des activités culturelles se limitant à la simple consommation plutôt qu’à la « création » (mot que j’utilise avec beaucoup de modestie) ? Peut-être. Quand j’en aurai ma claque et que je serai lessivé à l’idée d’écrire une 627ème critique de film. Mais pour le moment, après trois ans d’existence, le constat est simple : de lassitude, point. Bien au contraire, ce blog est devenue une partie intégrante de ma vie culturelle, une sorte d’excroissance de ma médiathèque perso qui me permet à la fois de combler le manque de ce pays et de déverser le trop plein de pensées plus ou moins monomaniaques pour lui.
Je ne suis pas toujours bien sûr de la qualité du boulot fourni. A lire des réactions dans les commentaires ou en dehors de ces pages il me semble qu’il est très correct et parfois inventif. Mais lorsque je tombe sur de vieux articles, des sueurs froides me viennent et mes joues de honte se teignent d’un rouge aussi vif que les fesses de Naomi Tani après une séance de spanking dans un film de Konuma. Je pourrais supprimer ces articles, ou du moins corriger leur faiblesse. Sans doute le ferai-je un jour mais pour l’instant je préfère les laisser tels quels, témoins de l’évolution d’un site qui n’a jamais prétendu à la perfection mais juste à partager en y mettant certaines formes. D’ailleurs, le mot est lâché : « site ». Comme s’il y avait derrière le mot « blog » quelque chose de honteux parce que trop personnel et partant trop imparfait, d’une imperfection errant parfois aux lisières du médiocre. J’avoue ne pas trop savoir quelle terminologie choisir pour Bulles de Japon tant le ton alterne celui du « blog » – lorsque je poste mes photos, évoque mes voyages ou parle gentiment de ma vie privée, avec celui du « site » – lorsque j’essaye de faire des critiques de films un tant soit peu sérieuses. Peu importe en fait. Ce fatras me correspond et je n’aimerais pas l’orienter vers un truc qui m’obligerait à condamner tel ou tel aspect du site. Photos, bijins, films, musique, conneries pour Drink Cold, récits de voyage, tout cela forme un tout qu’il me coûterait d’amputer au nom d’une hypothétique cohérence. La cohérence est là d’ailleurs, en filigrane derrière chacun de ces (presque) 300 articles : il s’agit du Japon (une exception toutefois : un portfolio « hors Japon » que je me réserve le droit d’ouvrir bientôt).
Bref, bienvenue dans cette nouvelle mouture. Plus d’espace pour les articles, une police plus lisible, des photos plus larges, un système de renvois entre les articles, voilà pour l’essentiel. Le portfolio N&B est pour le moment le plus avancé mais une refonte s’impose par rapport à de vieilles photos qui avaient héritées de dimensions un poil chiches. Pour le portfolio couleurs, c’est encore un peu la misère mais là aussi, il devrait s’étoffer dans les mois à venir. Pour le reste, une à deux mises à jour hebdomadaires sera le tarif, comme d’hab’ en fait. J’envisage de développer la section « photobooks » ou du moins écrire plus d’articles présentant des photographes (les photobooks coûtant encore un peu la peau du derche). Ah ! Lubriques comme mes chers lecteurs le sont, vous aurez sûrement remarqué en bas le widget « cette semaine dans les kiosques nippons ». Petite fantaisie qui permet de se tenir au courant des nouveautés éditoriales des Shônen Jump et consorts et, surtout, de se tenir bien au chaud durant les soirées d’hiver à se mater du bikini idolesque. Vous avouerez que ça se refuse difficilement.

Puisque je parle de bikinis, il faut bien que je parle de David (euh?…). J’ai beau me débrouiller en informatique avec mon vieux SMC-777C :
… faire une migration de site était une nouveauté pour moi et un peu plus duraille que de retoucher des photos. En cela l’ami David a été plus que de bon conseil puisqu’il n’a pas lésiné avec de (longues et nombreuses) explications alors que je n’en demandais pas tant. Qu’il en soit remercié pour cela une énième fois mais tout aussi chaleureusement car franchement, j’en ai parfois un peu bavé des ronds de chapeau pour faire cette p… de migration. Pire qu’Hydargos en train de chiader un nouveau Golgoth !
Mais enfin, voilà, les murs viennent juste de finir d’être ripolinés comme il faut, un grand flandrin de postier vient de me livrer une caisse de vin d’Anjou et Mika, la maid que j’ai tirée du ruisseau (et pas autrement), m’apporte chaque heure un thé importé à grands frais de Thaïlande :
Désolé, comme la petite est encore farouche, pas de photo d’elle dans des plans plus… disons olrikiens. Mais n’ayez crainte, ça viendra, ça viendra…
Tout va bien donc, et je puis enfin me mettre la loche à l’air pour remater des films et préparer plein d’autres articles comme en l’an 40. Laissez-moi juste quelques jours le temps de me refaire la frite. Je vous laisse, je retourne sur la base de contrôle de…
HTTP://BULLESDEJAPON.FR
(j’aime à insister)
… j’ai encore des quarts de rond à fixer et des plinthes à mettre, ces roulures.
En attendant de nouveaux articles, faites comme chez vous, explorez ma nouvelle tanière et n’oubliez pas de mettre à jour vos favoris, vos liens, vos flux, de vous brosser les dents chaque soir et de mettre des capotes. Quant à ceux qui ne connaitraient pas encore mon antre, venez donc me sniffer mes bulles, en espérant qu’elles vous fassent tourner la tête et vous donnent envie de revenir.

Les fesses L’effet sera sûrement moindre que ces bulles-ci mais enfin, on fait ce qu’on peut hein !









Merci pour le shout out. Il ne fallait pas te sentir obligé, et un tout aussi grand « de rien, ce fut avec plaisir »
En tout cas, le résultat de la migration est très plaisant à voir (et je dis pas ça seulement à cause de la dernière photo).