J’aime ! Tu aimes ! Il aime ! Nous aimons ! Vous aimez ! Ils aiment le music hall jap’ ! Les Cinglés du music hall Jap’ ! Une émission d’Olrik pour ceux qui aiment vraiment le music hall Jap’ !

Eh oui ! Je continue encore un peu mon ramassage de pépites misoresques, mais cette fois-ci dans les 60′s. Au reste, peu de différences avec les 50′s : l’ambiance musicale est toujours aussi douillette qu’un film de Stanley Donen :

Du chauffage, des tatamis, des chocolats, du fois gras, un verre de moelleux et Singing in the Rain : une idée des plaisirs simples de votre serviteur.

Certes, Hibari n’est pas Cyd Charisse niveau sex appeal même si certaines photos dans les articles précédents ont pu montrer que c’était réellement une jolie fille.

Allez, une autre pour la route, ça ne fait jamais de mal.

Reste que dans cette chanson, Hadaka Nenbutsua Iwa no Ue, notre jeune chanteuse a du chien, indéniablement. Dès les premières mesures, difficile de ne pas être envoûté une nouvelle fois par ces sonorités de latin jazz, ces percussions discrètes mais entêtantes, et, enfin, la voix d’Hibari, pleinement dans un registre enka mais dont les « cha cha cha » un brin espiègles et provocants donnent envie de faire plus ample connaissance avec cette jeune femme qui se promène non loin d’un « Bouddha nu au-dessus d’une grosse pierre » (traduc’ du titre avec les moyens du bord ). Personnellement, j’échangerais volontiers plusieurs verres de Monbazillac contre le visionnage de la scène de

Beran me-e nakanori-san (1961)

… dans laquelle on entend cette chanson. Faute de mieux, voici du moins un montage trouvé sur Youtube.  Le truc n’est absolument pas synchro mais, comme on dit, c’est dans l’esprit. Sinon, fermez les yeux et concentrez-vous sur la musique en imaginant les déhanchement d’une jeune et jolie paysanne serrée dans un gracieux kimono :

Du même tonneau (ou presque) :