Pinky Violence : Toei’s Bad Girls films

Pinky Violence : Toei’s Bad Girls films est un bon exemple de ces achats ubuesques que je suis capable de faire de temps à autre. Certes, l’ouvrage comprend 30 pages en couleur sur papier glacé bourrées de posters, de photos d’exploitation que je n’ai jamais vues ailleurs. Me doutant bien qu’il y aurait ce genre de curiosités, c’est ce qui a motivé l’achat, pensant naïvement que j’allais me retrouver devant une sorte de Taschen made in Japan. Mais voilà, 30 pages sur 270, cela fait peu, surtout que le livre est au format A5 et qu’il faut parfois écarquiller les yeux pour apprécier telle ou telle affiche. À côté de cela, sur les 240 pages restantes en noir et blanc, il y a bien là aussi moult documents iconographiques sympathoches mais il faut très vite se rendre à l’évidence : si vous êtes une brêle en japonais, le plaisir tourne court assez vite.

En voilà d’ailleurs une question existentielle que je pourrais me poser : pourquoi suis-je toujours une chèvre dans cette langue ? Pourtant, toutes les conditions devraient être réunies pour m’assurer un minimum d’autonomie devant un texte ou un programme sans sous-titres. Je ne suis pas plus crêpe qu’un autre, j’entrave bien les choses, ma passion pour la culture de ce pays est intacte, toujours riches en découvertes stimulantes, et la présence d’une épouse japonaise devrait être (normalement) pain béni pour celui qui désirerait progresser efficacement dans la maîtrise de la langue orale. Mais non, en dépit de cela, je suis tout juste capable de déchiffrer un livre d’enfant en hiraganas, niveau maternelle. Plus les années passent, plus je me dis qu’il doit bien y avoir quelque part une sorte de désir inconscient de ne pas progresser, comme si je voulais protéger cette culture d’une aura mystérieuse, la faire ressembler à mes fantasmes.

En cela, cet ouvrage ressemble à un fantasme de collectionneur, un « must have » pour tout amateur de ce genre de films ou de « seventies addict ». Bien content de l’avoir dans les pognes, je l’ai feuilleté, ai soigneusement (péniblement) déchiffré des références de films que je me promets de voir un jour, mais pour la foultitude d’interviews et d’anecdotes, je repasserai. Quant à demander à madame de me traduire l’interview de Mademoiselle Machin dans laquelle elle explique pourquoi elle a choisi de jouer dans des films de loubardes à seins nus, c’est même pas la peine d’y penser. Allez ! ce n’est pas grave, c’est un bel objet qui de dépareillera pas dans ma bibliothèque et qui satisfait une facette de mon imaginaire du Japon. Et puis, comme l’a dit ce bon vieux Goethe,

Les collectionneurs sont des gens heureux.

Ah ! au fait, le Pinky Violence, c’est quoi ? Si vous êtes un habitué de ce blog, il me semble l’avoir déjà expliqué. Pour les nouveaux, allez jeter un coup d’œil sur l’article de Meganekun, fraîchement publié ce matin. Le hasard fait bien les choses, cela m’évite de me fendre d’une explication redondante. Merci Megane.

Pour ceux qui seraient tout de même prêt à risquer 2000 yens (prix très raisonnable en fait) mais qui hésiterait, voici quelques exemples du contenu :

Livre édité chez J-TARO SUGISAKU & TAKESHI UECHI

Du même tonneau (ou presque) :

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3 Commentaires

  1. C’est clair que le bouquin est très très dense. Impossible de ne pas le recommander aux amateurs pour la mine d’informations qu’il représente.
    Par contre, c’est clair que c’est à lire petit à petit. Patiemment.

    Meganekun, meilleur qu’Olrik en japonais mais pas trop non plus.

  2. Il est super ce mook. Du même rose bonbon que le coffret de chez Panik House en plus.

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