Bijin de la semaine (10) : Fujiko chan

Ah ! Fujiko ! C’était le bon temps ! C’était l’époque où l’on pouvait voir à la télé quantité de dessins animés à la violence inhabituelle. Mais c’était aussi l’époque où on pouvait se rincer l’œil sur des pin up dont les formes étaient quand même bien différentes de celles de Julie dans l’Île aux Enfants.

Une scène d'Edgar ? Non, c'est plutôt le fantasme que l'on avait dans le crâne lorsque l'on matait un épisode.
Rappelez-vous les scènes de douche dans Cobra ! Les strings de Dominique, Jane et Rachel ! Que du bonheur. Mais cela n’était rien face à Edgar / Lupin the 3rd. Franchement, lequel parmi vous ne s’est pas cramé la rétine à zyeuter fixement les gros seins de Fujiko / Magalie ? Plus que le rayon de delta de Cobra, cette paire généreuse symbolise pour moi cette parenthèse enchantée des années 80 durant laquelle on pouvait croire que l’hystérie de certains psychologues pour enfants à l’égard des productions japonaises avait été vaincue. Évoquons ici (mais alors rapidement) les opus du bon docteur Lurçat :
J’aurais pu lui suggérer un autre titre : A huit ans, seul avec les obus de Fujiko. Passons.
Tout allait bien donc, on pouvait se délecter de bourre-pifs et de gros nénés à gogo… c’était malheureusement sans compter le travail de sape des tâcherons du Club Dorothée, qui ont contribué à couler durablement l’image de l’animation japonaise et à stopper le robinet à dessins animés.
Bref, bénie sois-tu Fujiko, je suis heureux de t’accueillir dans ma collection entre Tamaki Katsura et … (on verra). Il fallait de toute façon que cela arrive un jour. Je n’ai qu’un regret : je sais qu’une fois encore, je n’aurai pas le bonheur de voir ton petit minois délicieusement hypocrite sur les stands de nouveautés lors du festival d’Angoulême, les éditeurs s’obstinant à ignorer le cas de Monkey Punch. Ces jean-foutres seront donc privés de banane, tant pis pour eux. Vous, c’est différent, vous y avez droit, bien entendu :






