Le Yuki Matsuri de Sapporo (suite) : les « à côtés »

     Le Yuki Matsuri est beau. Mais quand j’y pense, il est la conclusion triomphant d’un long cheminement de Tokyo vers Sapporo. Ce périple fut rempli d’ « a côtés » qui ont, tout autant que les somptueuses sculptures de glace, largement contribué à rendre ce séjour unique. Ainsi le voyage en avion qui vous fait survoler des plaines et des petites montagnes enneigées ponctuées ici et là de minuscules maisons qui semblent mener leur vie hors du temps. Spectacle qui met positivement en condition. Et ce n’est pas fini. Vous arrivez à l’aéroport, vous prenez le train jusqu’à la gare de Sapporo, puis le métro (Sapporo dispose d’un réseau de lignes de métro moins développé bien sûr que celui de Tokyo mais largement suffisant) jusqu’à une station située non loin de votre hôtel. Vous sortez de celle-ci pour enfin faire votre premier contact en plein air avec la ville, et vous vous rendez compte que l’enchantement promis par les paysages vus de l’avion continue. Le bitume est là, mais la neige aussi : devant, derrière, à droite et à gauche. L’urbanisme japonais, son architecture, ses hideux bâtiments, ses temples, ses panneaux de signalisation prennent tout à coup une autre valeur, comme si la neige les avait extrait de leur banalité :

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Et quand en plus, après quelques pas au sortir de la station de métro, vous tombez sur ce type de bâtiment :

De jour...

De jour…

... et de nuit !

… et de nuit !

… vous vous dites que vous avez définitivement bien fait d’inscrire ce voyage à votre planning. Oui, bien au chaud dans votre chambre d’hôtel, vous regardez par la fenêtre :

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     Et vous vous dites qu’il va être doux d’errer dans les rues de cette ville rendue calme par la neige omniprésente mais avec derrirèe un je ne sais quoi d’électrique pourvoyeur de surprises. Je me souviens d’un adjectif la qualifiant, qui figurait dans mon « Lonely Planet » en anglais : « vibrant ». Sapporo est une ville qui vibre, elle est active, dynamique, riche en divertissements. Une sorte de déclinaison nordique de Tokyo.  Mais un Tokyo cotonneux, qui exalte et apaise à la fois. Je n’y suis resté que deux jours, mais je crois que j’aurais pu y rester plusieurs semaines à alterner le froid des rues et la chaleur des gargotes à y manger les fameuses ramens de Sapporo. Pour la vie nocturne, je ne peux pas dire, accompagné de celle qui allait devenir ma femme (à J-3), je me suis contenté de promenades et de restaurants. Au reste, nous étions tellement crevés en fin de journée que faire les bars n’était pas vraiment notre préoccupation. Mais certains néons criards, certains hommes sandwichs beuglant sur les trottoirs, certains salary men titubant accompagnés de gloussements montés sur de longues gambette me donnent à penser que oui, la vie nocturne à Sapporo est sûrement sympa.

     Des sites sont évidemment à visiter mais je ne vais pas faire la cartographie touristique de la ville, je ne m’en sortirai pas. J’évoquerai juste une promenade plaisante dans le grand parc enneigé (dois-je le préciser?) de l’université de Sapporo, construite si je me souviens bien par un américain au XIXè siècle.

Petit aperçu du parc de l'université

Petit aperçu du parc de l’université

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