Retours express de films à voir (ou pas)

Films à partir des années 90.
Olrik
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Retours express de films à voir (ou pas)

Message par Olrik » 10 mai 2018 14:38

:good:
En vrac, le fil proposera de brefs retours (ou plus si affinité) de films récents dignes d'intérêt. Il permettra d'éviter de perdre du temps avec d'obscurs étrons.

Mark Chopper
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Re: Retours express de films à voir

Message par Mark Chopper » 10 mai 2018 15:17

Deux films découverts récemment et fort recommandables :

Where I Belong (Shabon Dama), de Shinji Higashi (2017) :

Un jeune délinquant commet l'irréparable et prend la route pour fuir les autorités... Sur son chemin, il vient en aide à une vieille femme qui a eu un léger accident de la route. Celle-ci l'héberge, dans un village près de Miyazaki et, bon gré mal gré, notre fuyard aide la population à organiser un matsuri... Malgré des prémices assez sombres, j'ai l'impression d'avoir découvert un feel good movie, assez proche de Wood Job de Shinobu Yaguchi. J'avoue avoir un faible pour ces films, assez rares je trouve, qui se déroulent dans la campagne japonaise.


The Tokyo Night Sky Is Always the Densest Shade of Blue de Yuya Ishii (2017) :

Peu convaincu jusqu'ici par le cinéma de Yuya Ishii (Sawako Decides, The Great Passage), j'avais un peu lâché l'affaire avec le bonhomme... Mais ce film ayant été choisi comme film de l'année par le magazine Kinema Junpo (plutôt une bonne année je trouve pour le cinéma japonais), j'ai tenté et je ne l'ai pas regretté... Bon c'est lent, ça ne respire pas toujours la joie, mais cette rencontre de deux solitudes, perdues en plein spleen urbain, me reste dans la tête plusieurs semaines après sa découverte. L'excellente direction d'acteurs y est pour beaucoup.

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Re: Retours express de films à voir

Message par Olrik » 10 mai 2018 15:42

Ah oui, le titre invraisemblable (et la B-A) du film d'Ishii avait attiré mon attention. Ton avis m'incite à tenter le coup.
Mais finalement je crois que me materai avant Where I belong, les mots magiques "près de Miyazaki" me donnant tout de suite très envie de le voir...

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Re: Retours express de films à voir

Message par Mark Chopper » 14 déc. 2018 10:04

Ne coupez pas (One Cut of the Dead !), de Shin'ichirō Ueda (2018) :
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Un budget de 27.000 dollars, un tournage de huit jours, une sortie prévue à l’origine dans une seule salle de Tokyo pendant une semaine (comme tant d’autres films ultra-fauchés)… Mais un bouche à oreille qui fonctionne, une combinaison de salles qui ne cesse de croître et, au final, le succès surprise de l’année au Japon, l’un des dix plus gros de l’année (plus d’entrées, par exemple, que le dernier film de Hosoda)…

L’histoire : le tournage d’un film de zombies part complètement en couilles lorsque de véritables zombies s’invitent et que le metteur en scène, un perfectionniste qui fait plus de prises que Kubrick et Fincher réunis, décide de continuer son tournage malgré tout…

L’idéal est de découvrir ce film sans en savoir plus pour ne pas gâcher toutes les surprises qu’il réserve… Le manque de budget est totalement compensé par une écriture brillantissime (j’ai rarement vu une structure aussi travaillée) et l’énergie de toute l’équipe.

Une déclaration d’amour au cinéma et au système D.

8/10

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Re: Retours express de films à voir

Message par Olrik » 14 déc. 2018 12:05

J'ai détecté ce film la semaine dernière, me promettant bien de me le mater dès que des s-t seraient dispos. Bon, si tu en fais un retour, je suppose que c'est parce que l'ami Paroissien a bien fait son job. Je mate ça dès ce W-e. :super:

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Puzzle (2014)

Message par Olrik » 09 mars 2019 18:34

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Par le mec qui a fait Liverleaf (déja chroniqué). Le film commence avec un plan vaporeux nous montrant le visage ensanglanté d'une fille, tout le reste de l'intrigue étant un vaste flashback constitué de morceaux plus ou moins proches de cette scène inaugurale afin de reconstituer le "puzzle" qui va amener à cette première scène. A la fin on aura droit à un compte à rebours qui permettra de raccorder avec le début. C'est bien là la seule originalité, et encore elle n'empêche en rien la terrible impression de vain artifice et d'hystérie grotesque tout le long du film. Tout ne semble être prétexte à montrer des scènes de sadisme, avec apparemment une prédilection de Naitô pour les scènes de fausse couche (déjà vu dans son premier métrage, Let's Make The Teacher A Miscarriage Club, mais somme toute plus intéressant. A se demander toutefois si Naitô n'a pas eu la bite au cirage lors d'un ijime quand il a était ado). Prétexte aussi à farcir l'histoire de choix esthétisants parfois WTF, comme une courte scène rappelant le Tetsuo de Tsukamoto. Vain et stupide.
2/10

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Taksu (2014)

Message par Olrik » 27 août 2019 10:48

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Yokudô (aka Taksu) Kiki Sugino - 2014
Yuki (Yoko Mitsuya) et Chihiro (Takumi Saitoh) s'en vont à Bali rendre visite à la soeur de ce dernier (Kumi), enceinte de huit mois de son Hollandais de mari, Luke. Au début tout va bien, notamment grâce à la culture locale et les somptueux paysages, mais c'était sans compter sur la tendance dépressive de Chihiro dont le mal être porte un coup sérieux à sa relation avec Chihiro, laquelle finit par sympathiser avec un couple de Japonais homos et surtout par forniquer avec un gigolo balinais...

Présenté comme cela, pas sûr que cela fasse envie, et pourtant il y a quelque chose dans ce film de l'ex-gravure idol Kiki Sugino (qu joue le rôle de la soeur enceinte) qui connait sans doute sur le bout des doigts la filmo de Naomi Kawase. On songe notamment à Nanayomachi qui racontait la vie d'une Japonaise en Thaïlande. Sans être un chef d'oeuvre, Taksu montre que Sugino a un petit talent pour gérer une lenteur contemplative et faire vivre les relations entre des personnages plus ou moins torturés. Après, si je ne me suis pas ennuyé non plus, j'en senti aussi qu'une heure trente-cinq suffisait amplement tant l'histoire n'avait finalement pas tant de chose à raconter. Surtout, les belles images c'est bien joli, mais on a parfois l'impression qu'elles sont là pour exploiter des rushs pris çà et là et qui ont sans doute émerveillé Sugino.
Même chose pour les scènes de théâtre balinais qui résonnent du coup comme un reportage "connaissance du monde".
Enfin même chose pour les quelques scènes de sexe. Je croyais n'avoir jamais à écrire cela, mais c'est à chaque fois trop long. Pourtant il faut reconnaître que la plastique de Yoko Mitsuya (elle aussi gravure idol), plastique de Japonaise lisse, fine, mais en même temps sensuelle - tenez, c'est cadeau :
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...dégage une aura érotique dans cet univers balinais mais j'ai parfois eu le sentiment que la caution érotique du personnage prenait le pas sur son développement intérieur. Des erreurs de dosage dans le script qui auraient pu rendre le film meilleur si elles avaient pu être évitées mais qui n'empêche pas non plus de faire de Taksu un film très regardable.

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