Divers
Tokyo Days, de Chris Marker (1988)
12A priori, rien d’exceptionnel dans ce Tokyo Days. On peut avoir l’impression d’un court métrage fait de bric et de broc, monté vite fait par un touriste qui a cru bon de faire son intéressant en mettant sa caméra sous le nez des inconnus qu’il filme. Les 20 minutes peuvent paraître très longues, voire un tantinet irregardables. Elles m’ont pourtant intéressé par la progression qu’elles proposent, progression à mes yeux restitue le plaisir de l’immersion progressive d’un voyageur dans un pays dont il ne connaîtrait pas la langue. Du vernis encombrant des idées reçues, le voyageur va peu à peu tomber dans une rêverie alimentée par ce qu’il perçoit. Cela se fait en quatre temps. (Lire la suite…)
Extreme Private Eros : Love Song 1974 de Kazuo Hara
0RAW. C’est ce terme propre à la photographie numérique, désignant un format de fichier non compressé, et que l’on pourrait traduire par « brut », c’est ce terme donc qui m’est venu immédiatement à l’esprit en voyant ce documentaire autobiographique de Kazuo Hara.
Précisons ici : « quasi autobiographique » car si l’entreprise d’Hara l’amène à parler de lui-même, de ses sentiments vis-à-vis de Miyuki Takeda, son ex-femme, c’est surtout l’extraordinaire portrait de cette dernière qu’Hara s’efforce de brosser. (Lire la suite…)
Bijin de la semaine (11) : Peter
1Ceux qui s’imaginent qu’il n’y aura que de la pulpeuse pin up à gros seins dans cette rubrique en seront aujourd’hui pour leurs frais. Car la belle Peter est plate comme une seiche ou, devrais-je plutôt dire, plate comme un homme. Car oui, Peter est gay. Pourquoi pas ? Bijin veut dire belle femme. Or Peter se considère comme une femme et est indéniablement une belle femme. Il y a bien un petit détail technique mais franchement, on ne va pas chipoter non plus. (Lire la suite…)
Yayoi Kusama : I love me
5Non, non, rassurez-vous, tout va bien , je n’ai pas pété un plomb, ce n’est pas un nouvel article de ma série des « Bijin de la semaine ». Les plus férus de Pop Art auront connu Yayoi Kusama (que l’on ne risque évidemment pas de confondre avec Yayoi Watanabe), grande prêtresse dans son pays, avec Yoko Ono, de cette catégorie picturale. Je dis « dans son pays » et c’est un peu méchant, car la vénérable dame, maintenant âgée de 80 ans, est connue internationalement. Un récent DVD, Yayo Kusama : I love me fait de cet artiste hors norme un portrait aussi touchant qu’hallucinant. (Lire la suite…)







