Contemporain

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Unchain (Toshiaki Toyoda – 2000)

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Sorti entre Pornostar (1998) et Blue Spring (2000) Unchain apparaît a priori comme une exception dans la filmographie de Toyoda. La raison en est simple, Unchain est un documentaire qui se propose de suivre sur quelques années la carrière de quatre boxeurs d’Osaka. Mais on aurait tort de s’arrêter sur l’opposition réalité/fiction tant nous allons voir que le film confirme le film précédent et annonce ceux qui vont suivre.

L’autre contraste viendrait aussi de son aspect moins achevé. Avec son fatras de photos, d’images d’archives et de scènes de combats parfois un peu longues, Unchain donne d’abord l’impression d’un film boiteux, imparfait, assurément le plus dispensable de la filmo du réalisateur. Ça sent la déglingue, se dit-on. Mais c’est aussi bien la limite (d’ailleurs pas si vraie que cela) que l’intérêt de ce film qui va suivre les pas d’êtres tout aussi déglingués, quatre losers à côté desquels Jake la Motta apparaît comme le Bill Gates de la boxe. Prêts à respirer à pleins poumons des effluves de sueur rance et de bière tiède ? Alors on y go. (Lire la suite…)

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Gantz (Shinsuke Sato – 2010)

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A chaque fois c’est la même chose : après une adaptation cinéma d’un manga j’y vais de mon « on ne m’y reprendra plus » mais, invariablement, je cède à la curiosité dès que sort un nouveau film de ce genre. J’ai pourtant longtemps résisté pour ce Gantz mais voilà, j’ai craqué le week-end dernier. J’aime le manga original et la version animée, avec sa lenteur et son atmosphère sonore particulièrement soignée, avait plutôt recueilli mes faveurs. Mais voilà, ce qui est possible en terme d’immoralité, de sexe et de violence pour un anime l’est nettement moins pour un film mainstream. L’adaptation de Kaiji en était une nouvelle fois la preuve et Gantz ne déroge pas à la règle : c’est lisse. Pas trop mal foutu, mais désespérément lisse, sage, évacuant tout ce qui faisait le sel du manga d’Hiroya Oku. (Lire la suite…)

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tokyo.sora (Hiroshi Ishikawa – 2002)

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Après un film faisant le portrait de six femmes, enchaînons donc avec un film faisant le portrait de six femmes. Pas de bons sentiments ni de références à Ozu cette fois-ci, juste de l’asphalte, de la lenteur contemplative et une ronde de destins croisés. Le tout pour un merveilleux film. Vous hésitez encore ? L’expression « lenteur contemplative » vous effraie? Allons, pas de panique, attendez que le feu passe au vert : (Lire la suite…)

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Flowers (Norihiro Koizumi – 2010)

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A priori ce film n’avait rien pour m’emballer avec son projet de dresser le portrait de six femmes de plusieurs générations et appartenant à une même famille. Un peu trop douceureux, un peu trop clinquant, ça sentait le déballage de stars ostentatoire et sans contenu. L’idée de retrouver le charmant visage de Rena Tanaka était séduisante mais après, le voir au milieu d’un coulis de bons sentiments l’était moins. Un peu sans espoir j’entamai malgré tout le visionnage de ce DVD qui traînait sur un coin de mon bureau depuis un certain temps. Quelques heures après avoir vu, je ne dirais pas que je suis tout pantelant d’émotions mais finalement assez content de l’avoir vu, ce grâce à un excellent casting, une mise en scène originale dans son projet et un nom qui se rappelle à notre souvenir à la moindre scène… (Lire la suite…)

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Maîtres de demain ? #5 Midorigawa no soko (Yoshii Kazuyuki – 2007)

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Cela faisait pas mal de temps que je n’avais pas pondu une critique sur ces films de fin d’études de l’université des Beaux-Arts de Tokyo. C’était pourtant pas faute d’avoir essayé mais voilà, les films vus n’étaient guère enthousiasmants, du genre un peu bouffis de prétention et soporifiques en diable. Les mauvaises langues diront sûrement que de toute façon, les autres films chroniqués le sont tout autant, peu importe, certaines de ces œuvres de jeunesse méritent assurément un peu plus qu’une simple référence sur IMDB avec le minimum minimorum. C’est parti donc pour une nouvelle critique de film lent et arty. Au programme aujourd’hui : les problèmes d’érection. (Lire la suite…)

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Pacchigi! (Kazuyuki Izutsu – 2005)

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Pacchigi est un mot coréen qui pourrait se traduire par « coup de boule ». Autant le dire tout de suite : au visionnage de ce film on n’a pas vraiment l’impression de s’en prendre un. Auréolé de ses multiples récompenses, de son titre de numéro 1 au classement annuel de la revue Kinema Junpo, Pacchigi donne l’impression dès les premières minutes que l’on va assister à une sorte de drama juste un peu « updaté ». Le présence de la petite Erika Sawajiri confirmant cette impression d’univers doucereux d’où il ne faut pas espérer la moindre surprise. Et pourtant, passée la première demi-heure, on s’aperçoit que cette chronique sans prétention d’une communauté de nord Coréens dans le Kyoto des années 70 n’est finalement pas si déplaisante à regarder. (Lire la suite…)

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