Classique
Le Barbare et la Geisha (John Huston, 1958)
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Réfractaires à John Wayne, attendez avant de passer votre chemin sans prendre la peine de découvrir de quoi il s’agit ! Car après plusieurs films universitaires intéressants mais un peu prises de tête, j’ai décidé de m’aérer les neurones avec du bon vieux cinemascope made in Hollywood. Et mon dévolu ne s’est pas porté sur n’importe quel film puisqu’il s’agit du plus japonais des films hollywoodien, je veux parler de l’excellent Barbare et la Geisha de John Huston (1958). (Lire la suite…)
Ken (le Sabre), de Kenji Misumi (1964)
6À première vue, Ken (le Sabre), l’ultime film de la trilogie du sabre de Kenji Misumi, c’est un peu « cherchez l’intrus » : noir et blanc, époque contemporaine (un « gendai-geki » donc), les kendoka remplacent les samouraïs : le premier mouvement du spectateur est de se dire que ce choix est tout de même bien regrettable puisqu’il rompt brutalement ce qui aurait pu donner une belle unité à la trilogie.
Et pourtant, on ne tarde pas à se dire que, finalement, ces choix font sens et vont peut-être conclure admirablement la trilogie, celle-ci apparaissant avec le recul comme un long glissement vers un avachissement des valeurs propre à l’époque contemporaine. (Lire la suite…)
Ken Ki, de Kenji Misumi (1963)
0Deuxième volet de la trilogie du sabre, Ken Ki (la Lame Diabolique) met à nouveau en scène un personnage de bâtard maudit. Avec ici une révélation encore plus surprenante que celle de la naissance de Shingo, le héros du premier film : Le personnage principal, Hanpei (le « tacheté »), de nouveau joué par Raizo Ichikawa, serait le fruit des amours d’une femme et… d’un chien. Sa mère, première suivante d’une dame, aurait eu pour consigne par cette dernière de s’occuper après sa mort de son chien, comme s’il c’était elle-même. (Lire la suite…)
Kiru, de Kenji Misumi (1962)
2Le néophite en chambara serait bien injuste de faire la fine bouche devant Kiru (Tuer), premier volet de la Trilogie du Sabre. Tourné en 1962 pour la Daiei, il raconte en 70 minutes la tragédie d’un homme dont le destin est scellé dès la naissance. C’est à la fois concentré et épuré, parfois apaisé, souvent sombre et violent, toujours magnifié par la maîtrise photographique de Misumi. Dire qu’il s’agit là du meilleur chambara n’aurait pas de sens, ce serait un peu comme si je disais que Duel au Soleil est le meilleur western. Il n’en demeure pas moins comme un des joyaux du genre, joyaux qui, à l’époque, incita nombre de jeunes cinéastes à rejoindre la Daiei. Presque 50 ans plus tard, il continue d’apparaître comme un merveilleux film à la mécanique bien huilée. (Lire la suite…)
Suna no Utsuwa (Le Vase de Sable) de Yoshitaro Nomura (1974)
4Deuxième film de Yoshitaro Nomura vu en dix jours, deuxième crochet du droit en plein dans l’estomac. Il s’agit du Vase de Sable, déjà évoqué dans ma critique de l’Été du Démon. (Lire la suite…)
Kichiku (l’Été du Démon), de Yoshitaro Nomura (1978)
1Ô violence suspends ton vol ! C’est un peu le souhait du spectateur durant toute la durée de l’Été du Démon. Pas besoin d’imaginer et de représenter des tonnes de crimes pour être glaçant. Placer le spectateur dans l’attente du plus effroyable des crimes, un infanticide, suffit. Et quand en plus le film est porté par des acteurs endossant à la perfection l’habit de ce démon évoqué dans le titre, on devient très vite subjugué par l’ambiance étouffante de ce qu’il faut bien appeler un chef d’œuvre. (Lire la suite…)







