Au dortoir des infirmières, les doigts sont poisseux (Yoshihiro Kawasaki – 1985)

Mayumi et Noriko, deux jeunes infirmières, ont bien des soucis dans leur dortoir : comment tromper la vigilance de leur cheftaine Yoshie, peu encline à les laisser rencontrer leurs amants dans leur chambrette ? Heureusement pour elles arrive pour leur prêter main forte une nouvelle recrue, Yuki, dont on comprend que la légende qui l’entoure vient sans doute de son caractère très déluré…

Imaginez : vous vous attardez connement au milieu du carrefour de Shibuya pour faire un selfie, ne voyant pas un taxi qui arrive à toute berzingue et qui vous percute. Vous êtes envoyé recta à l’hôpital le plus proche ou un médecin, le docteur Daimon Michiko vous opère et vous remet d’aplomb. Le soir, dans votre chambre d’hôpital, un peu dans les vapes à cause des anti-douleurs qu’on vous a fait prendre, vous distinguez vaguement une créature en blouse blanche s’approcher de votre lit. Elle vous met un thermomètre dans la bouche. Elle sent bon. Elle reprend le thermomètre, l’inspecte, le pose puis déboutonne tout à coup sa blouse et plaque sa poitrine sur votre visage pour faire paf paf !

Oui, paf paf !

A cet instant vous vous réveillez car ce qu’il s’est passé n’appartient évidemment pas à la réalité. Vous avez juste rêvé après avoir vu la veille un roman porno de type « kango », comprenez un roman porno avec tout plein d’infirmières sexy dedans.

Après m’être enquillé à la suite trois saisons de Doctor X, j’éprouve le besoin de faire une petite pause tout en poursuivant ma plongée en milieu hospitalier, mais cette fois-ci du côté du dortoir, avec ce kango :

看護女子寮 いじわるな指 (Kango joshiryô: Ijiwaru na yubi aka Le Dortoir des infirmières : doigts poisseux)

Après les précédents roman porno arty de Kumashiro, on se relaxe, le film du jour est, comme on dit, sans prétention. Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas et accompagnez le bon doktor Olrik pour ausculter cette perle.

Non, n’insistez pas, c’est moi qui tient le stéthoscope !

Point d’horrible bondage ici, encore que Yoshie cache une étonnante facette de sa personnalité. Par contre beaucoup de matage à signaler :

Glp !

Forteresse en carton, le dortoir attire les amants en puissance comme des mouches, du petit ami sans emploi au médecin en passant par l’inspecteur de police, inspecteur qui fera d’ailleurs une bien étrange inspection à un moment du film :

Flic, un métier d’avenir.

On pourrait croire que ces infirmières sont toutes des Marie-couche-toi-là sans déontologie, pas très soucieuses de leur travail. Et pourtant entre la visite aux patients, les réunions avec les médecins pour voir les dossiers chauds du jour, ou même le temps utilisé à passer l’aspirateur, on peut comprendre tout le plaisir qu’elles ont en fin de journée à se détendre au bain ou à rencontrer leur amant en loucedé.

 Si possible sur un lit circulaire et rotatif dans un love hotel.

On le devine, les journées sont longues, parfois tendues…

Et il faut bien les innombrables sourires de Yuki (Jun Izumi montre dans ce film autant ses seins que ses dents – qu’elle a fort blanches -) pour donner du courage à ces chères petites qui se retrouvent constamment exposées aux voyeurs via la petite fenêtre de la salle de bain, et en ce moment même au regard lubrique des lecteurs de Bulle de Japon :

KYAAAA ! YAMETE !

Comédie légère, Le Dortoir des infirmières ne risquera pas de vous flanquer un mal de tronche. Mais si cela est le cas, alors que vous le matez sur un portable dans une chambre d’hôpital, appelez une infirmière pour qu’elle vous file un doliprane. Qui sait ? On peut rêver…

5/10

Le meilleur moyen de voir le film est de se procurer l’édition chez Impulse compenant les sous-titres anglais.

 

Lien pour marque-pages : Permaliens.

13 Commentaires

  1. Il y a aussi des sous-titres français :
    https://catofterya.wordpress.com/2015/10/03/nurse-girl-dorm-sticky-fingers-aka-kango-joshiryo-ijiwaru-na-yubi-1985/

    Je termine mes premières adaptations depuis le japonais (un cycle Miki Takakura) et je repasse sur Japanscope
    a+

    • Tu as bien fait d’indiquer cela. Je l’avais fait pour le précédent mais là, j’ai bêtement oublié.
      Très intéressant que tu t’attaques à des films « à la source », sans passer par une traduction anglaise. Ca va sans doute donner lieu à des découvertes inédites.

  2. Salut, quest’ce qui se passe avec https://catofterya.wordpress.com/? On dirait que c’était fermé… Des nouvelles?

  3. Effectivement, ça sent mauvais. Je m’y suis pourtant rendu il y a environ une semaine et son proprio avait glissé un commentaire sur cette page le 26. En espérant que c’est juste passager ou qu’il donne des nouvelles ici.
    J’essaierai de voir sur un site de fansubbing que je connais s’il y a l’explication.

  4. Merci Olrik,
    Si tu as des nouvelles, je voudrais savoir! 🙂
    A bientot.

  5. Le site a été suspendu par wordpress
    Il va falloir que je change un peu de forme (un forum privé?) pour continuer à m’amuser. J’examine différentes possibilités et je vous fais signe.
    a+

    • On t’a donné une raison ? Suspendu parce que tu postais des sous-titres fais par tes soins et pour d’obscurs roman porno ? Ou bien parce que le contenu paraissait trop osé pour un obscur administrateur ? Dans les deux cas la suspension est vraiment surprenante.
      J’espère en tout cas que tu as pris soin de faire des sauvegardes de tes gardes ou que tu peux au moins accéder à la console d’administration pour les récupérer.
      Il y a pas mal de solutions alternatives sinon, n’hésite pas à faire signe dès que tu as fais revenir tout ton excellent travail.

  6. TeryA,

    C’est bon qui vous pensez continuer votre travail extraordinaire. S’il vous plaît laissez-nous savoir ce que vous voulez faire ici. D’autre part, les sous-titres pour Catholic Nun’s Rope Hell sont faites? Les partagez-vous brièvement? Merci!

  7. les sous-titres pour convent rope hell
    http://uptobox.com/0e2xxoghsrfn

    10mn après avoir publié l’article, clac, blog suspendu!
    hasard? …probablement…parce que j’ai vu plus sulfureux…
    peut-être un contrôle sur des mots-clés?

  8. Merci pour les sous-titres, TeryA! 🙂
    J’attendrai des nouvelles du nouveau site.

  9. « probablement…parce que j’ai vu plus sulfureux… »
    Franchement, quand je me rappelle certains articles sur Drink Cold…
    https://web.archive.org/web/20100514042614/http://drinkcold.wordpress.com:80/2010/05/06/golden-bukkake-awards/
    j’ose espérer que ce n’est pas cela, ou alors WordPress s’est sérieusement facebookisé.

    Quant à imaginer un distributeur japonais mécontent de voir circuler des sous-titres français non autorisés, là aussi, franchement…
    J’ai vu qu’il y a un formulaire de contact, tu pourrais peut-être les contacter pour en avoir le coeur net.
    Sinon étrange effectivement que la suspension ait eu lieu 10 minutes après la publication d’un article.

  10. Apparemment je suis de retour!
    pas d’explications…probablement un système automatisé qui a du tiquer sur « religion catholique » et « oeufs vibrants »
    Allez, on repart après 3 jours de repos.

  11. Oui, Dieu a dû d’abord te punir… avant de s’apercevoir qu’en fait, les roman porno c’est de la balle !
    Excellente nouvelle en tout cas.

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