Le valseur de l’hôtesse est-il une illusion d’optique ?

Journées du 6 au 9 août

6 août :

De retour à Miyazaki, besoin de mettre tout de même l’appareil photo de côté, le temps d’alléger des cartes mémoires bourrées jusqu’à la gueule. Point de souvenirs datés du 5 donc si ce n’est cette photo…

Je devais être content de retrouver la passerelle à côté de la maison qui permettait souvent de contempler un de ces ciels spectaculaires, chargés de nuages comme le Japon peut en offrir l’été. Sinon je trouve aussi cette photo…

… qui montre que j’étais aussi content de retrouver la nourriture de belle-maman et la bière de beau-papa.

Le lendemain, je suis cueilli après mon footing matinal par ceci :

Horreur ! le cirque des J.O. commençait ! Au moins j’allais échapper au chauvinisme des journalistes français. Certes, j’aurais à la place celui des japonais mais du moment que j’échappe aux éructations de Patrick Montel au moment de l’athlétisme, ça me convenait.

Pour la suite de la journée, partie de plage avec les enfants avant de se rendre en soirée dans le centre de Miyazaki  pour aller voir le hana bi. Avant cela, dîner prévu dans un petit resto situé sous l’arcade commerciale. L’endroit était sympa de part sa déco vintage :

Pour la nourriture, j’ai trouvé cela plutôt bon, même si Madame a décrété en sortant qu’elle n’y retournerait pas, déçue qu’elle était par les plats proposés.

Il fallait ensuite rejoindre l’autre bout de l’avenue principale afin de trouver une place correcte pour admirer le feu d’artifice. Comme à chaque fois, nous nous y sommes pris trop tard et suivre le spectacle s’est résumé à une opération de marche dans la cohue qui n’a pas rimé à grand-chose. Je vous ferai grâce des vidéos merdeuses que j’ai faites de quelques fusées, et des photos misérables de l’ambiance générale. Un parfait ratage.

Quand une photo floue devient sans sans le vouloir la photo la moins pire d’une série.

 

7 août :

Re-restaurant. Privés durant une semaine de leur fille, de leurs petits-enfants et surtout de leur gendre, les beaux-parents passent l’après-midi avec nous et décide d’offrir le restaurant de type shabu shabu.

Avant cela, on se dirige à un centre commercial au sud de la ville où se trouve une exposition montrant des œuvres en trompe l’œil. Bon, je commence à connaître, je crois que ça fait trois séjours d’affilée que je me cogne ce type d’expo mais enfin, comme c’est le genre de machin toujours payant auprès des kids, c’était donc reparti pour un tour. L’endroit propose une vingtaine d’œuvre, le but ludique étant de trouver le meilleur point de vue photographique pour amplifier le côté en trompe l’œil. Pas toujours évident, surtout avec les éclairages alentours qui empêchant bien souvent la parfaite illusion. Olrik jr était en mode actor studio, motivé pour s’impliquer afin de donner vie aux différentes saynètes. Après, il faudra tout de même quelques kilos en plus pour faire croire qu’il est capable d’envoyer valdinguer un ozeki :

Après l’effort photographique, le réconfort de l’estomac :

Sympa, la marmite compartimentée qui permettait de se goinfrer deux types de plats différents. Au bout d’une demi heure la table ressembla à Fort Alamo ou plutôt à la bataille de Sekigahara :

Et encore, la photo a été prise après qu’une serveuse est passée pour prendre quelques assiettes.

Passablement houblonné, j’entrepris d’enchaîner avec ce saké :

Après toutes ces bonnes choses, j’étais mûr pour aller cuver à la maison sans passer par la case sento. Ce que je fis.

 

8 août :

Il devait pleuvoir pas mal cette journée car je ne trouve aucune photo à part celles prises à partir de 19 heures de ces nuages :

Ça sent le ciel qui se purge après une journée pluvieuse. Sans doute pour rattraper le coup, je me rendis après dîner dans le centre de Miyazaki pour y capter quelques fêtards, des salary men saouls ou encore des hôtesses escortées d’un club à l’autre par une présence masculine susceptible de repousser les tentatives des fâcheux. Il faut ici reconnaître que tomber par hasard dans la rue sur une de ces sirènes fouettent illico les sens. Alors que je remontais l’arcade commerciale, je vis juste devant moi deux de ces créatures débouler d’une des rues adjacentes pour monter juste après l’escalier menant à un club. Impossible de ne pas tourner la tête (et l’objectif) en passant devant l’entrée :

Stairway to heaven.

A part ça je ne me suis pas fait péter la gueule par un escort boy qui m’aurait aperçu. Ça aurait pu, et évoquer le sacro saint « instant décisif » à la Cartier-Bresson aurait été piètrement utile. Moins risquée était cette ruelle truffée de petits bars qui pouvait évoquer la Golden Gai :

9 août :

Amas de vélos puissamment surveillé par un félin que l’on devine aux aguets et prêt à bondir. Voilà peut-être la formule idéale pour laisser son vélo en ville sans craindre qu’on ne le vous barbote.

 

 

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4 Commentaires

  1. Un plaisir de te (re)lire, merci pour ces voyages en pensées et en photos. De belles gambades, quels ciels, j’apprécie particulièrement la photo des lampions!
    Bonne fin de vacances ou bon retour!

  2. En l’occurence juste « bonne fin de vacances » car je le redis : je ne suis pas au Japon en ce moment. Il s’agit juste de faire revivre un voyage effectué l’été dernier. Mais ta remarque est plaisante car finalement elle montre que la restitution de ces souvenirs fonctionne au point de donner l’illusion que je me trouve actuellement là-bas.
    Sympa ta page tumblr, il y a de jolies choses.

    • Merci!!! Utile de repréciser le contexte qui corse d’autant plus l’exercice de récit! ^^Donc les j.O c’était l’année dernière… mmm… ^_____^

      • Ouf ! Je viens de lire ton autre commentaire et je ne savais plus quoi faire pour préciser le contexte de l’écriture de ces articles ! (^^;)

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