[SHINBUN] Olrik’s Fabulous Weekly Shinbun #3 : deux magazines cools, une fiction à la radio et une légion d’honneur

PRESSE

Avec le dernier voyage au Japon je n’ai pu découvrir que tardivement Otomo, sorti au moment où je faisais mes valises. Pas vraiment une nouvelle fraîche donc, mais pour le cas où vous ignoreriez de quoi il s’agit, voici toujours une petite présentation du bel objet. Concocté par l’équipe du magazine Rockyrama concacréotomo au cinéma américain qui a bercé notre enfance et notre adolescence, Otomo, comme son nom l’indique, est consacré à toute cette culture populaire japonaise qui fait les choux gras de Bulles de Japon depuis sa création. Autant dire que je me suis trouvé en terrain plus que connu à sa lecture et que j’ai eu parfois l’impression d’avoir entre les mains un équivalent papier de ce site avec toutefois une différence (et pas des moindres) : une quasi absence de bijins ! Ce grave défaut mis à part (et qui sera, on l’espère, surmonté pour le prochain numéro), l’ouvrage est riche en informations et très plaisant à lire de par sa maquette (la même que pour Rockyrama), même si certains article sont à la longue pénibles à lire : les pages sur Fukasaku en caractères blancs sur un fond rose pâle, bon, les mecs, vous êtes bien gentils mais la prochaine fois vous éviterez. Bonne idée sinon d’insérer quelques publicités vintage. Ne manque plus que le poster dépliant de Reiko Ike à poil, et ce sera parfait.

Le contenu est sinon de qualité et varié. Certains articles m’ont laissé froid car ne m’apprenant pas grand chose et je pense que ce sentiment sera ressenti par l’amateur de japonaiseries qui s’est déjà constitué un bon bagage culturel. Mais d’autres se sont avérés instructifs. Avec 22 articles sur 165 pages, c’eût été tout de même malheureux d’achever la lecture en ayant l’impression d’autre aussi truffe qu’avant !

Bref, malgré de petits défauts, un must have. Je l’ai lu avec le même plaisir que les Mad Asie, l’éphémère déclianison de Mad Movies consacrée au cinéma asiatique. Vaut largement ses 12,50€.

 

RADIO

Cela faisait longtemps que je n’avais pas envoyé des liens sur des émissions de France Cul en rapport avec le Japon.

Commençons avec ce numéro de la Dispute dans lequel Arnaud Laporte et son équipe parle de l’exposition consacrée à Provoke, expo apparemment qui vaut le coup d’œil :

Ajoutons une courte critique d’un manga de Tezuka :

Et finissons avec cette récente fiction radiophonique, adaptation de Ce qui nous retient, de Fabrice Collin. L’histoire : le corps d’un Français a été retrouvé dans une forêt réputée hantée au pied du mont Fuji. On demande à sa compagne, Astrid, de venir le reconnaître.

Je l’ai écoutée alors que je conduisais le soir. Le rythme lent et les tentatives de recréer le Japon, en évoquant par exemple la nourriture japonaise, m’ont plutôt fait passer un agréable voyage.

 

CINÉMA

Juste pour signaler cette bande annonce faisant la promo des films au programme de Roman Porno reboot, évoqué précédemment :

 

PRESSE (ET BIJIN)

Comme je sais que certains lecteurs sont en ce moment en plein voyage dans un certain pays, je m’empresse de leur suggérer ce conseil : qu’ils entrent dans le premier convini venu, qu’ils se rendent au rayon presse et se procurent le dernier numéro de Weekly Playboy. Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’ils connaîtront l’expérience particulière d’acheter ce type de mag dans un convini. Ami lecteur, je ne vais pas y aller par quatre chemins : si tu es du sexe masculin, tu auras beau avoir traîné tes guêtres plein de fois au Japon, sache que ces expériences vaudront toujours peau de zob si tu n’es pas un jour entré dans un convini pour y acheter ton paquet de clopes, ta roteuse et ton Weekly afin de déguster le tout sur un banc à proximité après une dure journée de marche.

Mais il y a aussi une autre raison. Fêtant son cinquantième anniversaire, le magazine a sorti un numéro au doux parfum vintage avec, en couverture…

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Agnes Lum !

Oui, LA Agnes Lum, la bikini idol des 70’s (à laquelle j’ai consacré un numéro « bijin de la semaine ») dont les mensurations de déesse ont fait rêver à l’époque plus d’un jeune Japonais. A l’intérieur du mag, neuf photos d’Agnes et plusieurs pages consacrés à d’autres bijins vintage. Autant dire que si vous hésitez à vous procurer les vieux photobooks, parfois un peu chers, consacrés à notre sino-hawaienne préférée, l’achat de ce Weekly Playboy pour égayer les étagères de votre bibliothèque s’impose. Au passage, comme je ne suis pas au Japon, si un lecteur pouvait en acheter un deuxième exemplaire et me l’envoyer, ce serait sympa.

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ÉVÉNEMENT

Terminons avec LA grosse information de la semaine, allons-y direct et sans ambages, je suis comme ça moi, je ne suis pas comme ces gens qui tergiversent ou qui prennent un malin plaisir à faire monter la sauce, c’est vrai quoi ! quel intérêt y a-t-il à retarder à l’excès une nouvelle importante tout cela pour un pauvre effet de suspense, il faut parfois savoir aller droit au but, exactement comme Mark dans un épisode de Captain Tsubasa, tactique qui du reste s’avère souvent payante car fructueuse en terme de buts bref, ne cherchons pas à vous faire languir et balançons l’information sans afféteries :

TAKESHI KITANO VA RECEVOIR LA LÉGION D’HONNEUR !

Oui, vous avez bien lu, il va recevoir la même décoration que Jean-Pierre Pernaut et ce, pour tous ses bons et loyaux services rendus peut-être moins dans le divertissement télévisuel japonais :

… que dans le septième art.

Dans un communiqué, Kitano a exprimé son ravissement à l’idée de recevoir cette distinction :

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Je suis content.

… et on se prend à rêver, pour la prochaine fournée de légions d’honneur qui sera distribuée, de la distinction d’autres enfants terribles du cinéma. Même si on ne le soupçonne pas vraiment d’être un cinéphile distingué, peut-être y a-t-il la volonté chez Hollande, apparemment en pleine période j’en-n’ai- rien-à-foutre-je-vous-emmerde-tous, de montrer de quel bois il se chauffe en décorant des personnalités qui, rappelons-le, sont capables d’imaginer ceci :

Wait and see donc, peut-être aurons-nous bientôt le plaisir de voir la prestigieuse décoration sur le torse d’un Gaspar Noé, d’une Takeshi Miike ou d’un Rob Zombie.

Du même tonneau (ou presque) :

Lien pour marque-pages : Permaliens.

9 Commentaires

  1. Et une pour Hisayasu Sato ensuite ?

    • Pourquoi pas ? Mais je pense aussi à un Seijun Suzuki, 93 ans, faut se dépêcher maintenant ! Voir Hollande épingler la décoration sur la poitrine de Megumi Kagurazaka aurait de la gueule aussi.

  2. J’arrive encore à être… O_o … devant l’imagination kitanesque (ndlr, la vid’ des ienchs, bien sûr). Ils sont fous ces japonais. Ils sont fous…

    Sinon, je vous rejoins sur vos propo’ respectives messieurs visant les futures Légion à distribuer. Je vais les proposer à qui de droit.

  3. Merde, j’étais au Japon pendant que tu publiais cet article, mais je le lis seulement à mon retour…

    Désolé pour le Playboy.

    (et à une semaine près, j’ai raté celui avec Fumi Nikaido en bunny girl, je rage)

    • Yep, les photos de Fumi en bunny girl sont sympatoches. Bah ! à défaut du papier, tu as dû te le procurer autrement.
      Sinon pas grave, je me consolerai en commandant ce livre et en le faisant livrer chez belle-maman :
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      A part ça des achats intéressants ? De nouvelles destinations ?

      • A part Tokyo où j’ai maintenant mes petites habitudes (et l’impression d’avoir assisté à un remake live de « Tokyo Tribe » dans Shibuya dimanche soir), j’ai visité Okayama, Kurashiki, Takamatsu (sympa pour une excursion d’une journée, je devais être le seul occidental dans toute la ville et le jardin est le plus beau que j’ai pu voir jusqu’ici) et revu Nara.

        Pas beaucoup d’achats pour moi (j’ai pris quelques photobooks de Fumi, rien d’autre), par contre j’ai pensé à un de tes anciens articles en allant à la boutique officielle « Yo-kai Watch » histoire d’acheter des cadeaux pour mon filleul (une définition possible de l’enfer sur terre).

        Ah et je suis allé à l’Asakusa Rockza, gros contraste avec le Sensô-ji qui est juste à côté ^^

        • je prends note pour Takamatsu, Shikoku étant un endroit où je n’ai encore jamais mis les pieds.

          « Boutique officielle Yo-kai Watch »
          Connais pas mais rien que d’y penser j’en ai des haut-le-coeur. Bon choix cependant pour ton filleul, il pourra frimer avec des jouets Yokai-watch en jap’ dans la cour de récré.

          « Ah et je suis allé à l’Asakusa Rockza, gros contraste avec le Sensô-ji qui est juste à côté ^^ »

          Euh… quand je tape 浅草ロック座 sur Google je tombe sur ça :
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          Me dis pas qu’un de tes fantasmes au Japon était de glisser un pourliche dans le string d’une bijin strip-teaseuse ?! Si c’est le cas, raconte tout !

          • Je n’étais jamais allé dans ce type d’établissement avant, mais c’est très différent de ce qu’on peut rencontrer en Occident (enfin, je me base sur ce que j’ai vu dans les films)…

            Ici il faut s’imaginer un vieux théâtre, ou une vieille salle de cinéma, avec un public composé à 99 % de japonais à la retraite qui regarde dans le calme et respectueusement 8 actrices AV danser et se désaper…

            Pas possible de glisser un billet dans un string donc, juste le plaisir de voir une actrice AV sans mosaïque.. Et l’endroit est sûr, aucun risque de se faire dépouiller ou de déclencher une guerre des gangs au Kabukichô.

            • « avec un public composé à 99 % de japonais à la retraite »
              et 1% de gaijins lubriques ! 😀
              Après, pour le calme et le respect, je me souviens de docus qui montraient que les spectateurs au plus près de la scène pouvaient toucher la marchandise, et ce parfois dans les zones les plus intimes. Ça devait être des clubs crapoteux du côté de Kabukicho.A côté du Senso Ji, c’est bien, tu peux ensuite aller faire une prière afin de remercier les dieux pour toutes les belles visions dont tu t’es rassasié.

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