Bijins de la semaine (49) : les telekâdo bijins

Plus qu’un article et j’aurai atteint le chiffre symbolique de 50 ! Autant dire que la pression monte et que je n’ai pas intérêt à foirer mon coup avec la 50ème mousmé qui aura l’honneur de figurer à cette place tant convoitée. Oui, convoitée, car je ne compte plus les coups de fil du genre :

Hitomi Aizawa lait

« Olrik sama, s’il te plaît, pense à moi pour ton 50ème article, choisis-moi et à toi aussi j’offrirai du lait »

…mais rien n’y fait, je suis comme le roseau : je plie mais ne romps pas, et je veux choisir mes sujets comme je l’entends. Eh ouais, c’est ça la déontologie journalistique, les filles. Mais en attendant, comme je disais, le pression commence à devenir insoutenable. Et si je foirais complètement mon article ? Un peu comme ces tennismen qui se chient dessus au moment d’un tournoi convoité (Djokovic à Roland Garros, par exemple). Bref il fallait que je trouve un antidote. Pour tout vous dire j’avais dans l’idée de foirer exprès mon 49ème pour être sûr de repartir du bon pied pour le suivant. La méthode Kitano quoi ! Faire exprès de réaliser un Gettings any ? avant de passer à un Kids Return et un Hana bi. Ou encore comme ces sportifs qui sacrifient un tournoi de moindre importance avant de tout donner dans le suivant. Aussi, j’hésitai pour ce 49ème opus entre évoquer Yoko Ono :

yoko ono

Coucou mes mignons !

… ou bien Kyoko Kano, une des sœurs Kano. Pour rappel, les sœurs Kano sont un peu les Igor et Grichka Bogdanoff de la chirurgie esthétique japanisthanaise :

kyoko mika kano

Croyez-moi, les probabilités pour que tout cela parte en couille dans les années à venir sont bien plus fortes que celles de voir surgir le Big One.

Las ! le courage m’a manqué au moment de commencer l’article. Cette basse manœuvre était-elle digne de ce site ? Entendre Yoko chanter dans Cambridge 1969 allait-il plaire à mes lecteurs ?

Extrait calé à 22 :30 : on jurerait entendre un chat que l’on poignarde !

Et voir deux sirènes botoxées n’allait-il pas nuire à ma 50ème déesse ? Face à tant d’incertitudes je changeai de fusil d’épaule et décidai d’entreprendre un article visuellement plus agréable sur les fabuleuses telekâdo bijins avant qu’elles ne disparaissent de la circulation, lorsque l’on ne trouvera plus le moindre téléphone publique au Japon. Cet telakâdo bijins (ou garu telekâdo), on les trouve sur les cartes de téléphone prépayées. Dans un pays comme le Japon, on se doute que le nombre de cartes fabriquées a été proprement dantesque et que par sa grande variété iconographique il a inévitablement suscité la passion des collectionneurs. Allez faire un tour sur Rakuten, vous verrez que ces cartes couvrent tout les domaines : cinéma, lieux touristiques, personnalités vintage, marque d’appareil photo, bière, etc. etc. Et parmi cette masse de thèmes en tout genre, un sort particulier a donc été réservé à nos chères bijins. Car si avoir un keitai dernier cri est cool, avoir une telekado bikinisée l’est encore plus. Les lardons ont les cartes Pokemon ou les médailles Youkai Watch (voir article précédent), les papas ont eux aussi leurs cartes magiques.

carte téléphone 73

– Je t’échange ma carte Sola Aoi contre 5 cartes avec des bikinis.

– O.K. tope-là !

Bref, voici un petit objet collector que je dégoterai bien lors du prochain voyage en échange de quelques yens lors de mon prochain passage à Jimbocho. Il existe en effet des télécartes réalisées par Araki et même d’autres en rapport avec des roman porno (voir ici). En attendant, voici une large sélection d’images parmi la pléthore que j’ai pu voir sur le net :

 

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