Pink Cut : Love me big, love me deep (Yoshimitsu Morita – 1983)

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Mami  dirige un salon de coiffure dont la particularité est d’avoir des employées jolies et sexy. Cela attire évidemment le chaland mâle et plus encore lorsqu’elles décident d’offrir des services un peu spéciaux lorsque leur patronne n’est pas là. Au Japon, la satisfaction du client n’est pas une vaine expression, et tant pis si cela transforme le salon de coiffure en lupanar…

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ピンクカット 太く愛して深く愛して (Pink cut: futoku aishite fukaku aishite) aka Pink Cut : Love me big, love me deep

Une curiosité : en 1983 Yoshimitsu Morita aura réalisé deux films : ce Coupe rose : aime-moi fort, aime-moi profond ! et… Family Game, son chef d’œuvre (qui n’a rien d’un pinku) et meilleur film japonais haut la main de l’année 1983. Il faut dire qu’il n’en est qu’au début de sa carrière et qu’en tant que jeune réal’ il a bien fallu saisir les opportunités qui se présentaient et mettre les pognes dans le cambouis. Enfin, le cambouis, en l’occurrence plutôt le savon, le shampoing, la mousse à raser et la cyprine. On a connu plus sale comme liquide. Mais on a connu bien mieux comme roman porno. On l’aura compris à la lecture du « scénario » (façon de parler), on est dans du roman porno de type comédie. Ici pas de scène de viol ni de bondage, juste de quoi satisfaire le spectateur dont les fantasmes n’iraient pas plus loin que des jolies filles dans un uniforme sexy. Le décor donne donc lieu à quelques gags, comme ce client chauve comme le cul d’un bébé qui vient malgré tout à son salon de coiffure préféré pour se faire manipuler le cuir chevelu par des mains délicates :

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…ou encore cet homme qui, alors qu’une employée lui fait la barbe et qu’il a les yeux fermés, imagine ce qui pourrait se passer dans un tel magasin :

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Ça va un peu plus loin qu’une certaine chanson de Gainsbourg

… et fatalement en arrive à s’oublier dans son pantalon. A côté de ces scènes, on a les inévitables amourettes avec des jeunes gens jeunes, beaux et pétri de talents, donnant lieu au dénudement des actrices principales :

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Avec de rares prétentions esthétisantes.

A noter que pour banales qu’elles soient, ces scènes de fesses ne sont pas rien non plus puisque les rôles coquins sont tenus par Momoe Yamaguchi et Seiko Matsuda ! Nan, je déconne, il s’agit en fait de Mayumi Terashima et de Mai Inoue, actrices qui jouaient de leur ressemblance avec des célébrités pour contenter d’autres fantasmes.

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Mayumi Terashima et Seiko Matsuda : une actrice de roman porno se cache dans ces deux images, sauras-tu la retrouver ?

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Momoe Yamaguchi et Mai Inoue

Pink Cut est loin d’être un chef d’oeuvre de l’érotisme. Et c’est un des films les plus anecdotique de Morita. Mais si vous avez toujours rêvé de vous faire rafraîchir les nouilles par une bijin qui serait nue sous sa combinaison, ça peut faire votre affaire. La pelloche se trouve chez Wildside sous le titre Les Mains Douces.

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Il y a un joli petit cheptel de jolies filles. Après, le maquillage et les coiffures 80’s, faut aimer. Du potentiel mais on est pas non plus estomaqué.

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Ça baisotte de temps en temps mais rien non plus d’exceptionnel. Finalement ce salon de coiffure est limite aussi inoffensif qu’un bar à soubrettes d’Harajuku.

Du même tonneau (ou presque) :

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10 Commentaires

  1. > aussi inoffensif qu’un bar à soubrettes d’Harajuku.
    Mouahahah…

    A part ça et c’est bien l’essentiel qui en ressort, on doit cette péloche au réal’ de « The Family Game », j’en reviens pas. Je tombe des nues. A savoir s’il a réalisé le meilleur film de 83, je sais pas, pas sûr que je rejoins ton affirmation. Le Somai était pas mal quand même, même très bien (Masako Natsume…).

  2.  » A savoir s’il a réalisé le meilleur film de 83, je sais pas, pas sûr que je rejoins ton affirmation. Le Somai était pas mal quand même, même très bien (Masako Natsume…). »

    Allez, un des 5 meilleurs. C’est vrai qu’il y avait le film de Somai (pas encore vu !) ainsi que la Ballade de Narayama d’Imamura et Furyo.

    • Allez, sans trop perdre de temps dans l’exercice un peu vain des tops, graduation de films, toussa, il se place large dans le top 5. Je l’aurai même placé juste derrière la pole position. Tu mentionnes à juste titre l’Imamura et l’Oshima. Une année pas dégueu’ lorsqu’on y pense (et v’là les blazes des réal’). Dans une moindre mesure, on pourrait également parler du Obayashi, loin d’être son meilleur mais p’tit intérêt pour son récit.

  3. Il y a eu Ryûji de Kawashima en 1983, aussi, quand même.
    Oh. Dîtes donc.
    (Ainsi qu’Antartica et le The Geisha de Gosha.)

  4. Clair que j’aurais dû réfléchir avant d’écrire cette phrase, surtout avec Antartica que j’avais déjà chroniqué ici.
    Moins convaincu par le Ryuji par contre. Vu il y a un certain temps il est vrai, faudrait que je le revoie.

  5. Je suis obligé de dégainer Frank pour dire combien cette année ’83 cinématographiquement parlant était géniale…

    I.D. en mode je sirote ma caïpirinha.

  6. Yep ! Faufrait que je pense un jour à me mater le Beautiful Dreamer d’Oshi :

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